Le gouvernement va saisir l'agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) après la publication d'un rapport scientifique, commandé par le WWF, montrant qu'un individu ingère jusqu'à 5 grammes de plastique par semaine, soit le poids d'une carte de crédit.
"J'ai saisi l'Anses pour qu'elle lance une étude détaillée approfondie pour savoir clairement ce qu'il en est pour les Français", a annoncé jeudi la secrétaire d'Etat à la Transition écologique Brune Poirson sur RMC.
"Je veux fonder tout mon travail sur la science, je ne sais pas si cette étude est vraie, pas vraie, a tort...", a-t-elle dit. "Mais aussi, il faut transformer nos modes de production et consommation. On consomme toujours plus de ressources naturelles pour consommer des produits qu'on consomme toujours moins... On veut transformer ça".
Une personne ingère cinq grammes de plastique chaque semaine, selon un rapport de l'Université de Newcastle pour le WWF
AFP
L'analyse produite par l'université de Newcastle (Australie), publiée mardi, se base sur 52 études, qui montrent notamment qu'un humain ingère et inhale chaque année des dizaines de milliers de micro-particules de plastique. A partir de là, ces scientifiques en ont évalué le poids, pour aboutir à quelque 250 grammes annuellement, la masse d'une carte de crédit chaque semaine. L'impact du phénomène sur la santé humaine reste encore à préciser.
L’interruption samedi à Grenoble d’un concert de la DJ, Barbara Butch, par des manifestants pro-palestiniens et insoumis a conduit à la condamnation unanime des responsables politiques de tous bords y compris des élus de gauche qui appellent à une condamnation claire de cette action de part de la direction nationale de LFI.
Après son audition au Sénat, François-Noël Buffet deviendra le prochain Défenseur des droits. Les parlementaires ont entériné la candidature du sénateur du Rhône à 43 voix contre 39.
Après un vote tumultueux à l’Assemblée nationale, qui a vu les soutiens du gouvernement se fracturer autour de la question des pesticides, le projet de loi d’urgence agricole est soumis à un dernier vote du Sénat ce mardi. Son adoption définitive pourrait pousser la ministre de la Transition écologique vers la sortie.
C’est un chapitre méconnu de l’histoire de France : la politique menée par Michel Debré à La Réunion entre 1963 et 1988. Pendant vingt-cinq ans, l’ancien Premier ministre du général de Gaulle mettra tout en œuvre pour contenir les velléités autonomistes qui traversent l’île, notamment celles portées par les communistes réunionnais. Traumatisé par l’indépendance de l’Algérie, inquiet de la montée des mouvements anticoloniaux et frappé par la misère qui touche alors une grande partie de la population, il engage une politique volontariste de modernisation fondée sur de grands travaux, des investissements massifs mais aussi des mesures beaucoup plus contestées, comme le transfert de milliers de mineurs vers la métropole. Cette période complexe et controversée de l’histoire réunionnaise est au cœur du documentaire d’Alice Cohen, "Michel Debré et La Réunion", dérives d’une ambition républicaine à voir cet été sur Public Sénat.