François Fillon, fragilisé par l'affaire des emplois présumés fictifs de sa femme, s'est montré lundi à La Réunion résolument confiant d...
A La Réunion, Fillon se dit confiant d’échapper à sa mise en examen
François Fillon, fragilisé par l'affaire des emplois présumés fictifs de sa femme, s'est montré lundi à La Réunion résolument confiant d...
Par Nadège PULJAK
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François Fillon, fragilisé par l'affaire des emplois présumés fictifs de sa femme, s'est montré lundi à La Réunion résolument confiant d'échapper à une mise en examen, qui mettrait à bas sa candidature à la présidentielle.
"Juridiquement, je ne vois pas comment ça peut se produire. On serait dans une quasi-voie de fait", a confié M. Fillon à des journalistes. Persuadé d'être en proie à une "injustice profonde", il a réaffirmé sa promesse de se retirer s'il est mis en examen.
Le Parquet national financier (PNF), qui s'est autosaisi de l'affaire -une décision contestée par le candidat et ses avocats, qui la jugent "illégitime"-, avait indiqué dimanche qu'aucune décision n'(était) prise à ce stade de l'enquête" et qu'"aucun calendrier (n'était) fixé à ce jour".
Selon le député LR Philippe Houillon, spécialiste des questions judiciaires et ultramarines qui accompagnait M. Fillon à La Réunion, plusieurs options s'offrent au PNF: "soit il renvoie le dossier au parquet de droit commun (tribunal correctionnel), soit il ouvre une information judiciaire, soit il classe sans suite".
Cette dernière option semble être exclue par le candidat et ses proches. M. Fillon a de nouveau mis en garde contre une "crise institutionnelle" s'il était forcé de renoncer. Il estime que "depuis le début, l'option est claire: éliminer le candidat légitimé par la primaire" de la droite. "Je vois bien le trouble que cette affaire suscite dans l'opinion mais le socle de l'électorat de droite est solide", a-t-il dit.
François Fillon lors d'un meeting à Saint-Pierre, au sud-ouest de La Réunion, le 12 février 2017
AFP
Dimanche, lors d'un pique-nique suivi d'un meeting à Saint-Pierre (sud-ouest), les sympathisants LR lui ont manifesté leur fidélité avec enthousiasme, aux cris de "Fillon président".
"Votre nombre est la meilleure réponse à tous ceux qui veulent nous empêcher de faire campagne", a-t-il lancé à la foule, à qui il a promis que les Outre-mer seraient épargnés dans son programme de réduction du nombre de fonctionnaires -500.000 en cinq ans- "tant que l'emploi n'y serait pas meilleur".
- Echange direct à la mosquée -
"Attaqué 24h/24" mais décidé à se battre "jusqu'au bout" pour gagner en mai car son programme est "le seul capable de relancer la France", il a également assuré que l’Etat consacrerait "deux milliards d’euros par an en faveur de l’emploi outre-mer".
François Fillon lors d'une messe dans une église de Saint-Gilles-les-Bains à La Réunion, le 12 février 2017
AFP
M. Fillon a, trois jours durant, multiplié les rencontres avec élus, chefs d'entreprises, responsables religieux ou simples citoyens, comme lundi dans la rue piétonne et très commerçante de Saint-Denis, où il est allé se promener sans presse. Dimanche, il a assisté à la messe à Saint-Gilles et, "croyant" revendiqué, il a communié.
Avant son arrivée, la presse locale s'était fait l'écho d'une certaine méfiance dans l'île, où se côtoient des habitants d'origines et de religions diverses, certains Réunionnais n'ayant pas apprécié qu'il ait récemment affirmé que la France n'était "pas un pays mosaïque" ou qu'elle n'avait "pas inventé l'esclavage".
Mais seules quelques dizaines de personnes ont manifesté, avec pour slogans "Non aux emplois fictifs" ou "Fillon, rends l'argent". Des heurts sans gravité se sont brièvement déroulés samedi entre pro et anti-Fillon samedi à Etang salé, devant une ferme photovoltaïque.
Avant de clore son voyage avec d'autres visites d'entreprises, M. Fillon s'est rendu lundi matin à la Grande Mosquée de Saint-Denis, la plus vieille de France, où il a eu un échange direct avec les autorités musulmanes.
Au candidat qui leur disait son souhait de voir "monter du fond même des citoyens français de confession musulmane ce cri de colère et de protestation contre les extrémistes, pas seulement contre les terroristes", le président de la mosquée, Iqbal Ingar, a répondu: "quoi qu'il fasse, on renvoie toujours le musulman à sa religion. Il ne faut pas s'étonner de la montée du communautarisme".
Avant de reprendre l'avion, M. Fillon, passionné de Formule 1, s'est rendu sur un circuit automobile. Il est monté en passager dans un bolide qui s'est livré à des dérapages contrôlés.
Dans une allocution de 15 minutes enregistrée depuis Matignon, Sébastien Lecornu a assuré que le gouvernement avait pris conscience des crises que traverse le pays tout en réaffirmant sa volonté de ramener le déficit à 5 % du produit intérieur brut en 2027. S'il affirme ne pas être indifférent aux angoisses des lycéens, il renvoie leurs revendications au débat budgétaire. Il a toutefois annoncé la libération de 10 millions de barils de gazole afin de faire baisser le prix du litre de gazole à la pompe de 12 à 18 centimes.
Les mutilations de plusieurs élèves lors des manifestations lycéennes ont remis brutalement sur le devant de la scène la doctrine du maintien de l’ordre. Un rapport du Sénat sur ce sujet sera présenté dans les prochains jours. En attendant, faisant face aux demandes de démission des oppositions de gauche, le ministre de l’Intérieur a annoncé la suspension de l’usage des grenades assourdissantes et a longuement justifié l’action des forces de l’ordre, lors de son audition devant la commission des lois de l’Assemblée nationale.
L’émotion se fait ressentir en ce 7 octobre 2026. Trois ans après l’attaque du Hamas en Israël, plusieurs commémorations sont prévues en Israël, notamment à Réïm où certains politiques français se sont rendus. En France, le président du Crif explique que les Français juifs continuent de vivre ce « traumatisme » et regrette qu’ils soient « associés à un conflit » dont ils « ne sont pas responsables ».
Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a annoncé ce mercredi 7 octobre la suspension provisoire de l’usage des grenades assourdissantes dans le cadre des manifestations lycéennes. Cette décision intervient après qu’un adolescent de 15 ans a eu la main arrachée lundi à Lens. Dix-huit enquêtes ont par ailleurs été confiées à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) depuis le début du mouvement.