La maire de Paris Anne Hidalgo (PS) a exploré mardi "les pistes de gratuité" des transports publics lors d'un déplacement à Dunkerque (Nord), qui a récemment mis en place le bus gratuit pour tous.
"Je cherche à comprendre et à savoir si le chemin de la gratuité est empruntable pour la ville de Paris", a déclaré Mme Hidalgo. "Mon intuition c'est qu'il y a des pistes de gratuité à étudier à Paris."
"Je souhaite que le débat public soit éclairé, qu'on sorte d'un débat idéologique entre ceux qui seraient pour et ceux qui seraient contre", a ajouté la maire de Paris, alors que la question suscite l'opposition de la présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse (LR).
L'un des bus 100% gratuits en service à Dunkerque. Photo prise le 30 octobre 2018.
AFP
Le 1er septembre, l'agglomération de Dunkerque, qui compte environ 200.000 habitants, a mis en place le bus 100% gratuit sur l'ensemble du réseau de la communauté urbaine.
Lors de son déplacement, Anne Hidalgo s'est notamment déplacée dans un bus rose habillé aux couleurs des quatre clubs élites du Dunkerquois, aux côtés du maire de Dunkerque, Patrice Vergriete.
Nommée par Emmanuel Macron à la tête de la Cour des comptes, la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin qui va disposer d’un mandat irrévocable, pourrait rester rue de Cambon une trentaine d’années. C’est trop pour les sénateurs socialistes qui ont déposé une proposition de loi pour limiter son mandat.
Après la mort du militant nationaliste, Quentin Deranque, le gouvernement a appelé les présidents d’universités à interdire les réunions politiques dans leurs établissements en cas de risque de trouble à l’ordre public. Un rappel du droit existant qui fait craindre une « neutralisation des campus ».
La mort de Quentin Deranque, 23 ans, survenue samedi 14 février à Lyon, deux jours après une violente agression en marge d’une conférence de l’eurodéputée Rima Hassan à l’Institut d’études politiques de Lyon, a suscité une vive émotion et des réactions en cascade au sein de la classe politique. L’enquête pour « homicide volontaire », ouverte par le parquet de Lyon, se poursuit sans interpellation à ce stade. La question a notamment été évoquée lors des réunions hebdomadaires des groupes au Sénat.
Mercredi 25 février, les communistes du Sénat défendront une proposition de loi constitutionnelle visant à « restreindre certaines prérogatives du Président de la République ». Il s’agit de retirer des prérogatives du chef de l’Etat et de les transférer au Premier ministre, comme le pouvoir de dissolution ou encore la présidence du Conseil des ministres.