26 mai: « la marée fera des petits », estime Mélenchon, qui dénonce la « désinformation »
Le chef de file de la France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a affirmé dimanche que "la marée fera des petits", tirant un bilan ...

26 mai: « la marée fera des petits », estime Mélenchon, qui dénonce la « désinformation »

Le chef de file de la France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a affirmé dimanche que "la marée fera des petits", tirant un bilan ...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le chef de file de la France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a affirmé dimanche que "la marée fera des petits", tirant un bilan "fécond" de la mobilisation de samedi à l'appel d'une soixantaine d'organisations et fustigeant une "désinformation" du "parti médiatique".

"Le bilan de la marée populaire du 26 mai est fécond", écrit M. Mélenchon sur son blog, où il évoque notamment des cortèges "dans près de 200 villes" qui ont "dans de nombreux cas surpris par leur nombre".

Pour le député des Bouches-du-Rhône, "le goût de ce type de rassemblement politico-social s’est découvert, il ne se perdra pas de sitôt". "Dès les prochains jours, de nouvelles initiatives se préparent. On attend en particulier la suite de l’appel à journée de grève interprofessionnelle unitaire lancé par FO. Un nouveau paysage est de toute façon en cours de construction", ajoute-t-il.

Pour M. Mélenchon, "il n’existe pas d’autre parcours jouable que la construction patiente de cette nouvelle majorité populaire par la formation d’une nouvelle conscience collective" en vue d'un "front populaire", qui est, selon lui, "une autre manière de parler de l'unité du peuple".

L'ancien candidat à la présidentielle fustige par ailleurs "la désinformation" du "parti médiatique" sur l'ampleur de la mobilisation samedi, dont la comparaison "sans vergogne (du) chiffre des seuls manifestants parisiens à ceux de la marche nationale du 5 mai" ou les "chiffres pris pour argent comptant de l’agence macroniste de comptage", en référence au cabinet Occurrence qui travaille pour un collectif de médias, dont l'AFP.

"Macron peut croire ce que dit la télé et ceux qui le servent. Mais la vie et sa vérité sont déjà ailleurs. Là où régnait la sidération il y a peine un an au point qu’il fit passer la réforme du code du travail, règne désormais la rage et le dégoût. Et une claire conscience de ce qui est en cause: non tel ou tel mauvais coup, mais un système. Le dégagisme est la vraie marée populaire de ce moment", écrit en conclusion le chef de file Insoumis.

La "marée populaire" promise pour samedi avait "un petit coefficient de marée", a jugé pour sa part le Premier ministre Edouard Philippe dans une longue interview au JDD, épinglant ceux qui "essayent" de "rejouer dans la rue ce qu’ils ont perdu dans les urnes".

La députée LFI Clémentine Autain a salué sur BFMTV "une mobilisation qui passe un cap formidable", évoquant un rassemblement au "caractère inédit", "des colères qui ont convergé", "des passerelles jetées entre le mouvement social, les forces politiques, le mouvement associatif, le soutien d'intellectuels et d'artistes".

"Nous avons posé des jalons sur lesquels nous allons bâtir les contestations" de la politique du gouvernement, selon Mme Autain, "en colère sur la façon dont les médias présentent les choses".

L'élue a par ailleurs qualifié de "scandale" et de "déni démocratique" des propos samedi du ministre de l'Intérieur Gérard Collomb, selon lequel "si on veut garder demain le droit de manifester, qui est une liberté fondamentale, il faut que les personnes qui veulent exprimer leur opinion puissent s’opposer aux casseurs et ne pas, par leur passivité, être complices de ce qui se passe".

Partager cet article

Dans la même thématique

Documentaire Paris le mystère du palais disparu de Stéphane Jacques
5min

Politique

Paris, le mystère d’un palais disparu

Les promeneurs, touristes ou Parisiens qui déambulent sur le parvis de Notre-Dame, s’imaginent-ils qu’à quelques pas de là se dressait au Moyen Âge, l’une des plus somptueuses résidences d’Europe ? Et surtout, comment, six siècles plus tard, le tout premier palais de nos rois, bâti sur l’île de la Cité, au beau milieu de la capitale, a-t-il pu devenir ce fantôme de l’Histoire ? Dans son documentaire Le mystère du palais disparu, Stéphane Jacques retrace l’enquête menée par un trio de scientifiques spécialistes de la reconstitution numérique.

Le

26 mai: « la marée fera des petits », estime Mélenchon, qui dénonce la « désinformation »
2min

Politique

Mazarine Pingeot sur François Mitterrand : « J'étais insolente avec mon père »

Grandir dans l’ombre du pouvoir oblige à se construire autrement, a fortiori lorsque votre existence relève du secret d’Etat. Mazarine Pingeot, « fille cachée » de François Mitterrand y est parvenue. Auteur d’une vingtaine d’ouvrages, la philosophe publie ces jours-ci Inappropriable (ed. Climats Flammarion), un essai ambitieux sur la relation entre l’homme et l'intelligence artificielle. Invitée de Rebecca Fitoussi dans l’émission Un monde, un regard, elle revient sur une enfance hors du commun.

Le

Illustrations – Reseaux Sociaux – France
5min

Politique

Ingérences électorales : faut-il sanctionner les réseaux sociaux ? 

Après trois opérations de désinformation en quelques jours ciblant des candidats déclarés ou pressentis à l’élection présidentielle, Sébastien Lecornu a rappelé que la lutte contre les ingérences était une priorité. La gauche appelle le gouvernement à en faire plus et à sanctionner les réseaux sociaux participant à la diffusion.

Le

Train retardé : les sénateurs créent une garantie de correspondance, en cas de trajet opéré par plusieurs compagnies
6min

Politique

Harmonisation des titres, garantie de correspondance, ouverture de SNCF Connect : les propositions des sénateurs pour faciliter les trajets en train

Les sénateurs ont rendu public, ce mercredi, leurs propositions pour harmoniser les tarifs et conditions d’achats des billets sur le réseau de trains, alors que les opérateurs sont toujours plus nombreux avec l’ouverture à la concurrence. Des propositions que les rapporteurs ont bon espoir de voir reprises par les députés dans le projet de loi-cadre.

Le