A Carcassonne, dans la caserne du colonel Beltrame, un hommage poignant
Près d'une centaine d'hommes et de femmes se sont rassemblés mercredi dans la cour de la petite caserne de Carcassonne, où était...

A Carcassonne, dans la caserne du colonel Beltrame, un hommage poignant

Près d'une centaine d'hommes et de femmes se sont rassemblés mercredi dans la cour de la petite caserne de Carcassonne, où était...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Près d'une centaine d'hommes et de femmes se sont rassemblés mercredi dans la cour de la petite caserne de Carcassonne, où était affecté le colonel Arnaud Beltrame, pour rendre hommage au "héros" assassiné vendredi par un jihadiste.

Parmi eux, les collègues présents à la prise d'otages du Super U une semaine plus tôt aux côtés du colonel Beltrame, qui avait pris la place d'une femme otage.

Les visages sont fermés, les yeux embués et certains gendarmes peinent à retenir leurs larmes tandis que le lieutenant-colonel Dominique Brajon lui rend un ultime hommage dans la cour de la caserne où le drapeau tricolore est en berne.

"Agé de 44 ans, cet officier a servi la France pendant plus de 22 ans dans l'armée de terre, puis dans la gendarmerie, exprimant dans chacune de ses affectations la même ardeur et la même intensité dans l'engagement", a-t-il souligné.

"Animé d'un sens très élevé du devoir, démontré dans de opérations sensibles en France comme à l'étranger, le colonel Arnaud Beltrame est décédé des suites de ses blessures alors qu'il venait de prendre la place d'une otage, derrière laquelle s'abritait l'assassin", a-t-il rappelé.

"Nos pensées attristées vont à cet instant vers son épouse et l'ensemble de sa famille. Par son geste héroïque et son sacrifice ultime, conscient du danger auquel il s'exposait, il est allé au bout de son engagement de soldat et de gendarme", a-t-il poursuivi.

Interrogé par l'AFP, un collègue et ami du colonel Beltrame a témoigné, sous couvert de l'anonymat: "J'ai une immense tristesse, c'était un homme en or, c'est très dur de gérer tout ça. La gendarmerie est une grande famille, on se soutient tous dans cette douleur".

"On s'entraîne pour ce genre de situation, mais on est dans une petite ville, une petite région, on ne s'attend pas à ce que ça nous arrive ... et là on se rend compte que malgré la faible probabilité, ça arrive quand même chez nous. Il faut être prêt", a-t-il dit.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris Caf Nationale inauguration
8min

Politique

Politique familiale, allocations, crèches : que proposent les candidats à la présidentielle ?

Alors qu’Edouard Philippe met sur la table la création d’une allocation familiale unique de 350 euros, Gabriel Attal se penche sur les familles monoparentales, quand Bruno Retailleau propose un revenu familial de 240 euros par mois dès le premier enfant, et Marine Le Pen la préférence nationale pour les familles françaises candidate à un HLM. L’écologiste Marine Tondelier propose elle un congé d’allaitement choisi et indemnisé. Revue de détails.

Le

Paris : Socialist Party Primary Debate Ahead of France’s 2027 Presidential Election
6min

Politique

Le vote du premier tour de la primaire du PS perturbé par une cyberattaque

Alors que quelque 140 000 électeurs sont invités à exprimer leur préférence pour le premier tour de la primaire organisée à gauche, les opérations de vote sont perturbées depuis l’ouverture du scrutin ce vendredi matin. Les organisateurs font état d’une cyberattaque visant à saturer la plateforme de connexion. Les trois partis à l’origine de cette primaire, dont le Parti socialiste et Place publique, ont saisi la justice.

Le

Paris: Marine Le Pen presentation contre budget
5min

Politique

Préférence nationale : la proposition du RN de taxer l’embauche de travailleurs étrangers inquiète les entrepreneurs

Dans le contre-budget du RN présenté cette semaine par Marine Le Pen et Jordan Bardella, figure une mesure passée relativement inaperçue. Elle vise à taxer l’embauche d’un étranger extra-communautaire de 1 000 euros par an. La mesure a suscité un fort rejet de la part des syndicats patronaux qui rappellent au RN le principe de réalité du marché du travail.

Le