Accès à l’IVG pendant la crise sanitaire : le gouvernement refuse d’allonger les délais
Pour répondre aux difficultés d'accès à l'IVG pendant la crise sanitaire, la sénatrice PS Laurence Rossignol a proposé d'allonger de deux semaines le délai autorisé, dans le cadre du projet de loi d’urgence. Le gouvernement a refusé.

Accès à l’IVG pendant la crise sanitaire : le gouvernement refuse d’allonger les délais

Pour répondre aux difficultés d'accès à l'IVG pendant la crise sanitaire, la sénatrice PS Laurence Rossignol a proposé d'allonger de deux semaines le délai autorisé, dans le cadre du projet de loi d’urgence. Le gouvernement a refusé.
Alexandre Poussart

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Pour faire face aux difficultés d'accès à l'interruption volontaire de grossesse pendant la crise sanitaire, la sénatrice PS Laurence Rossignol a proposé d'allonger de deux semaines le délai autorisé (actuellement à 12 semaines de grossesse), lors du débat sur le projet de loi d’urgence face au Coronavirus.

« Les services d'orthogénie me remontent des difficultés d'accès à l'IVG, à tel point que le collège des gynécologues obstétriciens de France a diffusé une note à ses adhérents sur la prise en charge des IVG », a expliqué Laurence Rossignol, ancienne ministre de la famille sous François Hollande. « Aujourd'hui, il manque des médecins et on ne peut plus aller à l'étranger. Les médecins vous demandent d'allonger les délais de deux semaines », a-t-elle lancé au ministre de la Santé Olivier Véran lors d’un échange très tendu.

« Pas de lien entre l’épidémie et l’IVG » pour Olivier Véran Olivier Véran s’est opposé à cet amendement. « Madame Rossignol, l'accès des Français à l'IVG m'intéresse profondément. Faut-il augmenter de deux semaines le délai de l'IVG ? Je ne crois pas. Je ne vois pas le lien spontanément entre l'épidémie et l’IVG ».
Le ministre a tout de même assuré qu’il étudierait ce sujet.

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