À Marseille, la LR Martine Vassal se maintient au second tour : « Mon programme est le seul réaliste et réalisable »

Malgré le risque RN dans la cité phocéenne, la candidate LR Martine Vassal, arrivée en troisième position dimanche, a choisi de se maintenir pour le second tour. Au micro de Public Sénat, elle estime que le désistement de l’insoumis Sébastien Delogu fait du maire PS sortant, Benoît Payan, « le représentant de l’extrême gauche ».
Romain David

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Ce sera donc une triangulaire qui se jouera à Marseille, dimanche prochain. Ce mardi en milieu de journée, l’insoumis Sébastien Delogu a annoncé son retrait pour faire barrage à l’extrême droite, alors que la liste Rassemblement national de Franck Allisio (35,02 %) talonne celle du maire sortant Benoît Payant, à la tête d’une union de gauche (36,70 %). La candidate de la droite et du centre Martine Vassal, qui a recueilli 12,4 % des suffrages dimanche soir, confirme quant à elle son maintien. « C’est un engagement que j’ai pris dès le départ. J’ai une réputation sur Marseille : je dis ce que je fais et je fais ce que je dis ! », défend-elle au micro de Public Sénat. Elle indique ainsi avoir déjà déposé sa liste pour le second tour.

Quand bien même ses chances de victoire apparaissent bien minces, Martine Vassal invoque en exemple l’Olympique de Marseille, habitué « aux remontadas de deuxième mi-temps ». « On a travaillé sur un programme qui est le seul programme réaliste et réalisable par rapport à ceux des autres candidats », explique-t-elle. Surtout, celle qui est encore pour quelques jours présidente de la métropole d’Aix-Marseille-Provence, fustige le bilan du maire sortant, qu’elle accuse d’avoir fait le lit de l’extrême droite. « Marseille n’est pas une ville RN. Pourquoi le RN est aussi fort aujourd’hui ? Parce que nous avons un Benoît Payan qui nous a fait perdre six ans, qui n’a rien fait sur la sécurité, qui n’a lancé aucun projet. Il y a une colère qui est montée, accompagnée par une vague nationale qui est incontestable. »

« On va se retrouver avec la même pagaille qu’à l’Assemblée nationale »

Elle accuse l’édile d’avoir « fracturé la ville, en important le conflit israélo-palestinien à Marseille et en interdisant le film Sacré Cœur au théâtre de la Buzine. » « Benoît Payan a créé les conditions pour avoir comme adversaire Franck Allisio, parce qu’il sait très bien que c’est la seule personne contre laquelle il peut espérer gagner », ajoute-t-elle. Martine Vassal estime par ailleurs que le retrait de la candidature de Sébastien Delogu à la mairie centrale, alors que LFI maintient ses listes qualifiées dans les arrondissements, « sent la tambouille ».

Entre une majorité de gauche et une principale force d’opposition étiquetée à l’extrême droite, elle redoute que le prochain conseil municipal ne soit ingouvernable. « On va se retrouver avec la même pagaille qu’à l’Assemblée nationale, avec une hystérisation des débats », alerte l’élue. « D’un côté l’extrême gauche représentée par Benoît Payan qui a le soutien de LFI, et de l’autre Franck Allisio qui a récupéré les personnes qui n’avaient aucun avenir chez nous. D’un côté l’incompétence, de l’autre l’hystérisation », tacle-t-elle. Et de conclure « On a besoin que notre courant de pensée soit représenté. »

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