61 associations et ONG appellent à « protéger les valeurs » de la République
"Ne restons pas spectateurs, protégeons nos valeurs", exhortent 61 associations et ONG dans un appel aux électeurs à se mobiliser...

61 associations et ONG appellent à « protéger les valeurs » de la République

"Ne restons pas spectateurs, protégeons nos valeurs", exhortent 61 associations et ONG dans un appel aux électeurs à se mobiliser...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

"Ne restons pas spectateurs, protégeons nos valeurs", exhortent 61 associations et ONG dans un appel aux électeurs à se mobiliser "face à celles et ceux qui prônent le rejet de l'autre et le repli sur soi", publié par le Journal du dimanche.

"A la veille de cette élection aux enjeux majeurs, nous, organisations de la société civile, souhaitons lancer un cri d'alarme pour défendre les valeurs qui nous animent et qui constituent le socle de la société dans laquelle nous voulons vivre", écrivent ces associations, sans jamais citer la candidate FN Marine Le Pen, qui affrontera Emmanuel Macron (En Marche!) au second tour de la présidentielle.

"Ces valeurs sont celles de notre devise nationale: la liberté – de critiquer, de manifester, de penser autrement, de proposer des alternatives – ; l'égalité – bien réelle entre toutes et tous, face à l'emploi, aux aides sociales, à l'accès aux soins et au socle de droits -; et la fraternité – c'est-à-dire la générosité et l'humanité envers tous comme le respect de notre environnement partagé", poursuivent les signataires, parmi lesquels la Fondation Abbé Pierre, Aides, Planning familial, France Terre d'Asile ou encore SOS Racisme.

"Avec l'expérience des dernières décennies, la tentation est forte de considérer que nos combats ne se gagneront pas par le vote, qu'il n'y a pas grand-chose à attendre de ce qui sortira des urnes. Pourtant, si le meilleur n'est pas forcément garanti, le pire reste malheureusement possible", préviennent ces associations et ONG, dont les actions vont de l'aide aux plus démunis ou aux migrants à la défense de l'environnement, en passant par le féminisme.

Et d'insister: "Le pire, ce sont nos valeurs mises à sac. Le pire, c'est une remise en cause des droits qui ne seraient pas les mêmes pour tou(te)s, de la solidarité qui ne s'appliquerait pas à tout le monde et, pour garantir notre sécurité, le renoncement à nos libertés et l'affaiblissement de notre démocratie".

"Nous ne pouvons pas rester spectateurs", concluent-elles. "Mobilisons-nous face à celles et ceux qui prônent le rejet de l'autre et le repli sur soi".

Partager cet article

Dans la même thématique

Déclaration de politique générale et avenir de la Nouvelle Calédonie en séance au Sénat ce 15 octobre
8min

Politique

« Ça fait 135 ans qu’on résiste ! » : pour les sénatoriales, le groupe RDSE vise « la stabilité, voire gagner un petit peu »

Plus vieux groupe de l’histoire du Parlement, le RDSE voit la moitié de ses 16 sièges remis en jeu lors du scrutin de septembre. Mais sa présidente, la sénatrice PRG Maryse Carrère, est confiante. Fort de « ce poids de l’histoire », le groupe, qui mêle radicaux de gauche et de droite, espère la stabilité voire quelques bonnes surprises.

Le

Marseille: Ilustration of a lawyer and judge
5min

Politique

Affaire Lyhanna : face aux critiques des politiques, avocats et magistrats élargissent la thématique de la journée « Justice morte » au manque de moyens

Le pré-rapport de l'inspection générale de la justice et de la gendarmerie sur les failles dans une enquête pour viols visant Jérôme Barella, le principal suspect du meurtre de la jeune Lyhanna, a conduit à une première sanction visant une magistrate d'Auch. Alors que se prépare « une journée Justice morte » lundi 29 juin, le président du Sénat, Gérard Larcher, s'est dit « choqué » par une « réponse » de l'institution judiciaire qu'il juge « corporatiste ». Cette journée n'avait pourtant, à l'origine, rien à voir avec l'affaire Lyhanna.

Le

Info Public Sénat. Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat
5min

Politique

[Info Public Sénat] Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat

Selon nos informations, le gouvernement va retirer le projet de loi « État local » de l’ordre du jour du Sénat. Ces dernières heures, plusieurs groupes du Sénat et les élus locaux, dont l’influente association des maires de France (AMF), dénonçaient les dispositions recentralisatrices de ce texte. Par ricochet, le gouvernement avance l’examen du projet de loi logement.

Le

Elections Municipales depouillement bureau de vote a Nice
8min

Politique

Explosion des micro-partis, formations dans le rouge, aides publiques et surprises… Ce que révèle le rapport de la commission des comptes de campagne

Le rapport 2025 de la CNCCFP, qui porte sur l’année 2024, montre une inflation du nombre de partis, avec 635 mouvements recensés, en vue des municipales et de la présidentielle. Le total des aides publiques s’élève à 66 millions d’euros cette année-là. Le niveau de richesse d’un parti à l’autre varie, avec quelques surprises…

Le