Roumanie, la société se révolte contre la corruption
Souvent brocardée pour sa corruption, la Roumanie, avec l’aide de l’Union européenne s’est aussi engagée dans un vaste plan de lutte contre ce fléau. Les centaines de milliers de citoyens qui ont manifesté dans les rues de Bucarest contre un projet d’amnistie gouvernemental, début février, prouvent que ce pays de l’ex-bloc soviétique est en pleine mutation.

Roumanie, la société se révolte contre la corruption

Souvent brocardée pour sa corruption, la Roumanie, avec l’aide de l’Union européenne s’est aussi engagée dans un vaste plan de lutte contre ce fléau. Les centaines de milliers de citoyens qui ont manifesté dans les rues de Bucarest contre un projet d’amnistie gouvernemental, début février, prouvent que ce pays de l’ex-bloc soviétique est en pleine mutation.
Public Sénat

Par Béatrix Moreau, Pierre Bonte Joseph

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« A l’hôpital, à la mairie ou au poste de police, tout s’obtient encore en échange de quelques billets, d’une bouteille ou une boite de chocolat ». Pour Ruxandra Medrea Annonier, la réalisatrice du film « Roumanie, le Grand Ménage », la corruption reste très présente dans le quotidien des Roumains : « Un héritage de l’ère soviétique, où dans une société de pénurie tout se négociait ».

Mais la documentariste a voulu monter autre chose de son pays. Une révolution silencieuse : le pays est devenu un modèle dans la lutte contre la corruption. Fait rare elle a obtenu l’autorisation de filmer à la Direction nationale contre la corruption, un parquet indépendant et spécialisé à l’origine d’une centaine de condamnations. Ces procureurs sont un « symbole d’intégrité », « un signe d’espoir » pour la société roumaine en « quête de normalité » selon Ruxandra Medrea Annonier.

Le combat des citoyens

La réalisatrice est aussi partie à la rencontre des associations et des ONG engagées au quotidien dans la lutte contre la corruption. Ces acteurs ont-ils le pouvoir de transformer en profondeur la société ? En tout cas, Ruxandra Medrea estime qu’aujourd’hui « on ne peut plus faire n’importe quoi », et les récentes mobilisations semblent lui donner raison.

 

« Roumanie, le grand ménage » sera diffusé le samedi 18 février à 23h20, le dimanche 19 février à 10h20 et 18h, et le samedi 11 mars à 14h.

Partager cet article

Dans la même thématique

Iran Israel Usa : U.S. and Israeli Forces Strike Tehran as Part of Major Military Offensive
7min

Politique

Iran : « Les institutions iraniennes peuvent continuer de fonctionner quand bien même leurs dirigeants seraient éliminés »

Après la confirmation de la mort du guide suprême ce dimanche 1er mars, l’Iran rentre dans l’après-Khamenei. Que prévoient les institutions iraniennes pour remplacer le guide suprême ? Le régime peut-il tenir après avoir perdu son chef ? Qui pourrait émerger pour le remplacer ? La chercheuse Amélie M. Chelly, auteure de Iran : autopsie du chiisme politique (Ed. du Cerf), répond à nos questions.

Le

President Donald Trump Returns to the White House, Washington, District of Columbia, United States – 01 Mar 2026
8min

Politique

Guerre en Iran : comment Donald Trump peut-il justifier l’intervention auprès des Américains ?

En participant aux côtés de Israel à l’opération militaire en Iran, Donald Trump pourrait déconcerter son électorat qui a voté pour la promesse de la fin des guerres américaines au Moyen-Orient, coûteuses en hommes et en deniers publics. Depuis le début des frappes samedi matin, le président américain et son administration peinent à justifier cette opération tout en n’excluant pas l’envoi de troupes au sol. Rédhibitoire pour une bonne partie de la population américaine.

Le

Roumanie, la société se révolte contre la corruption
3min

Politique

Guerre en Iran : « La France est en guerre depuis ce matin », estime le général Vincent Desportes

Dans un contexte de contagion de la guerre à l’ensemble du Moyen-Orient après l’intervention israélo-américaine en Iran, la France a annoncé mener « des actions défensives proportionnées. » Une position qui implique de « prendre part » à cette guerre, explique le général Vincent Desportes, qui a aussi rappelé que les intérêts politiques et économiques poursuivis par Donald Trump dans cette intervention.

Le