Abandon par Philippe des voeux à la presse, « un mauvais signal » selon l’Association de la presse ministérielle
L'Association de la presse ministérielle (APM) a déploré jeudi qu'Edouard Philippe ait renoncé à la traditionnelle cérémonie des...

Abandon par Philippe des voeux à la presse, « un mauvais signal » selon l’Association de la presse ministérielle

L'Association de la presse ministérielle (APM) a déploré jeudi qu'Edouard Philippe ait renoncé à la traditionnelle cérémonie des...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

L'Association de la presse ministérielle (APM) a déploré jeudi qu'Edouard Philippe ait renoncé à la traditionnelle cérémonie des voeux à la presse du Premier ministre, y voyant "un mauvais signal" pour une profession "de plus en plus entravée au quotidien".

L'APM "constate que le Premier ministre renonce, cette année, à la cérémonie des voeux à la presse. Elle le regrette. Rompre une tradition républicaine n'est pas gage de modernité", déclare dans un communiqué le président de l'association, Benjamin Sportouch.

"Alors que le chef de l'Etat a affirmé, dans ses vœux aux journalistes, son souci de protéger la liberté de la presse, +une liberté première+, cette annulation est un mauvais signal envoyé à notre profession, qui se voit de plus en plus entravée, au quotidien, dans l'exercice de son métier", estiment M. Sportouch et le bureau de l'APM.

"L'abandon de ces vœux à la presse", "échange précieux autour des difficultés, des préoccupations propres à l'exercice de notre métier", est "d'autant plus regrettable que notre association célèbre cette année son 70e anniversaire. On a connu meilleure considération de la part des pouvoirs publics pour une association professionnelle de journalistes emblématique", ajoute l'APM.

Sollicité par l'AFP sur cette interpellation, Matignon a déclaré que "le Premier ministre attache beaucoup d’importance à la presse mais a jugé qu’il n’est pas utile cette année de rajouter un discours de vœux à celui du président de la République, qui a donné des messages essentiels à la profession".

Partager cet article

Dans la même thématique

FRA – BOOK – CONSENTEMENT
2min

Politique

Crise chez Grasset : la sénatrice Sylvie Robert (PS) propose de créer une clause de conscience pour les auteurs

Alors que plus de 150 écrivains annoncent quitter la maison d’édition Grasset pour protester contre le renvoi du PDG Olivier Nora, la sénatrice socialiste Sylvie Robert propose une « loi d’urgence » pour « protéger les auteurs ». Le but : permettre aux auteurs d’activer une clause de conscience en cas de changement radical de la ligne éditoriale de leur éditeur.

Le

FRA – ELECTIONS MUNICIPALES – LR RETAILLEAU
10min

Politique

« Il faut qu’il abatte son jeu et rentre sur le terrain » : Bruno Retailleau pourrait être candidat officiel des LR pour 2027 dès dimanche

Les militants LR sont appelés à choisir le mode de désignation de leur candidat ce week-end. Mais entre primaire fermée, primaire semi-ouverte et président du parti propulsé candidat, c’est la troisième option qui tient la corde. De quoi permettre au président des LR de lancer le second étage de la fusée et dévoiler son programme « de rupture ». Un meeting est en préparation avant l’été. Il pourrait se faire au Parc floral de Paris, le 20 juin.

Le

Abandon par Philippe des voeux à la presse, « un mauvais signal » selon l’Association de la presse ministérielle
4min

Politique

Loi-cadre sur les transports : « Nous allons donner des moyens supplémentaires pour investir dans les transports », promet le ministre Philippe Tabarot

Alors que le projet de loi-cadre sur les transports est examiné en séance au Sénat, Philippe Tabarot a égrené les grandes lignes de « son » texte, jeudi 16 avril, au micro de Public Sénat. Le ministre des transports veut assurer la pérennité des financements du secteur, notamment via les recettes des péages autoroutiers et un nouveau contrat avec SNCF Réseau.

Le

Marine Le Pen and Jordan Bardella Hold Campaign Rally in Chalons-en-Champagne
6min

Politique

Présidentielle : « Une inclinaison libérale plus prononcée au RN, incarnée par Jordan Bardella, ne sera pas forcément de nature à rebuter son électorat »

Jeudi et vendredi, les cadres du RN se retrouvent dans un lieu secret pour « un séminaire présidentiel ». Le parti, qui est toujours suspendu à la décision de la Cour d’appel sur l’inéligibilité de Marine Le Pen, n’est pas encore tout à fait en ordre de marche. Au fil des mois, Jordan Bardella semble s’éloigner de la ligne souverainiste et étatiste prônée lors des précédentes campagnes présidentielles. Faut-il y voir un antagonisme ou une manière d'accéder à un dernier territoire de conquête électorale ?

Le