Le chef de file des députés Les Républicains Christian Jacob a estimé jeudi que le président de l'Assemblée nationale François de Rugy (LREM) nourrissait l'"anti-parlementarisme latent" avec ses nouvelles mesures contre l'absentéisme des députés.
M. de Rugy a annoncé dimanche vouloir faire "appliquer strictement" les sanctions financières pour les députés qui seraient "multirécidivistes" en cas d'absence à plus de deux tiers des scrutins solennels.
Le président de l'Assemblée nationale François de Rugy, le 12 décembre 2017 à Paris
AFP/Archives
Invité de l'émission "Questions d'info" LCP-Le Point-AFP, le patron des députés LR a jugé cette idée "ridicule". "M. de Rugy devrait se concentrer sur le rôle de l’Assemblée et arrêter de contribuer à cet anti-parlementarisme latent", a-t-il dénoncé.
M. Jacob a jugé que le fait de participer ou non à un vote solennel sur les textes de loi était "un acte politique" et que les seuls à qui les députés avaient des "comptes à rendre" étaient leurs "électeurs".
"C'est imbécile" de laisser "entendre que les députés ne sont jamais là", a-t-il encore déploré.
Contrairement aux députés, les sénateurs ne sont pas élus directement par les citoyens. Leur désignation repose sur un suffrage universel indirect exercé par près de 162 000 grands électeurs, majoritairement issus des conseils municipaux. Un mécanisme central de la représentation des territoires, souvent méconnu du grand public.
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Grandir dans l’ombre du pouvoir oblige à se construire autrement, a fortiori lorsque votre existence relève du secret d’Etat. Mazarine Pingeot, « fille cachée » de François Mitterrand y est parvenue. Auteur d’une vingtaine d’ouvrages, la philosophe publie ces jours-ci Inappropriable (ed. Climats Flammarion), un essai ambitieux sur la relation entre l’homme et l'intelligence artificielle. Invitée de Rebecca Fitoussi dans l’émission Un monde, un regard, elle revient sur une enfance hors du commun.