3,9 milliards d’euros d’économie pour l’assurance chômage : « C’est totalement irréaliste » assure Laurent Berger
Invité de l’émission « Audition publique » sur Public Sénat et LCP, Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT refuse tout accord d’économies de 3,9 milliards pour l’assurance chômage voulu par le gouvernement.

3,9 milliards d’euros d’économie pour l’assurance chômage : « C’est totalement irréaliste » assure Laurent Berger

Invité de l’émission « Audition publique » sur Public Sénat et LCP, Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT refuse tout accord d’économies de 3,9 milliards pour l’assurance chômage voulu par le gouvernement.
Public Sénat

Par Yann Quercia

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Alors que les négociations sur la réforme de l’assurance chômage ont repris la semaine dernière, le gouvernement souhaite que cette négociation permette de réaliser de 3 à 3,9 milliards d'euros d'économies en trois ans, suscitant l'inquiétude des partenaires sociaux. Laurent Berger estime que le chiffre de 3,9 milliards d’économies est « totalement irréaliste. »

Le secrétaire de la CFDT rappelle qu’un accord avait déjà été trouvé en 2017 : « Je rappelle qu’au moment où il nous demande ça, on a déjà un accord depuis novembre 2017 avec lequel on fait 800 millions d’euros d’économies par an. C’est déjà énorme (…) Il avait dit qu’il toucherait une fois à chaque sujet, pas deux. Un an après il demande de renégocier. 3,8 milliards d’économie c’est irréaliste, sauf à faire très très mal aux demandeurs d’emploi en termes d’indemnisations. Il en est hors de question. »

Laurent Berger souligne les points importants de cette négociation : « On est engagé dans cette négociation et on veut la réussir. Nous voulons maintenir un niveau d’indemnisation pour les demandeurs d’emploi. Nous voulons un niveau d’accompagnement beaucoup plus fort et enfin une responsabilisation des entreprises sur l’utilisation des contrats courts. »

Est-ce que le gouvernement tente de faire échouer cette négociation pour reprendre la main ? Laurent Berger fait un lien avec les crises des gilets jaunes: « S’il le faisait, il faudrait qu’il explique aux demandeurs d’emploi qu’il leur fait mal. Je ne crois pas que ce soit dans le ton de ce qu’il faille faire aujourd’hui. »

Le syndicaliste conclut en rappelant l’important d’un accord pour notre système d’assurance chômage « empêche de faire plonger un tas de gens dans la pauvreté. »

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