«À un moment donné, les économies, il faut les faire quelque part», déclare Bruno Le Maire
Auditionné par la commission des Affaires économiques du Sénat, le ministre de l’Économie dit « assumer » des « décisions courageuses » dans la baisse de la dépense publique.

«À un moment donné, les économies, il faut les faire quelque part», déclare Bruno Le Maire

Auditionné par la commission des Affaires économiques du Sénat, le ministre de l’Économie dit « assumer » des « décisions courageuses » dans la baisse de la dépense publique.
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Treize milliards d’économies sur les collectivités territoriales, polémique sur le budget de la Défense, baisse de 5 euros des aides au Logement : les raisons d’interroger le nouvel hôte de Bercy ne manquaient pas aux sénateurs. Auditionné durant une heure et demie par la commission des Affaires économiques, Bruno Le Maire a défendu sa méthode et a dit « assumer certaines décisions courageuses » pour permettre la « transformation en profondeur du modèle économique et du modèle social français » :

« Je vais vous dire : à un moment donné, les économies, il faut les faire quelque part. Et ce n’est jamais le bon endroit. Mais si nous voulons vraiment la dépense publique, à un moment donné il faut assumer certaines décisions courageuses. »

« À un moment donné, les économies, il faut les faire quelque part », déclare Bruno Le Maire
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« Toujours difficile de réduire la dépense publique »

Le ministre de l’Économie a pointé un « modèle économique et social dépassé » et les « performances économiques » de la France « moins bonnes que quasiment tous les États européens » :

« Tous ceux qui critiquent nos décisions sur les APL, sur le budget de la Défense, sur un certain nombre de décisions que nous avons été amenés à prendre ou qui résultent des choix passés des gouvernements précédents. Je leur pose la question : vous voulez réduire la dépense publique où ? C’est toujours difficile de réduire la dépense publique, parce qu’il y a toujours une justification pour dépenser plus d’argent public. »

Parmi les sénateurs à s’être exprimés, Daniel Dubois (UDI) s’est notamment inquiété des conséquences de ces récentes décisions sur la reprise de la croissance. Michel Le Scouarnec (CRC) a lui interpellé le ministre sur la situation budgétaire des communes, qui ont jusque-là « tenu le coup ». La question de la suppression progressive de la taxe d’habitation est également revenue dans les questions.

« Ne pensez pas une seconde que nous laissons tomber les collectivités territoriales, ce n’est pas vrai », leur a assuré Bruno Le Maire, qui a également listé « beaucoup de possibilités » pour leur « permettre de faire les économies » demandées : évolution du statut de la fonction publique territoriale ou encore des mesures de simplification.

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