À Pau, Emmanuel Macron se présente comme la « seule force de rassemblement »
Le candidat d’En Marche considère que ses adversaires ne pourront pas « retrouver l’unité de la France », et a une nouvelle fois mis l’accent sur son projet de moralisation de la vie politique.

À Pau, Emmanuel Macron se présente comme la « seule force de rassemblement »

Le candidat d’En Marche considère que ses adversaires ne pourront pas « retrouver l’unité de la France », et a une nouvelle fois mis l’accent sur son projet de moralisation de la vie politique.
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Accueilli sur les terres béarnaises de François Bayrou, Emmanuel Macron a promis mercredi à Pau de restaurer « l’unité de la France » et de « réconcilier » les Français. Dans son discours présentant son projet « d’optimisme et d’espoir », le candidat s’est dit convaincu de remporter l’élection présidentielle car En Marche représente selon lui « la seule force de rassemblement ».

« Les projets prétendument efficaces ou de réforme radicale se trompent. À vouloir briser les classes moyennes, ils diviseront encore plus le pays. Ils feront mieux réussir quelques-uns mais oublieront les autres », soulève Emmanuel Macron.

Les concurrents sur sa gauche davantage critiqués

Accusant les autres candidats ne pas pouvoir « maintenir l’unité » nationale, Emmanuel Macron a d’abord pointé l’extrême-droite, qui « joue de la désespérance, des craintes et des angoisses » et la droite dure, qui « a décidé qu’il fallait maintenant attaquer nos juges et nos institutions ». Sans les nommer, l’ancien ministre de l’Économie s’est attardé plus longuement sur les « candidats de gauche », qui délaissent selon lui « la véritable idée du progrès ». « Ils ont renoncé à dire la vérité. »

À Pau, Emmanuel Macron s'en prend à ses adversaires, de l'extrême-droite à la gauche
02:06

Se prévalant de « réduire les dépenses de manière responsable, sans tout casser et en investissant », l’ancien conseiller de l’Élysée déplore les stratégies de ses adversaires, à gauche, comme à droite :

« Ceux qui promettent aujourd’hui des cadeaux sans contrepartie, augmenteront ou bien les impôts ou bien la dette. Parce que qui ne promettent que la purge, sans investir sacrifient de la même manière les générations à venir. »

Le président ne doit « pas être l’homme ou la femme de l’anecdote »

Emmanuel Macron à Pau : « Cette campagne est faite chaque jour d'affaires »
01:53

En introduction à ses propositions sur la moralisation de la vie politique – l’un des axes forts de son discours  – Emmanuel Macron a évoqué le ton de la campagne, « faite chaque jour d’affaires, de soubresauts, d’attaques. » « Notre démocratie est malade », constate-t-il, « nous devons écouter cette colère ».

Les promesses sur les changements de la pratique présidentielle sont remises ensuite sur la table : une « parole qui sera comptée » et une « parole qui sera respectée. En même temps qu’Emmanuel Macron expose sa conception de la présidence, il égratigne le quinquennat actuel. « On a fait croire qu’un homme pouvait être président en charge de tout. Le président n’est pas 15 ou 16 fois ministre, l’homme ou la femme de l’anecdote ».

Emmanuel Macron à Pau : « Le président n'est pas l'homme ou la femme de l'anecdote »
02:43

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