À Aubervilliers, l’anticapitaliste Poutou se pose en candidat de l’avenir devant beaucoup de jeunes
A quatre jours de l'élection présidentielle, Philippe Poutou s'est posé en candidat de l'avenir lors de son dernier grand meeting...

À Aubervilliers, l’anticapitaliste Poutou se pose en candidat de l’avenir devant beaucoup de jeunes

A quatre jours de l'élection présidentielle, Philippe Poutou s'est posé en candidat de l'avenir lors de son dernier grand meeting...
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A quatre jours de l'élection présidentielle, Philippe Poutou s'est posé en candidat de l'avenir lors de son dernier grand meeting à Aubervilliers mercredi soir, partageant ses idées anticapitalistes avec un public jeune.

La salle de 2.000 places n'a pas fait le plein, mais environ un millier de sympathisants avaient fait le déplacement pour la plupart des jeunes, séduits par la campagne et la personnalité du candidat du Nouveau parti anticapitaliste.

"Il parle avec son cœur", argumente Nina, étudiante de 21 ans venue "par curiosité". "C'est une vraie personne, pas comme les autres guignols", ajoute-t-elle, devant ses amis Camille et Paul. Aucun des trois ne votera pour Philippe Poutou mais tous saluent "un personnage sympathique".

Le candidat du NPA a notamment forgé son image avec son intervention au débat télévisé le 4 avril, lorsqu'il a souligné son absence "d'immunité ouvrière" face à M. Fillon et Mme Le Pen, qui profitent "d'une immunité parlementaire". Un coup d'éclat remarqué par plusieurs jeunes présents à Aubervilliers : "C'était rigolo", selon Christophe, élève avocat de 24 ans. "Ça m'a fait du bien", renchérit son amie Marina, 27 ans.

Pourtant, "je fais des punchlines sans vouloir en faire", assure M. Poutou devant les journalistes, parlant de "buzz médiatique":

"Mais je le redis, Fillon a volé dans les caisse de l’État", martèle cet ouvrier de Ford.

Ses partisans se mettent à chanter: "Rends l'argent, rends l'argent!".

A quatre jours du premier tour, Philippe Poutou a également raillé "la jeunesse" d'Emmanuel Macron, candidat d'En Marche!: "Macron peut-être, mais tout ce qu'il y a autour...", "anti-système, tu parles."

Quant à Jean-Luc Mélenchon, le candidat trotskiste martèle qu'"il ne représente pas la gauche de combat anticapitaliste" et qu'"il faut choisir son vote utile: il y a onze candidats, donc onze votes utiles."

Et tous les spectateurs d'applaudir leur favori. "Il incarne la colère de toute une génération", salue une jeune militante, Elsa Marcel.

Dans la salle, où la moitié des personnes ont trente ans ou moins, plusieurs critiquent "la condescendance" dont M. Poutou a été victime par "quelques journalistes", allusion notamment à Laurent Ruquier.

"Ils se moquent de lui parce que c'est un candidat différent", se plaint Benjamin, jeune en recherche d'emploi. A la différence des premiers interviewés, il se dit "certain de voter Poutou" au premier tour de la présidentielle dimanche.

Le candidat NPA, qui avait obtenu 1,15% des suffrages en 2012, est crédité de 1,5% des intentions de vote dans les sondages.

 

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