"Marine présidente!", "On va gagner!" et la Marseillaise entonnée à tue-tête: à Hénin-Beaumont, des dizaines de militants ont laissé exploser leur joie à l'annonce des résultats, persuadés de la victoire de Marine Le Pen au second tour face à Emmanuel Macron "le mondialiste".
"Ça fait des années que j'attends cela, qu'on nous crache dessus, qu'on nous traite de nazis, mais enfin les gens ont ouvert leurs yeux!" s'exclame, les larmes aux yeux, Aldric Evezard, 36 ans, tenant sa jeune fille dans ses bras.
"Quel bonheur! Avec autant de travail qu’on a pu faire en tant que militants, c’est un résultat et je pense que ça n'est pas terminé, le score est vraiment trop serré pour être sûr que Macron soit premier. On peut passer devant Macron et je l'espère, je l'espère", sourit Raphaël Goiset.
Plus loin, des dizaines de drapeaux tricolores ou "Marine présidente" virevoltent, tenus par des militants enthousiastes et confiants pour la suite.
Des partisans de Marine Le Pen, le 23 avril 2017 à Hénin-Beaumont dans le Pas-de-Calais
AFP
Quelques instants plus tôt, le gymnase François Mitterrand d'Hénin-Beaumont, où Marine Le Pen a décidé de passer la soirée, avait retenti de vivats à l'annonce sur écrans géants des résultats de leur candidate, créditée de quelque 21% des votes.
- "La France aux Français" -
Des partisans de Marine Le Pen, le 23 avril 2017 à Hénin-Beaumont dans le Pas-de-Calais
AFP
Les militants ont cependant copieusement sifflé Emmanuel Macron, sur qui ils concentrent désormais leurs attaques, non sans avoir hué au passage Benoît Hamon, puis François Fillon aux cris de "rends les costumes et la carte bleue!".
Malgré la deuxième place de sa candidate, Flavier Julien reste très confiant, estimant "qu'elle va tout casser", "sortir son tailleur et être notre guerrière la plus puissante de France".
A ses côtés, Daniel, 57 ans, veste en cuir, est plus virulent face à un Macron "si jeune, sans charisme, qui n'a aucune chance. Il est beaucoup trop jeune pour gouverner la France, à 39 ans! Personne ne va voter pour lui car parmi les candidats, 50% étaient contre l'Europe!" est-il persuadé.
"Macron? C'est un ministre socialiste! Si on le remet, on en reprend pour cinq ans dans la tronche! Les Français vont comprendre, on souffre!", explique Roger, 63 ans, retraité de Lens.
Il souhaite cependant que "l'image du Front national" change dans les médias car "on n'est pas des fascistes mais nous sommes dignes et fiers de notre victoire. Il faut en finir avec +l'UMPS+".
Un peu plus loin pourtant, Audrey, 47 ans, manteau de fourrure blanc sur les épaules, exulte: avec sa candidate, ce sera "enfin la France aux Français", lance-t-elle, tout en assurant qu'elle "n'est pas raciste". Et de saluer "cette victoire fabuleuse de Marine que je supporte, tout comme son père, depuis des années".
Peu après 21H00, une lumière bleu tamisée inonde la salle : Marine Le Pen fait son apparition, les drapeaux virevoltent à nouveau. "Je suis la candidate du peuple", lance-t-elle sous un tonnerre d'applaudissements. Quelques minutes plus tard, elle s'autorise un bain de foule, serrant des mains après avoir reçu un bouquet de fleurs bleues.
Puis les quelques dizaines de supporteurs encore présents trinquent au mousseux "à la Marine", se déhanchant mollement sur fond de disco.
« Je pars en amitié, sans amertume », assure le sénateur de la Loire, Pierre-Jean Rochette, qui ne voulait pas paraître affilié à Edouard Philippe, à l’approche de la présidentielle, en restant dans un groupe à majorité Horizons. Il siège maintenant chez les non-inscrits, aux côtés du seul sénateur LFI.
Comme en 2024 et en 2025, il est peu probable que le parcours des textes budgétaires s’achève par un vote positif de l’Assemblée nationale en décembre. À quelques jours du passage de témoin aux sénateurs, Public Sénat fait le point sur le calendrier et les différentes possibilités ouvertes à ce jour.
Une pétition sur le site de l’Assemblée nationale demandant la suppression de CNews de « l’audiovisuel français » a dépassé, mardi, les 700 000 signatures. Le texte, qui décrit CNews comme « une machine de propagande » de l’extrême droite, demande à l’Arcom de retirer la convention TNT de la chaîne de la galaxie Bolloré. En septembre, un recours en ce sens a été déposé devant le Conseil d’État par 71 professeurs d’université.
Alors que se tient le congrès de l’Association des maires de France fin novembre, la candidature du président sortant, David Lisnard, est mise à mal. La gauche et le centre l’accusent d’un « mélange des genres », pour celui qui brigue aussi l’Elysée. Et les maires de gauche ne devraient pas se priver de voter pour le centriste Philippe Laurent, qui « pense que l’AMF est en danger ». S’il est réélu, l’entourage de David Lisnard assure qu’il se « mettra en retrait » de l’AMF et « il y aura une direction collégiale temporaire ».