A Poitiers, Hollande défend le « modèle » du système de santé
François Hollande a entamé jeudi matin à Poitiers une visite visant à défendre le "modèle" français du système de santé, après avoir multiplié...

A Poitiers, Hollande défend le « modèle » du système de santé

François Hollande a entamé jeudi matin à Poitiers une visite visant à défendre le "modèle" français du système de santé, après avoir multiplié...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

François Hollande a entamé jeudi matin à Poitiers une visite visant à défendre le "modèle" français du système de santé, après avoir multiplié les mises en garde contre le programme du candidat de la droite, François Fillon.

"Priorité des Français, c'est un domaine dans lequel le président a un véritable bilan à assumer", fait valoir l'entourage présidentiel.

Mais selon un proche du chef de l'Etat, celui-ci a surtout l'intention de réaffirmer "qu'il est dangereux et risqué de s'en prendre à ce modèle, au moment où cette question est plus que jamais centrale pour les Français et dans les débats de l'année 2017".

"La santé et la protection sociale seront incontestablement un sujet de la présidentielle et le président voudra rappeler que cela fait partie de l'identité de la France", insiste-t-on de même source.

Après la visite d'une "maison de santé", François Hollande doit se rendre au CHU de Poitiers, s'exprimer devant une conférence de professionnels du secteur avant d'achever ce périple par la visite d'une permanence médico-sociale.

Pour "sauver" le système, François Fillon propose de focaliser l'assurance maladie sur des affections graves ou de longue durée, et les mutuelles et assurances sur le reste, la gauche l'accusant de vouloir "privatiser" la santé ce dont il se défend.

Pointant sans le nommer le candidat de la droite, François Hollande avait déjà dénoncé fin décembre son projet de supprimer 500.000 emplois publics lors d'une visite à Chambéry déjà consacrée au système de santé. "Il n'y a pas un hôpital qui fonctionne sans personnel, ça n'existe pas", avait alors souligné le chef de l'Etat.

Le président qui n'est pas candidat à sa propre succession entend désormais faire valoir son bilan. Il était ainsi la semaine dernière dans les Ardennes et les Vosges pour un déplacement sur le thème de l'industrie.

En visite au Chili et en Colombie François Hollande (ici le 22 janvier 2017 dans le désert d'Atacama) brille par son silence sur la primaire élargie du PS
En visite au Chili et en Colombie François Hollande (ici le 22 janvier 2017 dans le désert d'Atacama) brille par son silence sur la primaire élargie du PS
AFP

Partager cet article

Dans la même thématique

Mirecourt: French president Emmanuel Macron
6min

Politique

Macron veut interdire les portables au lycée : mesure qui « va dans le bon sens » ou « peine perdue » ?

Le chef de l’Etat a annoncé que les téléphones portables allaient « sans doute » être interdits dès la rentrée prochaine dans les lycées. C’est « faisable », soutient le sénateur Renaissance Martin Lévrier. « Il est incorrigible. C’est une annonce par jour pour exister », raille le sénateur LR Max Brisson, opposé à l’interdiction au lycée. « Une annonce un peu surréaliste » qui élude les vrais problèmes, dénonce la sénatrice PS Colombe Brossel.

Le

France Marseille vs Newcastle: Pre-Match Security Highlights
3min

Politique

« Violences policières » : la gauche du Sénat demande une commission d’enquête sur de « potentiels dysfonctionnements » au sein de l’IGPN et l’IGGN

Suite aux récentes révélations mettant en cause les forces de l’ordre dans des affaires de violences au sein des personnes dépositaires de l’autorité publique, la gauche du Sénat demande à la commission des lois de se doter des prérogatives d’une commission d’enquête visant à examiner les conditions dans lesquelles l’IGPN et l’IGGN exercent leurs prérogatives.

Le

Paris : Debate session on the draft budget law for 2026
4min

Politique

Budget de la Sécu : la règle de l’entonnoir peut-elle faciliter un compromis ?

Mercredi, députés et sénateurs ne sont pas parvenus à trouver une un accord en commission mixte paritaire sur le projet de loi de la Sécurité sociale. Le texte repart donc pour une nouvelle lecture en séance publique à partir de mardi, à l’Assemblée nationale. Les députés vont plancher sur le texte sorti du Sénat et conformément à la règle dite de l’entonnoir, leur droit d’amendement est limité. Ce qui va accélérer les débats mais sera-t-il suffisant pour arriver à un compromis ? Explications.

Le

Paris : session of questions to the government at the Senate
4min

Politique

Décentralisation : un rapport du Sénat remis au Premier ministre

Afin d’accompagner Sébastien Lecornu vers son engagement d’un grand acte de décentralisation, Gérard Larcher avait fait parvenir le 31 octobre la contribution du Sénat. Le document que Public Sénat a pu consulter appelle à consacrer un principe de différentiation et d’autonomie fiscale des collectivités.

Le