Absence au Sénat :  Eric Dupond-Moretti répond avec sarcasme à Marie-Pierre de la Gontrie
Le garde des Sceaux est de retour en séance au Sénat ce mardi 19 octobre pour l’examen du texte sur la responsabilité pénale. Son absence hier avait suscité des critiques sur les bancs de la gauche. Eric Dupond-Moretti a ironisé dans l’hémicycle sur les reproches formulés la veille.

Absence au Sénat : Eric Dupond-Moretti répond avec sarcasme à Marie-Pierre de la Gontrie

Le garde des Sceaux est de retour en séance au Sénat ce mardi 19 octobre pour l’examen du texte sur la responsabilité pénale. Son absence hier avait suscité des critiques sur les bancs de la gauche. Eric Dupond-Moretti a ironisé dans l’hémicycle sur les reproches formulés la veille.
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L’examen du projet de loi « Responsabilité pénale et sécurité intérieure » a repris ce mardi 19 octobre au Sénat, en présence du garde des Sceaux. Retenu la veille par le lancement des Etats généraux de la justice à Poitiers avec le Président de la République, Eric Dupond-Moretti avait été remplacé par le Ministre des relations avec le Parlement. Marc Fesneau avait donc demandé « la réserve » des articles concernant le ministère de la Justice. Articles qui sont en conséquence examinés ce mardi après-midi. Une absence qui avait été décriée par la gauche et notamment par Marie-Pierre de la Gontrie. La sénatrice PS de Paris avait alors fustigé « Éric Dupond-Moretti qui a décidé de faire campagne avec M. Macron. Mais ça ne peut pas être au prix de la désertion du débat parlementaire […] C’est assez insupportable […] On voit bien que c’est la campagne d’abord et le Parlement après. Les Français apprécieront ».

« Je sais qu’hier l’une d’entre vous a évoqué une campagne électorale… »

A la reprise de la séance cet après-midi, le garde des Sceaux a tout d’abord voulu « présenter ses excuses au Sénat ». Puis Eric Dupond-Moretti a poursuivi en ironisant : « Ce n’est pas anormal que le garde des Sceaux ait été aux côtés du Président de la République pour les Etats généraux de la Justice […] Je sais qu’hier l’une d’entre vous a évoqué une campagne électorale […] il y avait le président de la commission des lois du Sénat qui était à mes côtés ; Madame Vérien également. J’ai la faiblesse de penser, qu’ils ne viennent pas faire la campagne du Président de la République, qui je le rappelle à cet instant, n’est pas candidat. »

« Je vais vous dire dans quel étau on se retrouve : si le Président de la République ne travaille plus, on dit ‘ah ah il est en campagne’. S’il travaille jusqu’au dernier quart d’heure, on dit ‘il est en campagne » a-t-il enchaîné.

Et le ministre de vanter l’action de l’exécutif pour la justice, avant de revenir à la charge : « Nous avons souhaité, dans un 1er temps, restaurer la Justice avec un budget exceptionnel, mettre en œuvre un certain nombre de mesures… Et dans un 2ème temps, il est question de moderniser la justice. Nous avons choisi le Futuroscope (les Etats généraux ont été lancés à Poitiers nrdl) et non les grottes de Lascaux, car nous envisageons la justice du futur. »

 

« D’ailleurs si vous aviez été en campagne à ses côtés, elle ne serait pas à 4 %. »

« Hier Madame la sénatrice de la Gontrie vous avez cru devoir dire que j’étais en campagne aux côtés du Président de la République, et vous il y a quelques jours, je vous ai vu aux côtés de Madame Hidalgo, vous étiez ceintes de vos écharpes tricolores, vous annonciez l’arrivée de la police municipale, je n’ai pas pensé une seconde que vous étiez en campagne, j’ai pensé que vous étiez là pour défendre votre territoire.. »

Le garde des Sceaux finit son propos par une estocade « D’ailleurs si vous aviez été en campagne à ses côtés, elle ne serait pas à 4 %. Tout ça ce sont des polémiques stériles ! »

Ce n’est pas la première fois que Marie-Pierre de la Gontrie et Eric Dupond-Moretti croisent le fer dans l’hémicycle. Cependant, en reprenant la parole, la sénatrice de Paris n’a pas souhaité renchérir, et les débats sur les articles du texte ont pu reprendre, plus sereinement.

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