A Nancy, Hamon refuse d’arrêter de rêver
"J'ai eu l'impression d'être dans une lessiveuse": En meeting à Nancy mercredi soir, Benoît Hamon a regretté le "court-termisme dans cette...

A Nancy, Hamon refuse d’arrêter de rêver

"J'ai eu l'impression d'être dans une lessiveuse": En meeting à Nancy mercredi soir, Benoît Hamon a regretté le "court-termisme dans cette...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

"J'ai eu l'impression d'être dans une lessiveuse": En meeting à Nancy mercredi soir, Benoît Hamon a regretté le "court-termisme dans cette campagne" et refusé d'arrêter de "rêver", confiant de pouvoir convaincre les indécis à moins de 20 jours du premier tour.

"Chaque fois que j'ai essayé de parler du long terme, on m'a répondu +vous n'êtes pas réaliste. Benoît Hamon vous rêvez+", a déclaré le candidat socialiste à la présidentielle.

Malgré les mauvais sondages qui se succèdent - le candidat peine à se maintenir à 10%, désormais loin derrière Jean-Luc Mélenchon - Benoît Hamon ne veut rien laisser transparaitre. Son moral ? "Super", lâchait-il en sortant de la gare de Nancy mercredi après-midi, avant de compléter un peu plus tard : "plus ça va, plus je suis confiant".

Le candidat socialiste à l'élection présidentielle Benoît Hamon, en meeting au Zénith de Nancy, à Maxéville, le 5 avril 2017
Le candidat socialiste à l'élection présidentielle Benoît Hamon, en meeting au Zénith de Nancy, à Maxéville, le 5 avril 2017
AFP

Dans un Zénith de Nancy rempli (3.000 personnes selon les organisateurs) et très en forme - le candidat est régulièrement interrompu par des "Benoît président" - Benoît Hamon a engagé les électeurs à user de leur "pouvoir absolu".

"C'est le 23 avril le verdict, ce n'est pas le verdict des sondages (..) c'est le verdict du peuple".

Avant lui, à la tribune, Cécile Duflot et Christian Eckert s'étaient montrés peut-être un peu moins optimiste.

Le candidat socialiste à l'élection présidentielle Benoît Hamon, en meeting au Zénith de Nancy, à Maxéville, le 5 avril 2017
Le candidat socialiste à l'élection présidentielle Benoît Hamon, en meeting au Zénith de Nancy, à Maxéville, le 5 avril 2017
AFP

"Pourquoi je suis là ? Parce que cette campagne est une campagne difficile n'ayons pas peur de le dire", a déclaré le secrétaire d'Etat au budget, alors que la députée EELV invitait à faire "taire les perroquets" qui "pensent que tout est déjà joué".

Evoquant ses propositions du "long terme", de transition énergétique, réorientation de projet européen et sa mesure phare, le revenu universel, Benoît Hamon a dénoncé le "court-termisme permanent" de la campagne.

"Heureusement qu'en 45, au moment où le pays était ruiné (...) il y a eu des rêveurs qui ont fait la Sécurité sociale, heureusement qu'ils étaient là", a-t-il lancé. "Heureusement qu'il y a eu des fous pour construire l'Europe".

Le candidat socialiste à l'élection présidentielle Benoît Hamon, en meeting au Zénith de Nancy, à Maxéville, le 5 avril 2017
Le candidat socialiste à l'élection présidentielle Benoît Hamon, en meeting au Zénith de Nancy, à Maxéville, le 5 avril 2017
AFP

Le candidat est également largement revenu sur le débat de la veille, le premier entre les onze candidats, attaquant tour à tour Mélenchon et ses "plan A et plan B" sur l'Europe, "le concours François Fillon-Emmanuel Macron à qui supprimerait le plus de postes de fonctionnaires", sous-entendant aussi que le candidat LR en croisait peu, "autre qu'un juge", et Marine Le Pen qui ne veut que "diviser les Français".

Il a aussi longuement commenté l'annulation d'un dernier débat sur France 2, sous "la pression" selon lui de ses adversaires Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron.

"Si on se soustrait à la démocratie au moment où on se sent fort, c'est qu'en réalité on est faible", a-t-il déclaré, jugeant qu'il y avait "un appétit pour ces débats" chez les Français.

Partager cet article

Dans la même thématique

Capture
5min

Politique

Accord du Mercosur : aubaine ou menace ?

Le 18 décembre, lors du Conseil européen à Bruxelles, les 27 devraient donner leur feu vert à l’accord commercial avec les pays du Mercosur. Prise en étau entre les droits de douanes américains et la Chine, l’Union européenne cherche de nouveaux débouchés pour son industrie et son agriculture. Mais certains pays, comme la France, craignent un dumping sur les prix et les normes environnementales. Alors l’accord avec le Mercosur est-il un bon deal pour l’UE ? « Ici l’Europe » ouvre le débat, avec les eurodéputés Saskia Bricmont (Les Verts/ALE, Belgique) et Charles Goerens (Renew, Luxembourg).

Le

A Nancy, Hamon refuse d’arrêter de rêver
4min

Politique

« Il faut qu’autour des écoles, on n’ait pas de MacDo et de kebabs », déclare la sénatrice des Bouches-du-Rhône Brigitte Devésa

Le surpoids semble être la nouvelle épidémie du XXIè siècle. En France, près de la moitié de la population est concernée, constituant un véritable enjeu de santé publique. De quoi alerter le législateur qui entend renforcer les mesures de prévention et d’accompagnement sur le sujet. Axel De Tarlé reçoit la sénatrice Brigitte Devésa et le nutritionniste créateur du nutri-score Serge Hercberg pour en débattre dans l’émission Et la santé ça va ?.

Le

A Nancy, Hamon refuse d’arrêter de rêver
5min

Politique

Budget de l’agriculture : le Sénat adopte des crédits en baisse, la gauche dénonce les coupes dans la transition écologique

Dans la nuit de vendredi à samedi, le Sénat a adopté les crédits de la mission agriculture du budget 2026. En prenant en compte les crédits européens, les dépenses fiscales et sociales, l’enveloppe allouée à l’agriculture s’élève à 25 milliards. Toutefois les crédits sont en baisse par rapport au dernier exercice effectivement exécuté en 2024. A gauche, les sénateurs ont dénoncé les fortes coupes dans la transition écologique.

Le

A Nancy, Hamon refuse d’arrêter de rêver
2min

Politique

Dermatose des bovins : « Nous ne laisserons aucun éleveur seul », promet Annie Genevard

Alors que le Sénat examine les crédits de la mission agriculture du budget 2026, la ministre, Annie Genevard a assuré que l’Etat serait aux côtés des éleveurs de bovins touchés par la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) et a réaffirmé la politique d’abattage de toutes les bêtes des foyers affectés et d’une vaccination élargie.

Le