1er-Mai à Paris: « 1.000 à 2.000 activistes radicaux » attendus, 7.400 forces de l’ordre déployées annonce Castaner
Plus de 7.400 policiers et gendarmes seront déployés pour sécuriser les manifestations du 1er-Mai à Paris, où "1.000 à 2.000 activistes radicaux...

1er-Mai à Paris: « 1.000 à 2.000 activistes radicaux » attendus, 7.400 forces de l’ordre déployées annonce Castaner

Plus de 7.400 policiers et gendarmes seront déployés pour sécuriser les manifestations du 1er-Mai à Paris, où "1.000 à 2.000 activistes radicaux...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Plus de 7.400 policiers et gendarmes seront déployés pour sécuriser les manifestations du 1er-Mai à Paris, où "1.000 à 2.000 activistes radicaux" sont attendus, après de nombreux appels à transformer Paris en "capitale de l'émeute", a annoncé le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner.

"D'après les informations dont nous disposons, 1.000 à 2.000 activistes radicaux, possiblement renforcés d'individus venant de l'étranger, pourraient tenter de semer le désordre et la violence. Ils devraient être rejoints par plusieurs milliers de ce qu'il convient désormais d'appeler des ultra jaunes, ces +gilets jaunes+ qui se sont peu à peu radicalisés", a déclaré Christophe Castaner lors d'un point presse au ministère de l'Intérieur.

Il a évoqué "quelques dizaines d'activistes radicaux qui pourraient venir de l'étranger", ajoutant qu'il y avait eu "coopération avec les pays voisins" et que "quelques arrêtés individuels" d'interdiction d'entrer sur le territoire français avaient été signés.

Infographie sur les "Black Blocs"
AFP

Plusieurs appels "forts, puissants, répétés" à transformer Paris en "capitale de l'émeute" abondent sur les réseaux sociaux, a rappelé le ministre, ajoutant qu'"un dispositif fort sera mis en place et plus de 7.400 policiers et gendarmes seront mobilisés".

Au total 190 motos circuleront aux alentours des manifestations. Ces motos ne sont pas "des voltigeurs" a insisté le ministre: "c'est un moyen de transport" qui doit permettre aux forces de l'ordre de se déplacer "rapidement", "en aucun cas, elles ne seront utilisées dans la gestion de la manifestation".

Des drones serviront également à sécuriser le défilé, a-t-il précisé.

Des "contrôles préalables" et des "interpellations" ont eu lieu dès mardi matin, a par ailleurs indiqué Christophe Castaner sans vouloir en préciser le nombre.

Il a notamment évoqué le cas d'un homme arrêté mardi matin avec "un sac qui contenait une matraque télescopique, un couteau à cran d'arrêt et des gants coqués" dans le Xe arrondissement de Paris.

Interrogé sur la présence d'observateurs comme a pu l'être Alexandre Benalla en 2018 au côté des forces de l'ordre, et notamment place de la Contrescarpe où une vidéo le montre en train de malmener un couple de manifestants, point de départ de l'affaire éponyme, le préfet de police Didier Lallement a sèchement répondu par la négative : "il n'y a pas d'observateurs à l'heure qu'il est".

"A Rennes, Montpellier, Toulouse ou à Nancy, des éléments radicaux susceptibles de se livrer à des actions violentes ne manqueront pas de tenter de s'infiltrer dans des cortèges syndicaux, nous suivrons ces manifestations avec la plus grande vigilance", a mis en garde le ministre de l'Intérieur.

kap-asl-mdh-mig/epe/bw

Partager cet article

Dans la même thématique

Élections municipales 2026 : l’incertitude de l’ampleur du rebond de la participation
5min

Politique

Élections municipales 2026 : l’incertitude sur l’ampleur de la participation

Après une forte abstention lors des dernières élections municipales de 2020, le scrutin de dimanche devrait être marqué par un rebond logique de la participation. L’ampleur du retour des électeurs dans les urnes fait partie des grandes inconnues. Certains instituts rappellent que le déclin de la mobilisation est devenu structurel depuis les années 90.

Le

Iraq France
5min

Politique

Mort d’un soldat français en Irak : le « pouvoir terroriste d’Iran » fait payer à la France son implication militaire dans la région

Une attaque de drones a ciblé une base militaire dans le nord de l’Irak, faisant un mort et six blessés parmi les forces françaises engagées en soutien des Kurdes. Derrière cette frappe menée vraisemblablement par un groupe pro-iranien, les exhortations du régime islamique à faire payer à la France le prix de son soutien militaire dans la région sont en cause. Une énième illustration de la stratégie iranienne de réplique tous azimuts.

Le