Le gouvernement va saisir l'agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) après la publication d'un rapport scientifique, commandé par le WWF, montrant qu'un individu ingère jusqu'à 5 grammes de plastique par semaine, soit le poids d'une carte de crédit.
"J'ai saisi l'Anses pour qu'elle lance une étude détaillée approfondie pour savoir clairement ce qu'il en est pour les Français", a annoncé jeudi la secrétaire d'Etat à la Transition écologique Brune Poirson sur RMC.
"Je veux fonder tout mon travail sur la science, je ne sais pas si cette étude est vraie, pas vraie, a tort...", a-t-elle dit. "Mais aussi, il faut transformer nos modes de production et consommation. On consomme toujours plus de ressources naturelles pour consommer des produits qu'on consomme toujours moins... On veut transformer ça".
Une personne ingère cinq grammes de plastique chaque semaine, selon un rapport de l'Université de Newcastle pour le WWF
AFP
L'analyse produite par l'université de Newcastle (Australie), publiée mardi, se base sur 52 études, qui montrent notamment qu'un humain ingère et inhale chaque année des dizaines de milliers de micro-particules de plastique. A partir de là, ces scientifiques en ont évalué le poids, pour aboutir à quelque 250 grammes annuellement, la masse d'une carte de crédit chaque semaine. L'impact du phénomène sur la santé humaine reste encore à préciser.
À la veille de l’ouverture du Festival de Cannes, une tribune signée par près de 600 professionnels du cinéma dénonce l’extension de l’influence de Vincent Bolloré dans le septième art. L’entrée de Canal+ au capital d’UGC ravive les craintes autour de la concentration des médias et d’une possible emprise idéologique sur la création culturelle française.
Après avoir supprimé lundi, l’article 2, clé de voûte de la proposition de loi sur l’aide à mourir, le Sénat a rejeté l’ensemble du texte, en adoptant des amendements de suppression sur l’ensemble des articles. A gauche comme à droite, chacun s’est renvoyé la responsabilité de ce « sabordage ».
Invitée de notre matinale, Clémentine Autain a lancé un ultimatum au Parti socialiste, et appelle le PS à « trancher » sur sa participation ou non à la primaire de la gauche « non-mélenchoniste. » Si la primaire ne se tient pas, la cofondatrice du parti l’Après n’entend pas être « la candidate de la division » et n’exclut « aucune hypothèse », même un ralliement à Jean-Luc Mélenchon.
En quittant la direction du PS, Boris Vallaud espère créer un « sursaut ». Le président du groupe PS de l’Assemblée veut mettre « la nouvelle gauche plurielle », soit toutes les forces de gauche, hors LFI, autour de la même table pour trouver « un contrat de gouvernement », avant l’incarnation. « On ne comprend absolument pas le sens de sa démarche, si ce n’est exister », rétorque un lieutenant d’Olivier Faure, qui entend rester premier secrétaire.