Le chef de file des députés Les Républicains Christian Jacob a estimé jeudi que le président de l'Assemblée nationale François de Rugy (LREM) nourrissait l'"anti-parlementarisme latent" avec ses nouvelles mesures contre l'absentéisme des députés.
M. de Rugy a annoncé dimanche vouloir faire "appliquer strictement" les sanctions financières pour les députés qui seraient "multirécidivistes" en cas d'absence à plus de deux tiers des scrutins solennels.
Le président de l'Assemblée nationale François de Rugy, le 12 décembre 2017 à Paris
AFP/Archives
Invité de l'émission "Questions d'info" LCP-Le Point-AFP, le patron des députés LR a jugé cette idée "ridicule". "M. de Rugy devrait se concentrer sur le rôle de l’Assemblée et arrêter de contribuer à cet anti-parlementarisme latent", a-t-il dénoncé.
M. Jacob a jugé que le fait de participer ou non à un vote solennel sur les textes de loi était "un acte politique" et que les seuls à qui les députés avaient des "comptes à rendre" étaient leurs "électeurs".
"C'est imbécile" de laisser "entendre que les députés ne sont jamais là", a-t-il encore déploré.
Le coordinateur national de la France insoumise, Manuel Bombard, souligne que le mouvement peut « l’emporter dans des dizaines de communes ». Il appelle également à des fusions de listes pour éviter la victoire de candidats de l’extrême droite.
Le premier tour des élections municipales de 2026 confirme une tendance désormais bien installée dans la vie politique française : un niveau d’abstention relativement élevé. Selon les projections d’Ipsos-BVA, celle-ci atteindrait 44 % à 20 heures, soit un peu moins qu’en 2020 mais toujours à un niveau important. Qui n’est pas allé voter ? Sociologie des abstentionnistes.
89 % des personnes proches de LFI sont favorables à des alliances ou fusions avec le PS au second tour, contre 36 % chez les proches du PS. A droite, 64 % des personnes proches des LR sont favorables à des fusions RN/LR, mais ils sont aussi à 69 % favorables à des fusions avec Renaissance ou Horizons. Chez les personnes proches du RN, 78 % se disent favorables aux fusions de listes RN/LR, selon notre sondage Ipsos BVA CESI Ecole d’ingénieurs pour France Télévisions, Radio France et Public Sénat/LCP-AN.
D’après un sondage Ipsos BVA, les abstentionnistes qui n’ont pas voté aux élections municipales mettent peu en avant un désintérêt global pour la politique. Ils expliquent davantage leur abstention par la conviction que ces élections ne changeront rien à leur vie quotidienne ou que les résultats sont connus d’avance.