Guillaume Peltier a fait « une erreur en jouant une partition en solo », juge Brice Hortefeux
En proposant de créer une Cour spécialisée « sans appel possible » pour enfermer les individus radicalisés, le numéro 2 de LR s’est attiré les foudres de sa propre famille politique. Invité de Public Sénat, l’ancien ministre de l’Intérieur met en garde contre « l’aspiration individuelle des élus à se faire remarquer ».

Guillaume Peltier a fait « une erreur en jouant une partition en solo », juge Brice Hortefeux

En proposant de créer une Cour spécialisée « sans appel possible » pour enfermer les individus radicalisés, le numéro 2 de LR s’est attiré les foudres de sa propre famille politique. Invité de Public Sénat, l’ancien ministre de l’Intérieur met en garde contre « l’aspiration individuelle des élus à se faire remarquer ».
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

« Guillaume Peltier doit être content parce qu’on parle beaucoup de lui », soupire Brice Hortefeux sur le plateau de Public Sénat, ce lundi. Ce week-end, en effet, le numéro 2 des Républicains a créé la polémique en proposant de créer une Cour spécialisée « sans appel possible » pour enfermer les individus radicalisés. Guillaume Peltier a également dit porter « les mêmes convictions » que le maire d’extrême-droite de Béziers, Robert Ménard.

Des déclarations qui ont fait bondir une partie de sa famille politique. Le chef des LR, Christian Jacob, s’est empressé de dénoncer « des prises de position personnelles qui nuisent à tous ». Le député européen, Brice Hortefeux, pointe lui aussi un faux pas : « Je pense que c’est bien que l’on nourrisse des débats mais je pense qu’il y a un temps pour tout donc je pense que c’est une erreur d’avoir joué une partition en solo alors que nous sommes engagés dans un combat collectif ».

Sur le fond de la proposition de Guillaume Peltier, l’ancien ministre de l’Intérieur se dit « plutôt hostile à des juridictions spécifiques […] la possibilité d’appel n’est pas une faiblesse, mais une protection », juge-t-il. Si le débat et la réflexion sont encouragés, Brice Hortefeux estime qu’il ne faut pas que « cela ne parte pas dans tous les sens ».

« La vocation d’une famille politique n’est pas de soustraire mais d’additionner les compétences »

Les propos de Guillaume Peltier ont aussi été perçus comme un nouveau coup de braquet à droite, alors que son parti cherche une place entre LREM et le RN en vue des présidentielles. Cette polémique s’ajoute à d’autres chez Les Républicains qui ne cessent d’afficher leurs divisions (lire ici) « Il faut éviter de tomber dans le piège, l’ambition de LREM et RN est de réduire notre pays à un face-à-face », prévient à ce titre l’ancien ministre de Nicolas Sarkozy.

Malgré cette polémique, Brice Hortefeux n’estime pas que la place de Guillaume Peltier doit être remise en question au sein du parti. « La vocation d’une famille politique n’est pas de soustraire mais d’additionner les compétences et les personnalités et ne pas les opposer », assure le député européen.

Partager cet article

Dans la même thématique

Second round legislative election-Dijon
11min

Politique

Municipales : les points chauds à suivre dimanche pour le premier tour

De Paris, que la gauche tente de conserver face à la droite de Rachida Dati, à Lyon, où les écologistes sont menacés par Jean-Michel Aulas, en passant par Le Havre, où Edouard Philippe joue son avenir, ou encore Nice, où Eric Ciotti et Christian Estrosi se mènent une guerre fratricide, tour d’horizons des principales villes à suivre pour le premier tour des municipales.

Le

Élections municipales 2026 : l’incertitude de l’ampleur du rebond de la participation
5min

Politique

Élections municipales 2026 : l’incertitude sur l’ampleur de la participation

Après une forte abstention lors des dernières élections municipales de 2020, le scrutin de dimanche devrait être marqué par un rebond logique de la participation. L’ampleur du retour des électeurs dans les urnes fait partie des grandes inconnues. Certains instituts rappellent que le déclin de la mobilisation est devenu structurel depuis les années 90.

Le

Iraq France
5min

Politique

Mort d’un soldat français en Irak : le « pouvoir terroriste d’Iran » fait payer à la France son implication militaire dans la région

Une attaque de drones a ciblé une base militaire dans le nord de l’Irak, faisant un mort et six blessés parmi les forces françaises engagées en soutien des Kurdes. Derrière cette frappe menée vraisemblablement par un groupe pro-iranien, les exhortations du régime islamique à faire payer à la France le prix de son soutien militaire dans la région sont en cause. Une énième illustration de la stratégie iranienne de réplique tous azimuts.

Le