49-3 : « Si c’est une condition nécessaire pour avoir un budget, allons-y ! » estime Yannick Jadot

L’ancien candidat à la présidentielle des Écologistes ne soutient pas la candidature de Marine Tondelier à une éventuelle primaire. Yannick Jadot appelle les députés écologistes à négocier les conditions d’une non-censure en cas de recours au 49-3 par le gouvernement et à ne pas voter les motions de censure déposées par LFI et le RN.
Louis Mollier-Sabet

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Alors que la secrétaire nationale de son parti a déclaré sa candidature à une éventuelle primaire en vue de la présidentielle 2027, Yannick Jadot « ne soutient pas » cette stratégie. « Cette primaire du NPA à François Hollande n’existe pas. Les différences entre Jean-Luc Mélenchon et Raphaël Glucksmann, ce ne sont pas des problèmes d’ego, ce sont des divergences politiques. Il faut qu’on arrête le cirque : Jean-Luc Mélenchon sera candidat avec ses idées », estime le sénateur écologiste de Paris.

Face à lui, Yannick Jadot ne veut pas que les écologistes deviennent « le psychothérapeute de couple entre les Insoumis et les socialistes », ce qui équivaudrait à une « disparition du paysage politique. » Et l’ancien candidat à la présidentielle de conclure : « Marine Tondelier a plein de qualités, mais cette stratégie de disparition de l’écologie politique au profit d’un rôle d’animateur de la gauche, ça ne me convient pas du tout. Je n’exclus aucune option, mais je ne laisserai pas l’écologie politique disparaître du paysage en 2027. »

Motion de censure : « Il ne faut pas la voter »

Au Parlement, le sénateur « pense qu’il ne faut pas voter » les motions de censure déposées par le RN et LFI à propos du Mercosur, alors que les députés écologistes se réunissent ce lundi pour arrêter une position. « On a suffisamment de sujets très lourds, il faut arrêter les diversions. Je pense qu’il ne faut pas la voter », précise-t-il. Le sénateur écologiste, qui a soutenu l’abandon du 49-3 “pour relancer le parlementarisme » estime dans les conditions actuelles que si le 49-3 est « une condition nécessaire » à l’adoption d’un budget, il ne faut pas l’exclure.

« Le parlementarisme ne fonctionne pas avec 2 500 amendements par texte, il faut des accords sur les équilibres, c’est ce qu’on a à peu près réussi à faire pour le budget de la Sécu, c’est incontestablement plus compliqué pour le budget de l’Etat. J’aimerais que les écologistes discutent des conditions d’une non-censure [après un éventuel 49-3]”, détaille Yannick Jadot, qui ne croit pas à une issue comparable au budget de la Sécurité sociale, que la majorité du groupe écologiste avait finalement voté. « Sur le budget ce n’est pas possible de s’abstenir. On part de la copie du Sénat qui est absolument radicalisée, tout ce qu’on avait gagné en fiscalité à l’Assemblée a été raboté par le Sénat pour faire des économies sur les plus fragiles. »

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