5 décembre: Retailleau (LR) veut un « service minimum garanti »
Le groupe Les Républicains va déposer au Sénat une proposition de loi créant "le droit aux transports publics garanti", d'ici au...

5 décembre: Retailleau (LR) veut un « service minimum garanti »

Le groupe Les Républicains va déposer au Sénat une proposition de loi créant "le droit aux transports publics garanti", d'ici au...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le groupe Les Républicains va déposer au Sénat une proposition de loi créant "le droit aux transports publics garanti", d'ici au 5 décembre, date de la journée de grève interprofessionnelle contre la réforme des retraites, annonce Bruno Retailleau dans un entretien au Journal du Dimanche.

"Nous devons instaurer un service minimum garanti", assure le président du groupe LR, qui suggère qu'"en cas de grève, l'entreprise (puisse) se tourner d’abord vers les non-grévistes". Et "en cas de mouvement massif", "comme c'est déjà le cas pour les personnels hospitaliers ou les pompiers par exemple", l'élu recommande "la réquisition de personnels grévistes".

"Le principe de continuité des services publics a une valeur constitutionnelle et il n’est clairement pas respecté aujourd’hui dans les transports", estime Bruno Retailleau, qui souhaite "instaurer une obligation" pour ces entreprises "de garantir un tiers du trafic quotidien aux heures de pointes, c'est-à-dire le matin et le soir".

"Il y a une nouvelle donne que nous devons prendre en compte, (celle) des transports publics (qui) n’ont plus le même poids qu’hier. Ce sont désormais des millions de Français qui les utilisent au quotidien", justifie l'élu. "Et il y a un enjeu écologique, aussi", ajoute le sénateur.

Interrogé sur la loi instaurée en 2007 sous la présidence de Nicolas Sarkozy, qui oblige le personnel gréviste à informer sa direction 48 heures à l'avance, Bruno Retailleau juge que "c'est un progrès, mais cela n'a rien d’un service minimum garanti".

Partager cet article

Dans la même thématique

kanner ok 3
12min

Politique

« Ces accords ne nous grandissent pas » : Patrick Kanner « dubitatif » face aux alliances PS/LFI pour les municipales

Les fusions de listes entre PS et LFI pour les municipales passent mal chez certains socialistes, à l’image de Patrick Kanner, président du groupe PS du Sénat, « dubitatif sur l’intérêt de ces accords ». Il pointe le non-respect des conditions fixées avant d’éventuelles alliances avec les insoumis. « Je ne comprends pas Olivier Faure, qui devrait être là pour mettre en œuvre la résolution du bureau national », affirme l’ancien ministre.

Le

Municipales: Christian Estrosi et Eric Ciotti attaque et contre-attaque pour la Mairie de Nice
7min

Politique

Municipales dans les Alpes-Maritimes : pourquoi la chute des bastions LR pourrait favoriser un groupe d’extrême droite au Sénat

En cas de victoire d’Éric Ciotti dimanche prochain à Nice, LR risque de perdre une partie des grands électeurs qui voteront aux sénatoriales de septembre dans les Alpes-Maritimes. Ce séisme local offre une opportunité inédite à l'extrême droite : obtenir assez d'élus en septembre prochain pour constituer un groupe parlementaire au Palais du Luxembourg, une première sous la Vème République.

Le