À Toulouse, Emmanuel Macron présente son plan «Logement d’abord»
Après la polémique sur l’annonce d’une baisse des APL, Emmanuel Macron s’est rendu à Toulouse pour présenter le volet social de sa prochaine loi Logement. Le chef de l’État annoncé la création de 50 000 places supplémentaires pour les hébergements d’urgence.

À Toulouse, Emmanuel Macron présente son plan «Logement d’abord»

Après la polémique sur l’annonce d’une baisse des APL, Emmanuel Macron s’est rendu à Toulouse pour présenter le volet social de sa prochaine loi Logement. Le chef de l’État annoncé la création de 50 000 places supplémentaires pour les hébergements d’urgence.
Public Sénat

Par Public Sénat avec l'AFP

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Dès son arrivée dans la ville rose, le chef de l’État a été interpellé par un membre de l’association Droit au Logement qui lui a demandé pourquoi le gouvernement n’encadrait pas les loyers. « L’objectif c’est aussi de baisser les loyers. Mais là, je suis venu présenter le plan Logement d’abord (…) (Encadrer les loyers) Ce n’est pas une bonne méthode, si vous voulez faire un choc d’offre. Je n’y crois pas à titre personnel. Parce que vous n'allez pas convaincre des gens de construire massivement des logements si vous bloquez toujours les loyers » a-t-il expliqué (voir la vidéo). Le chef de l’État a par ailleurs réaffirmé  son objectif de « sortir 100 000 Françaises et Français d’un logement très précaire pour les mettre vraiment dans un parcours ». Pour cela, 50 000 places supplémentaires de logement d'urgence seront créés dans des pensions de famille ou le parc locatif, afin de remplacer les nuitées d'hôtels.

D'autre part, Emmanuel Macron a annoncé vouloir accroître la construction de logements neufs, en portant à 40 000 par an, dès 2018, la construction de logements « très sociaux » et en faisant augmenter « massivement » les constructions dans le parc libre, grâce à « une réduction des exigences des normes » environnementales et sociales.« Notre pays en construit trop peu car notre système est bloqué par la surréglementation ». Il faut « diminuer cette réglementation pour la rendre plus pragmatique, y compris sur des normes qui relèvent de très bons sentiments, quelques fois environnementales et sociales » a-t-il estimé.

Accueilli par le maire LR de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, Emmanuel Macron a d’abord  visité un centre d’hébergement puis s’est offert un bain de foule sur la place du Capitole où figuraient des militants d'En Marche, le comité local du mouvement aurait appelé ses adhérents à venir afficher leur soutien, rapporte l’AFP. Parallèlement, plusieurs centaines de personnes selon la préfecture, 2 000 selon la CGT, ont manifesté à Toulouse contre la baisse des APL et les ordonnances réformant le code du travail.

Enfin, le Président est revenu sur le terme « fainéant » employé vendredi à Athènes pour qualifier ceux qui s’opposaient à ses réformes. Ne regrettant « absolument pas » cette formule, Emmanuel Macron a indiqué ne pas l’avoir employé « avec l'esprit de polémique ». « On ne peut pas faire avancer notre pays si on ne dit pas les choses en vérité. Mais il faut écouter complètement les discours avec beaucoup de calme, avec beaucoup d'apaisement », a-t-il poursuivi

 

 

Partager cet article

Dans la même thématique

Vote de confiance : LR toujours en réflexion sur l’après 8 septembre
4min

Politique

Vote de confiance : LR toujours en réflexion sur l’après 8 septembre

Un bureau politique des Républicains s’est réuni ce 27 août sous l’égide de Bruno Retailleau. Le parti maintient la position édictée par son président, à savoir le refus de la chute du gouvernement, mais temporise toujours sur l’attitude à adopter en cas de changement d’équipe à Matignon.

Le

Paris: French Pm Press conference
10min

Politique

Arrière-pensées pour 2027 ou alerte sur la dette : que vise vraiment François Bayrou avec le vote de confiance ?

L’annonce surprise par François Bayrou d’un vote de confiance à l’issue quasi impossible interroge. Certains, comme le sénateur LR Max Brisson, y voient « un coup théâtral » pour assurer sa sortie et une éventuelle candidature à la présidentielle. « Spéculation », balaie d’un revers de main un proche du premier ministre, pour qui « ce n’est aujourd’hui pas d’actualité ».

Le

SIPA_01036602_000013
5min

Politique

Paris : les dessous du deal entre Dati et Barnier

Il ne devrait pas y avoir de guerre des droites à Paris, en tout cas pas pour le moment. La commission nationale d’investiture de LR s’apprête à soutenir officiellement la candidature de Rachida Dati aux municipales à Paris en mars prochain. En échange, la ministre de la Culture laisserait le champ libre à Michel Barnier, investi par le parti à la législative partielle dans la 2e circonscription de Paris.

Le