Primaire LR : entre abandons et nouvelles candidatures
En moins de 24h, le parti LR aura vu ses candidats à la primaire changer. Deux ont abandonné quand d’autres se sont lancés dans la course.

Primaire LR : entre abandons et nouvelles candidatures

En moins de 24h, le parti LR aura vu ses candidats à la primaire changer. Deux ont abandonné quand d’autres se sont lancés dans la course.
Public Sénat

Par Fabien Recker

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« J’ai décidé de ne pas être candidat à l’élection présidentielle ». Bruno Retailleau, patron des sénateurs LR, l’a annoncé vendredi au Figaro. Il renonce à concourir à la primaire de la droite. Le sénateur de la Vendée ne cachait pourtant pas ses ambitions en vue de 2022, à la tête de son mouvement Force Républicaine. Mais le contexte a changé. « Je n’ai jamais été obsédé par mon destin personnel » poursuit Bruno Retailleau. « Aujourd’hui, les candidatures se multiplient, je n’ajouterai pas à la dispersion ».

Pour les mêmes raisons, lui non plus n’a plus envie de cette bataille. Laurent Wauquiez renonce également à la primaire. « Je ne veux pas ajouter de la division à la division » écrit le président de la région Rhône-Alpes, pourtant longtemps pressenti candidat, dans un long message posté sur Facebook.

« Les candidatures à la présidentielle à droite sont en train de se multiplier de façon inquiétante » poursuit-il, « et certains candidats expliquent même qu’ils se présenteront quoi qu’il arrive, sans accepter de règle commune. Nous risquons des guerres fratricides qui mèneront inévitablement à la défaite. »

Xavier Bertrand candidat mais pas à la primaire

Une critique adressée à Xavier Bertrand, le président de la région Hauts-de-France ayant décidé de faire fi de la primaire, et d’être candidat à l’élection présidentielle quoi qu’il arrive. Premier prétendant à être sorti du bois, en mars dernier, renforcé par sa confortable réélection à la tête des Hauts-de-France, il peine cependant à rassembler son camp, après avoir quitté LR en 2017.

Éric Ciotti y va, tout comme Michel Barnier

Dernière candidature en date, celle de Michel Barnier. « J’ai la détermination d’être le président d’une France réconciliée » a déclaré jeudi sur TF1 l’ancien négociateur en chef de l’UE sur le Brexit. Une expérience sur laquelle Michel Barnier entend capitaliser : « J’ai appris au cours de cette longue route […] que quand on respecte les gens et qu’on les met autour de la table, on réussit ».

De con côté, le député des Alpes-Maritimes Éric Ciotti a créé la surprise en se déclarant lui candidat. « Mon projet sera à droite » a résumé l’ancien sarkozyste sur Europe 1, partisan d’une ligne dure en matière de sécurité et d’immigration, « pour que la France reste la France ». « J’ai longtemps soutenu des candidats dans ma famille politique, toujours avec loyauté, aujourd’hui j’ai envie. »

Valérie Pécresse creuse son sillon

La présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, creuse son sillon, comme cette semaine aux Université d’été du MEDEF. Selon un sondage Ipsos commandé par son mouvement Libres ! celle qui s’est récemment décrite comme « 2/3 Merkel, 1/3 Thatcher », talonne de près Xavier Bertrand, qui resterait le mieux placé pour défendre les couleurs de la droite en 2022.

Sans Xavier Bertrand donc, la primaire de la droite compte désormais quatre candidats sur la ligne de départ : Éric Ciotti et Michel Barnier rejoignent Philippe Juvin, maire de La Garenne Colombes, et Valérie Pécresse. Mais le casting n’est peut-être pas encore complet. Candidat potentiel, David Lisnard, maire de Cannes, déjà en lice pour succéder à François Baroin à la tête de l’Association des maires de France, n’a pas encore dévoilé ses intentions.

Un week-end chargé

Le week-end politique s’annonce chargé à droite, puisque se déroulent samedi à La Baule, les universités d’été des LR. Les candidats Michel Barnier et Philippe Juvin feront le déplacement, tandis que Valérie Pécresse interviendra en duplex de Brive, où elle organise la rentrée politique de son mouvement Libres ! Le même jour, Éric Ciotti réunit ses soutiens à Levens, dans l’arrière-pays niçois.

Après deux jours de tractations, lundi, la direction des LR lancera une enquête qualitative réalisée par Ipsos, censée évaluer la capacité des différents candidats à incarner les valeurs de la droite en 2022.

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