Sénatoriales 2023 : renforcés, les communistes conservent leur groupe

Les trois-quarts des sénateurs du groupe communiste étaient renouvelables ce dimanche 24 septembre. Les élus, qui craignaient perdre leur groupe à la Chambre haute, ont réussi à glaner quelques sièges supplémentaires.
Romain David

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Les sénateurs communistes peuvent souffler :  le groupe CRCE au sein de la chambre haute est sauf. Celui-ci sort même légèrement renforcé de ces sénatoriales, passant de 15 à 17 élus. L’enjeu était de taille puisque pas moins de 11 sièges détenus par les communistes étaient concernés par les sénatoriales de ce dimanche, soit un peu plus de 73% de leurs effectifs. Pour rappel : les 348 sièges du Sénat sont renouvelés par moitié tous les 3 ans, et il faut au moins 10 élus pour former un groupe (contre 15 à l’Assemblée nationale).

Autre difficulté : plusieurs figures du parti avaient fait le choix de ne pas se représenter, comme la sénatrice de Seine-Saint-Denis Eliane Assassi, actuelle présidente du groupe, la sénatrice du Val-de-Marne Laurence Cohen, rapporteure de la commission d’enquête sur les pénuries de médicaments, ou encore le sénateur de Paris Pierre Laurent, ancien secrétaire national du PCF.

Les élus reconduits

Plusieurs sortants ont sauvé leur place, comme Éric Bocquet dans le Nord, Cathy Apourceau-Poly dans le Pas-de-Calais, Pascal Savoldelli dans le Val-de-Marne, ou encore Fabien Gay en Seine-Saint-Denis. Pierre Ouzoulias a été réélu dans les Hauts-de-Seine, une circonscription largement acquise à la droite.

Nouveaux visages

 

Porte-parole du PCF, Ian Brossat, en troisième position sur la liste parisienne de la gauche, récupère le siège de Pierre Laurent et fait son entrée au Sénat. Le parti décroche un nouveau sénateur en Meurthe-et-Moselle avec Silvana Silvani. Elue sur une liste divers gauche à la Réunion, Evelyn Corbière Naminzo devrait siéger avec les communistes, annonce le compte du groupe CRCE sur X (anciennement Twitter).

La constitution d’un groupe permet à une famille politique de renforcer son influence au Sénat, dans la mesure ou l’attribution des postes clefs et la réparation des temps de parole dans les débats se font en fonction du poids des groupes politiques. Par ailleurs, chaque groupe dispose d’une niche parlementaire, lors de laquelle il peut mettre à l’ordre du jour une proposition de loi de son choix ou initier l’ouverture d’une commission d’enquête parlementaire.

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