Les Français auront du choix dans les plus de 1 500 communes où sera organisé un second tour pour les élections municipales du 22 mars. Rappelons que pour plus de 33 000 communes, l’élection s’est jouée dès le premier tour. En nous basant sur un fichier de données du ministère de l’Intérieur recensant l’ensemble des candidatures, on constate que le duel sera loin d’être la norme dimanche. On en dénombre exactement 548 communes dans cette situation.
Ce sont bien les triangulaires qui seront la configuration la plus répandue au second tour. On en recense 803. Pas un département n’est épargné par ce mouvement. Plusieurs communes de premier plan au niveau national verront trois listes s’affronter en vue d’obtenir une majorité : Paris, Marseille, Nice, Rennes ou encore Limoges. Le nombre de triangulaires pour ce second tour des municipales 2026 est supérieur celui du second tour en 2020, à savoir 790, mais c’est en dessous de ce qui avait observé en 2014 (986).
Concernant les quadrangulaires, c’est-à-dire les scrutins où s’opposent quatre listes de candidats, on en dénombre 157, réparties dans un peu moins des deux tiers des départements. Quelques exemples : Lille, Rouen, Le Mans, Saint-Étienne, Metz, Quimper, Poitiers ou encore Amiens. Le nombre de quadrangulaires n’est toutefois pas inédit non plus. On relevait 155 il y a six ans, soit un niveau équivalent, et même 207 au second tour des municipales de 2014.
Des quinquangulaires dans des villes de taille variable
Le cru 2026 du second tour des municipales sera marqué aussi par la présence de quinquangulaires, mais dans des proportions bien moindres. La présence de cinq listes reste un cas de figure assez rare qui ne concerne seulement 1 % des seconds tours. Il y en a très exactement 16, dans les villes suivantes : Villeurbanne (Rhône), Mulhouse (Haut-Rhin), Noisy-le-Grand (Seine-Saint-Denis), Castres (Tarn), Châtellerault (Vienne), Fleury-les-Aubrais (Loiret), Les Pennes-Mirabeau (Bouches-du-Rhône), Saint-Jean-de-Védas (Hérault), Plaisir (Yvelines), Noyon (Oise), Coulogne (Pas-de-Calais), Domont (Val-d’Oise), Coutances (Manche), Linas (Essonne), ainsi que les communes de Dumbéa et Koumac en Nouvelle-Calédonie. Le phénomène n’est pas propre aux grandes villes et peut se produire également dans des villes de taille moyenne.
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Le nombre de quinquangulaires est à peu près dans le même ordre de grandeur que lors des deux dernières élections municipales. En 2020, dans 12 communes, cinq listes étaient en présence. Et en 2014, 16 communes étaient concernées par des quinquangulaires.
Pas de sexangulaire, ni de septangulaire
Le nombre de seconds tours où s’affrontent plus de deux listes a toutefois évolué par rapport au résultat du premier tour, sous l’effet des fusions et désistements. À l’issue du premier tour dimanche, le ministère de l’Intérieur comptait 75 duels, 1 058 triangulaires, 338 quadrangulaires, 48 quinquangulaires, cinq sexangulaires. Et même une septangulaire à Saint-Jean-de-Védas (Hérault). Cette dernière n’offrira finalement qu’une quinquangulaire à ses électeurs.
Parmi les 5 097 listes qualifiées pour le second tour, Le Monde a calculé que l’entre-deux-tours a été marqué par 383 fusions et 437 désistements.