Emmanuel Macron a conclu samedi un déplacement de deux jours dans les Hauts-de-France par un grand meeting à Lille où il s'est réclamé de "l...
A Lille, Macron évoque une terre marquée par les combats sociaux
Emmanuel Macron a conclu samedi un déplacement de deux jours dans les Hauts-de-France par un grand meeting à Lille où il s'est réclamé de "l...
Par Stéphanie LEROUGE
Temps de lecture :
4 min
Publié le
Mis à jour le
Emmanuel Macron a conclu samedi un déplacement de deux jours dans les Hauts-de-France par un grand meeting à Lille où il s'est réclamé de "l'histoire collective" d'une terre marquée par les combats sociaux.
Cinq mille personnes, selon les organisateurs, s'étaient rassemblés au Zénith pour écouter le discours du fondateur d'En marche!. Parmi elles: l'ancien président PS de la région Ile-de-France Jean-Paul Huchon, et l'ancien président du Conseil économique, social et environnemental et ancien ministre de droite, Jean-Paul Delevoye.
Revenant sur l'histoire ouvrière de ces "terres de combat", où se sont construits de haute lutte les "droits nouveaux" des travailleurs, M. Macron a appelé son auditoire à "être à la hauteur de cette histoire collective".
Emmanuel Macron en meeting pour la présidentielle le 14 janvier 2017 à Lille
AFP
"Jamais nous ne devons accepter celles et ceux qui, bafouant cette histoire, voudraient nous faire croire que notre avenir se construit dans l'enfermement, dans le repli, dans l'oubli. Jamais nous ne devons accepter le discours de ceux qui voudraient nous expliquer qu'il faut accepter le monde tel qu'il vient, s'adapter aux injustices, aux incohérences d'une mondialisation parfois devenu folle", a-t-il lancé.
Souhaitant un "prompt rétablissement" à Martine Aubry, qui avait dit son "ras le bol" de ses idées libérales, il a rendu hommage à l'ancien maire de Lille Roger Salengro (1890-1936), qui "s'est battu contre l'extrême droite" et "en est mort", et a cité un autre maire de la capitale des Hauts-de-France, Pierre Mauroy: "A force de croire obstinément à ses rêves on finit par imposer sa réalité".
Emmanuel Macron lors d'une visite dans une école maternelle le 14 janvier 2017 à Dombrowski d'Hellesmes dans le nord de Lille
AFP
Creusant son sillon social, en pleine primaire PS, il a dévoilé en partie le volet éducatif de son programme présidentiel.
L'ancien ministre a notamment proposé de diviser par deux le nombre d'élèves dans les classes de CP et CE1 situées en zone d'éducation prioritaire, ce qui suppose de mettre devant les élèves 12.000 instituteurs en plus.
"Ils seront pour partie des créations nouvelles de postes et pour partie des embauches qui restent à faire sur les 60.000 programmées pour le quinquennat Hollande", a précisé l'ancien conseiller du chef de l'Etat. Pour les financer, M. Macron compte sur la "correction des inefficacités du système actuel, notamment le coût du baccalauréat".
- "Injustice au carré" -
M. Macron veut aussi renforcer l'autonomie pédagogique des enseignants dans ces zones et valoriser leurs salaires et leurs carrières.
Portrait de Macron, candidat à la présidentielle
AFP
"Le socle de l'histoire de ma famille, de ce qui m'a conduit ce soir devant vous, le socle de toute émancipation c'est l'école", a souligné M. Macron, en évoquant le souvenir de sa grand-mère institutrice, "qui était sortie de sa condition par l'école".
M. Macron a déploré une "injustice au carré", soulignant que l'école est "en crise", là où "nous avons concentré les difficultés économiques, sociales, les problèmes d'intégration".
Vendredi, au cours d'un déplacement à Noeux-les-Mines (Pas-de-Calais), l’ancien banquier avait déjà déploré que "l’alcoolisme et le tabagisme se (soient) installés dans le bassin minier. Tout comme l’échec scolaire".
Cette déclaration, qui n'est pas sans rappeler celle sur les "illettrés" des abattoirs Gad, a fait vivement réagir samedi le Front national, qui a dénoncé dans un communiqué l'"abject mépris de classe" de l'ancien banquier.
Emmanuel Macron en campagne pour la présidentielle le 13 janvier 2017 à Noeux-les-Mines
AFP
Un FN que M. Macron est venu défier vendredi à Hénin-Beaumont, se posant en meilleur rempart face "à un parti qui porte la haine, l'exclusion et le repli".
"Quand le Front national nous promet de rétablir des sécurités aux frontières il vous ment", a-t-il fustigé samedi au cours de son meeting. "Ce qu'il nous faut ce sont des contrôles renforcés" aux frontières de Schengen, "une politique commune d'asile", a-t-il prôné, tout en dénonçant une forme de "laxisme" dans le fait que des clandestins ne soient pas reconduits à la frontière.
À l’approche du procès en appel de l’affaire des assistants parlementaires du Front national, la justice française s’inquiète de possibles pressions venues des États-Unis. Une alerte parvenue de l’hebdomadaire allemand « Der Spiegel » indiquant que l’administration de Donald Trump aurait envisagé des sanctions à l’encontre des magistrats du tribunal correctionnel de Paris ayant condamné Marine Le Pen en mars dernier.
Le froid hivernal qui règne dans la capitale, depuis fin décembre, est désormais partie prenante de la campagne entre les candidats parisiens. Les prétendants à l’Hôtel de Ville n’hésitent pas à s’alpaguer à l’envi sur les réseaux sociaux, et à faire valoir leurs idées pour pallier les lacunes en termes d’hébergement d’urgence.
Le sénateur écologiste déplore le manque de réactivité des Européens face aux velléités de Donald Trump vis-à-vis du Groenland. Il estime que Bruxelles a les moyens économiques de faire pression sur la Maison Blanche, pour la pousser à « rentrer un peu plus dans l’ordre international ».
Interrogé aux questions d’actualité au gouvernement du Sénat sur la stratégie de la France face aux velléités impérialistes des Etats-Unis au Venezuela et demain au Groenland, Sébastien Lecornu a rappelé que le prochain débat au Parlement sur le sujet, prévu dans les 15 jours, permettra d’aborder la question de l’autonomie stratégique de la France et de l’Europe.