2016 : l’activité du Sénat en infographies
Déchéance de nationalité, état d'urgence, loi Travail, loi Egalité et citoyenneté : les sénateurs ont été fortement mobilisés en 2016. Retour sur les statistiques de leur activité, en infographies.

2016 : l’activité du Sénat en infographies

Déchéance de nationalité, état d'urgence, loi Travail, loi Egalité et citoyenneté : les sénateurs ont été fortement mobilisés en 2016. Retour sur les statistiques de leur activité, en infographies.
Alexandre Poussart

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

A première vue, on pourrait penser que les sénateurs ont mis le pied sur le frein en 2016. Par rapport à 2015, les membres de la Haute Assemblée ont travaillé en moyenne six heures de moins par semaine. “Cette baisse d’activité est plutôt une bonne nouvelle car elle montre que les textes ont été mieux préparés en amont et cela permet d’avoir un débat plus efficace ”, commente Eric Tavernier, directeur général des missions institutionnelles au Sénat.

Un chiffre confirme l’intérêt du bicamérisme dans la fabrication de la loi. Comme en 2015, plus de 60% des amendements apportés par le Sénat ont été ensuite adoptés à l’Assemblée nationale. Le travail des sénateurs apporte donc de nombreuses modifications aux textes de loi.

Quels groupes politiques ont été les plus actifs au Sénat cette année ? Au niveau du nombre d’amendements déposés, le groupe Radical Démocratique Social et Européen (RDSE) semble décrocher la palme. En moyenne chaque sénateur RDSE a déposé près de 400 amendements cette année, selon l’observatoire citoyen nossénateurs.fr. Il faut cependant nuancer ce chiffre par la taille des différentes formations, le groupe RDSE n’étant composé que de 17 sénateurs. Mais à effectif équivalent, les sénateurs RDSE déposent presque deux fois plus d’amendements que leurs collègues communistes et écologistes.

Pour le secrétaire général du groupe communiste, Marc Hainigue, “cette différence s’explique par la volonté des communistes de travailler en séance publique en toute transparence plutôt qu’en déposant des amendements en commission. Nous considérons que la séance est plus propice au débat démocratique.” En effet, les sénateurs communistes réalisent le plus grand nombre d’interventions en séance publique, en moyenne par sénateur, à égalité avec les écologistes.

L’activité sénatoriale sera beaucoup plus faible en 2017 puisqu’elle prendra fin en février pour laisser place à la période électorale.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris Caf Nationale inauguration
8min

Politique

Politique familiale, allocations, crèches : que proposent les candidats à la présidentielle ?

Alors qu’Edouard Philippe met sur la table la création d’une allocation familiale unique de 350 euros, Gabriel Attal se penche sur les familles monoparentales, quand Bruno Retailleau propose un revenu familial de 240 euros par mois dès le premier enfant, et Marine Le Pen la préférence nationale pour les familles françaises candidate à un HLM. L’écologiste Marine Tondelier propose elle un congé d’allaitement choisi et indemnisé. Revue de détails.

Le

Paris : Socialist Party Primary Debate Ahead of France’s 2027 Presidential Election
6min

Politique

Le vote du premier tour de la primaire du PS perturbé par une cyberattaque

Alors que quelque 140 000 électeurs sont invités à exprimer leur préférence pour le premier tour de la primaire organisée à gauche, les opérations de vote sont perturbées depuis l’ouverture du scrutin ce vendredi matin. Les organisateurs font état d’une cyberattaque visant à saturer la plateforme de connexion. Les trois partis à l’origine de cette primaire, dont le Parti socialiste et Place publique, ont saisi la justice.

Le

Paris: Marine Le Pen presentation contre budget
5min

Politique

Préférence nationale : la proposition du RN de taxer l’embauche de travailleurs étrangers inquiète les entrepreneurs

Dans le contre-budget du RN présenté cette semaine par Marine Le Pen et Jordan Bardella, figure une mesure passée relativement inaperçue. Elle vise à taxer l’embauche d’un étranger extra-communautaire de 1 000 euros par an. La mesure a suscité un fort rejet de la part des syndicats patronaux qui rappellent au RN le principe de réalité du marché du travail.

Le