Quelle droite, et dirigée par qui ? A La Baule, plusieurs ténors Républicains, dont Valérie Pécresse et Bruno Retailleau, possible candidat, ont...
A La Baule, LR phosphore sur son cap dans l’ombre de Wauquiez
Quelle droite, et dirigée par qui ? A La Baule, plusieurs ténors Républicains, dont Valérie Pécresse et Bruno Retailleau, possible candidat, ont...
Par Guillaume DAUDIN
Temps de lecture :
4 min
Publié le
Mis à jour le
Quelle droite, et dirigée par qui ? A La Baule, plusieurs ténors Républicains, dont Valérie Pécresse et Bruno Retailleau, possible candidat, ont débattu samedi de l'avenir de LR après le lancement de campagne de Laurent Wauquiez, favori pour l'élection à la présidence du parti en décembre.
Dans la cité balnéaire, théâtre d'une Université de rentrée des Républicains de Loire-Atlantique, étape des "Ateliers de refondation" du parti après le cycle électoral désastreux de 2017, l'actuel secrétaire général des Républicains Bernard Accoyer s'interroge: "Pourquoi les Français se sont-ils détournés du vote en faveur de nos candidats, des idées que nous défendons ?"
Pour lui, "ce ne sont pas des échecs de circonstance", même si "les affaires" ont marqué la campagne perdue dès le premier tour de François Fillon.
"Combien de fois nous sommes-nous reniés ?", s'interroge l'ancien patron de l'Assemblée nationale, pour qui "il n'y a vraiment eu qu'entre 1986 et 1988 que la droite a conduit une politique de droite, et ça a marché. Mais comme on a perdu les élections en 1988, on a arrêté", ajoute-t-il.
Le président du groupe LR au Sénat, Bruno Retailleau, le 2 septembre à La Baule
AFP
Dans l'assistance, qui réunit environ 300 personnes, ou dans la cour, des figures du parti de droite sont penchées sur des enjeux plus immédiats : la présidence de LR, qui se décidera les 10 et 17 décembre. Et Laurent Wauquiez, bien qu'absent, cristallise l'attention au lendemain de l'officialisation de sa candidature.
- Pas d''excommunication' -
Ayant renoncé à être candidate, Valérie Pécresse, le matin, a quant à elle dit dans Le Parisien sa crainte : un "risque" d'éclatement de son parti si M. Wauquiez en prenait la tête.
Florence Portelli, candidate à la présidence des Républicains, le 2 septembre 2017 à la Baule
AFP
Devant la presse, le député du Pas-de-Calais Daniel Fasquelle, qui briguera les suffrages des militants, estime plus généralement que la droite pourrait "disparaître, soit par éclatement et fragmentation, soit par immobilisme".
En filigrane, il rejoint les craintes exprimées par Mme Pécresse: "Il y a un vrai danger d'enfermer le parti autour d'une seule ligne politique".
Sous une présidence Wauquiez, LR pourrait être "+cornérisé+ sur les questions de sécurité et d'immigration", estime aussi Isabelle Le Callennec, porte-parole de François Fillon pendant la présidentielle.
M. Fasquelle, trésorier de LR, s'est par ailleurs inquiété que la présidence du parti soit utilisée comme marchepied pour une "ambition présidentielle", autre manière de se distinguer de la candidature Wauquiez.
Une stratégie d'attaque contre le favori exprimée aussi samedi par les deux autres candidates à la présidence de LR, Laurence Sailliet et Florence Portelli. Cette dernière a promis, si elle était élue, de se "consacrer aux Républicains et pas (se) consacrer à aller vers d'autres cieux".
Sur le fond, Mme Pécresse enfonce le clou: si la droite veut retourner aux responsabilités nationales, "il faut non pas se recroqueviller sur le noyau dur des militants les plus fidèles mais essayer de repartir à la reconquête du coeur de tous les Français".
Laurent Wauquiez, vice-président du parti LR, le 9 mars 2017 à Saint-Cloud près de Paris
AFP/Archives
Une nouvelle mise en garde à Laurent Wauquiez, qui doit faire dimanche sa traditionnelle ascension du Mont Mézenc (Haute-Loire), et qui est à la Baule défendu par Guillaume Larrivé: "Pour que la France reste la France, la droite doit proposer un chemin".
M. Wauquiez "a l'obsession de ce rassemblement nécessaire, non pas autour du filet d'eau tiède, mais autour d'idées fortes, de convictions, le rassemblement de la droite française dans son unité et sa diversité", souligne le député de l'Yonne.
Le rassemblement, d'ailleurs, est dans toutes les bouches: Bruno Retailleau, qui avait coordonné la campagne présidentielle de François Fillon, demande "la fin des juppéistes, des sarkozystes, des fillonistes" pour éviter "de nouveaux échecs".
Le patron de la région Pays-de-la-Loire tente une ligne médiane: ni "droite ramollie, ni droite rabougrie", demande-t-il, avant d'appeler les "Républicains" à ne pas "s'excommunier" les uns les autres. Il devrait dire "rapidement" si lui-même se lance dans la course à la présidence LR.
Peut-être un signe que le rassemblement est possible: la juppéiste Virginie Calmels, première adjointe au maire de Bordeaux, a annoncé samedi son ralliement à Laurent Wauquiez.
"Nos sensibilités diffèrent mais notre socle économique, régalien et éducatif est semblable. Avec lui, nous allons rassembler autour des axes forts : l’humanité, la liberté et la sécurité", a-t-elle déclaré au JDD.
Après trois opérations de désinformation en quelques jours ciblant des candidats déclarés ou pressentis à l’élection présidentielle, Sébastien Lecornu a rappelé que la lutte contre les ingérences était une priorité. La gauche appelle le gouvernement à en faire plus et à sanctionner les réseaux sociaux participant à la diffusion.
Les sénateurs ont rendu public, ce mercredi, leurs propositions pour harmoniser les tarifs et conditions d’achats des billets sur le réseau de trains, alors que les opérateurs sont toujours plus nombreux avec l’ouverture à la concurrence. Des propositions que les rapporteurs ont bon espoir de voir reprises par les députés dans le projet de loi-cadre.
Quelques jours après la maîtrise du feu qui a brûlé plus de 40 000 hectares de forêt en Gironde, le Premier ministre se rendra dans le département, le 17 août.
La multiplication des vagues de chaleurs, de sécheresses et d’incendies pourrait compromettre l’objectif gouvernemental de ramener le déficit public à 5 % du PIB en 2026. Les sénateurs fustigent le manque d’investissement en faveur de l’adaptation au réchauffement climatique.