Nouvelle-Calédonie : Emmanuel Macron se rend sur place pour installer « une mission »
A l’issue du Conseil des ministres, la porte-parole du gouvernement, Prisca Thevenot a annoncé le départ, ce soir, d’Emmanuel Macron en Nouvelle-Calédonie pour y installer « une mission ».
« Il a été annoncé par le président de la République, en Conseil des ministres qu’il se rendra sur place (en Nouvelle-Calédonie). Il partira sur place dès ce soir pour y installer une mission », a affirmé Prisca Thevenot, ce mardi à la sortie du Conseil des ministres.
Vendredi dernier, reçus par le Premier ministre, les présidents de l’Assemblée et du Sénat, Yaël Braun-Pivet et Gérard Larcher, et les groupes politiques avaient plaidé pour la mise en place d’une mission de dialogue.
La porte-parole de la mission n’a pas donné de précision sur les contours de cette mission se bornant a rappelé que « l’exécutif poursuivait la construction d’une solution politique pour le territoire » qui, depuis une semaine, fait face à des violences liées à la révision constitutionnelle sur le dégel du corps électoral aux élections provinciales, examinée au Parlement. Un dégel rejeté par les indépendantistes qui y voient une dilution du peuple Kanak au sein des institutions calédoniennes.
Prisca Thevenot n’a pas donné non plus d’indications sur un possible changement de calendrier. La confirmation de la révision constitutionnelle par le Parlement réuni en Congrès à Versailles est prévue d’ici la fin du mois de juin.
La chroniqueuse prorusse Xenia Fedorova, ancienne patronne de la chaîne d'État russe RT en France et accusée d'être la voix du Kremlin dans des médias français, s'est vu remettre mercredi un arrêté ministériel d'expulsion, a indiqué à l'AFP la place Beauvau, confirmant une information de Libération. Selon l’AFP, cette dernière va “immédiatement former un recours” contre cet arrêté d’expulsion.
Après l’adoption de la loi sur la fin de vie par le Parlement et les multiples saisines du conseil constitutionnel, les sénateurs socialistes ont adressé leurs observations juridiques au Conseil constitutionnel. A travers leurs arguments, les sénateurs défendent le texte tel qu’il est sorti de la navette parlementaire et son respect des droits fondamentaux.
Mardi 28 juillet, dans un contexte d’incertitude autour du détroit d’Ormuz, Sébastien Lecornu a annoncé la prolongation du dispositif d’aide aux « grands rouleurs ».
C’est un chapitre méconnu de l’histoire de France : la politique menée par Michel Debré à La Réunion entre 1963 et 1988. Pendant vingt-cinq ans, l’ancien Premier ministre du général de Gaulle mettra tout en œuvre pour contenir les velléités autonomistes qui traversent l’île, notamment celles portées par les communistes réunionnais. Traumatisé par l’indépendance de l’Algérie, inquiet de la montée des mouvements anticoloniaux et frappé par la misère qui touche alors une grande partie de la population, il engage une politique volontariste de modernisation fondée sur de grands travaux, des investissements massifs mais aussi des mesures beaucoup plus contestées, comme le transfert de milliers de mineurs vers la métropole. Cette période complexe et controversée de l’histoire réunionnaise est au cœur du documentaire d’Alice Cohen, "Michel Debré et La Réunion", dérives d’une ambition républicaine à voir cet été sur Public Sénat.