A Bruxelles, Macron se défend d’être un « eurobéat »
Le président français Emmanuel Macron, qui s'est toujours revendiqué comme un Européen convaincu, s'est défendu d'être un ...

A Bruxelles, Macron se défend d’être un « eurobéat »

Le président français Emmanuel Macron, qui s'est toujours revendiqué comme un Européen convaincu, s'est défendu d'être un ...
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Le président français Emmanuel Macron, qui s'est toujours revendiqué comme un Européen convaincu, s'est défendu d'être un "eurobéat" lors de sa première visite présidentielle à Bruxelles.

"Je vous le confirme, vous aurez un allié sur tout ce qui rend plus forte l'Europe, sur tout ce qui la rend plus intelligible pour nos concitoyens", a déclaré le nouveau chef de l'Etat français lors d'un point de presse au côté du président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker.

"Je suis favorable à l'Europe, cela ne veut pas dire que je suis eurobéat", a-t-il toutefois nuancé, en répondant à une question sur la directive européenne sur les travailleurs détachés, dont la France demande avec insistance la révision.

S'il ne souhaite pas l'abrogation de cette directive, Emmanuel Macron avait, durant sa campagne électorale, préconisé de "renforcer les contrôles" et de "travailler dans le cadre de cette directive pour éviter les distorsions".

Un travailleur détaché est une personne issue d'un pays membre de l'UE, chargé par son employeur d'exercer ses fonctions dans un autre pays de l'UE, pour une durée déterminée.

Face à certains abus, la Commission a proposé en mars 2016 une révision de la directive sur le détachement, visant à aligner les conditions des travailleurs détachés, souvent employés dans le bâtiment, les abattoirs ou l'agriculture, sur celles des travailleurs locaux.

"Je salue le travail de la Commission sur la directive détachement des travailleurs", a dit jeudi M. Macron. Mais "je souhaite qu'on puisse aller plus loin, en particulier sur les modalités du contrôle" de la bonne application des règles.

"Sinon, on a une Europe qui devient incompréhensible pour nos citoyens, qu'on ne peut plus défendre", a-t-il fait valoir.

De son côté, Jean-Claude Juncker a affirmé qu'"il ne devrait pas y avoir de place pour le dumping social en Europe, pas plus que fiscal".

"J'ai acquis la conviction que le nouveau président français sera, je ne dirais pas un complice mais un allié de la Commission pour tout ce qui relève de l'Europe et de son intégration future"", a assuré M. Juncker.

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