3e confinement : « On prendra nos décisions sur la base de données scientifiques » répond Marc Fesneau
Le ministre chargé des Relations avec le Parlement, Marc Fesneau, invité d’Audition publique, s’est exprimé sur l’évolution de la situation sanitaire, et sur l’hypothèse ou non d’un nouveau confinement de la population.

3e confinement : « On prendra nos décisions sur la base de données scientifiques » répond Marc Fesneau

Le ministre chargé des Relations avec le Parlement, Marc Fesneau, invité d’Audition publique, s’est exprimé sur l’évolution de la situation sanitaire, et sur l’hypothèse ou non d’un nouveau confinement de la population.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Le Premier ministre a échangé ce lundi matin avec les présidents de groupes parlementaires. Il leur a confirmé que le Parlement sera amené à se prononcer sur une prorogation de l’état d’urgence sanitaire du 16 février au 1er juin (relire notre article). Le projet de loi va arriver rapidement dans les deux assemblées. A quoi faut-il s’attendre désormais ? Invité d’Audition publique, sur les chaînes parlementaires, le ministre chargé des Relations avec le Parlement, Marc Fesneau, a expliqué ce 11 janvier que le variant du covid-19 identifié au Royaume-Uni, « très contagieux », avait fait naître une « inquiétude doublée ».

Il a annoncé que les résultats du séquençage génétique réalisé sur des tests de la semaine dernière, afin d’estimer le niveau de circulation du variant britannique, seraient connus entre « ce soir et jeudi ». Est-ce que façon de préparer le pays un nouveau confinement ? « On n’a rien à préparer. Ce qu’on a à préparer c’est à faire face à ce virus qui se joue de nous », a assuré le ministre. « Et le Premier ministre annoncera éventuellement les mesures complémentaires qu’il faudra prendre », a-t-il enchaîné, en référence à la conférence de presse du 14 janvier. Et de marteler que le gouvernement prendra ses « décisions sur la base de données scientifiques ».

Prorogation de l’état d’urgence : « la raison devrait l’emporter »

Pour le ministre des Relations avec le Parlement, ce nouveau projet de loi prorogeant l’état d’urgence sanitaire, et donc la possibilité de réactiver un confinement, ne devrait pas poser de problème au Parlement, contrairement à un autre projet de loi, qui avait provoqué un tollé en décembre chez les oppositions. Ce dernier prévoyait de garantir un cadre pérenne pour les futures crises sanitaires. Face à une simple prorogation, « J’ai le sentiment que la raison devrait l’emporter », s’est rassuré Marc Fesneau. Et d’ajouter : « Je me vois mal, nous gouvernement et même d’autres, aller devant les Français pour leur dire qu’on n’a plus d’outils pour lutter contre la pandémie. »

Interrogé sur le rythme de la campagne vaccinale et les critiques qui en découlent, le ministre a fait de la stabilité, le maître mot. « On voit bien qu’il y a une accélération, en même temps on est dans les temps qui sont imposés par l’ordre qu’on a choisi […] On a déterminé une stratégie, on ne change pas de stratégie en cours de route », a-t-il répondu.

Partager cet article

Dans la même thématique

FRA – ASSEMBLEE – QUESTIONS AU GOUVERNEMENT
5min

Politique

IA : la France débloque 655 millions d’euros pour accélérer sa souveraineté numérique

À la veille de l’ouverture du salon VivaTech à Paris, le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé un investissement supplémentaire de 655 millions d’euros dans l’intelligence artificielle. Au-delà du soutien à la recherche et aux infrastructures, le gouvernement entend faire de l’IA un levier de modernisation de l’État tout en renforçant l’indépendance technologique de la France face aux géants américains.

Le

PSG Victory Celebration Champions League Paris
7min

Politique

Violences après la victoire du PSG : pourquoi l’idée du gouvernement d’instaurer un principe « casseur/payeur » risque d’être censurée par le Conseil constitutionnel ?

Après les violences et dégradations commises en marge de la victoire du PSG en Ligue des champions, le gouvernement va présenter un projet de loi « visant à faire assumer directement aux auteurs, le coût des déclarations commises dans l’espace public ». Un principe du « casseur-payeur » déjà inscrit dans le texte « anti casseurs » de Bruno Retailleau avant d’être modifié avant son adoption finale en raison d’un risque d’inconstitutionnalité.

Le