L'ancien Premier ministre François Fillon, jugé à Paris pour avoir employé "fictivement" son épouse Penelope, a promis jeudi "la vérité" à ses juges, tout en dénonçant les "dégâts irréparables" causés selon lui par cette affaire.
Costume sombre, feuilles de papier à la main, François Fillon, 65 ans, s'est avancé à la barre pour sa première prise de parole depuis l'ouverture lundi de son procès devant le tribunal correctionnel.
Dessin d'audience du 26 septembre 2020, des trois prévenus, Marc Joulaud (gauche), Penelope Fillon (centre) et François Fillon (droite)
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Le visage fermé, la voix claire, il a expliqué s'être décidé à faire une déclaration à la suite des propos tenus la veille par le parquet national financier, qui lui a "laissé le choix entre la peine de mort et la victimisation".
L'un des procureurs avait observé que "sous l'Ancien régime", le détournement de fonds publics, l'un des délits reprochés à François Fillon, était puni de "mort par pendaison".
François Fillon et son épouse Penelope sortent de leur domicile parisien le 24 février 2020
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Après avoir rejeté en début d'audience deux questions prioritaires de constitutionnalité (QPC) présentées par la défense, le tribunal a commencé à examiner le premier volet de l'affaire: l'emploi de Penelope Fillon comme assistante parlementaire de son époux, alors député de la Sarthe.
Mme Fillon, 64 ans, qui est jugée pour complicité et recel de détournement de fonds publics, a pris place entre ses deux anciens employeurs: son époux et l'ancien suppléant de ce dernier à l'Assemblée nationale Marc Joulaud, 52 ans.
Tous trois encourent dix ans d'emprisonnement, de lourdes amendes et des peines d'inéligibilité.
L'affaire avait éclaté en janvier 2017, pulvérisant la campagne du candidat de la droite à l'élection présidentielle.
"J'ai déjà été condamné sans appel par un tribunal médiatique", a vilipendé François Fillon, dénonçant des "violations répétées, continues, préméditées" de la présomption d'innocence.
"Les dégâts sont irréparables: l'élection présidentielle bien sûr", mais aussi "la place du courant de pensée que je représentais", a assuré le prévenu, ajoutant à l'adresse du tribunal: "Quelle que soit la décision que vous prendrez, rien n'y changera."
A son procès, prévu pour durer jusqu'au 11 mars, François Fillon entend "défendre" son "honneur, celui de (son) épouse et celui de Marc Joulaud". Il a promis "la vérité sur le travail essentiel accompli" par sa femme.
Mme Fillon et M. Joulaud n'ont pas souhaité faire de déclaration liminaire.
En dépit de sa condamnation pour détournement de fonds publics, la leader du RN annonce sa candidature à la présidentielle. Elle a décidé de se pourvoir en cassation, ce qui rend suspensif la décision de la Cour d’appel, lui permettant de faire campagne sans bracelet électronique. Assurant former un « couple politique » avec Jordan Bardella, ils mèneront campagne « en binôme ».
Le délibéré de la Cour d'appel dans l'affaire de détournement de fonds publics des assistants parlementaires européens du FN laisse le personnel politique dans l'expectative. Condamnée mais éligible, Marine Le Pen peut, en théorie, être candidate à l'élection présidentielle. À droite comme à gauche, on met en avant la dimension éthique et morale d'une potentielle candidature de Marine Le Pen à la présidentielle.
Dans l'affaire de détournement de fonds publics des assistants parlementaires européens du FN, la cour d'appel de Paris a pris en compte « la liberté des candidatures » et « la liberté de choix de l'électeur » en condamnant Marine Le Pen à quinze mois ferme d'inéligibilité. Les juges ont aussi condamné la députée RN à un an de prison aménageable sous bracelet électronique. Une peine qui pourrait être suspendue si Marine Le Pen décidait de se lancer dans la course à la présidentielle.
Le sénateur (LR) Jean-François Husson ressort mécontent d’une réunion sur les perspectives des finances publiques, à laquelle a participé le gouvernement, des parlementaires, des représentants des collectivités locales ou encore de la Sécurité sociale. « Beaucoup de communication et très peu d’action », déplore le sénateur. Bercy annonce des mesures supplémentaires de freinage de la dépense, à hauteur de 3 milliards d’euros.