Accord de « non-censure » : « Il y a un dialogue à approfondir, c’est nécessaire », plaide Hervé Marseille

Le président du groupe Union centriste au Sénat constate un « bougé » au Parti socialiste sur le principe d’une coalition élargie à Renaissance et aux Républicains. « Il y a un travail à mener », encourage-t-il. Il estime par ailleurs que Michel Barnier aurait dû « s’impliquer davantage » avec les groupes qui le soutiennent.
Guillaume Jacquot

Temps de lecture :

2 min

Publié le

« Par définition, s’il a été censuré, c’est que des choses n’ont pas été faites, pas prises en compte. » Au lendemain de la motion de censure qui a emporté Michel Barnier, le président des sénateurs de l’Union centriste Hervé Marseille tire quelques enseignements des dernières semaines. Pour cet élu des Hauts-de-Seine, le Premier ministre renversé aurait « dû davantage faire de politique avec les groupes qui le soutiennent ». « Il est resté – car c’était difficile, compliqué – un peu à l’écart. Ce n’était pas son tempérament, il aurait dû s’impliquer davantage avec eux, rechercher davantage l’écoute des oppositions. »

Un pluriel sur lequel le numéro 2 de la majorité sénatoriale tient à insister. « On a entendu bruyamment Mme Le Pen, il y avait aussi les oppositions de gauche », souligne-t-il. Depuis quelques années, les centristes ont parfois permis à quelques amendements de gauche d’être adoptés durant les débats budgétaires.

« Je vois qu’aujourd’hui, et notamment au PS, il y a ce qu’on appellerait un bougé », note Hervé Marseille. Le principe d’un pacte de « non-censure », évoqué dès le mois d’août de façon isolée par le député socialiste Philippe Brun trouve depuis quelques heures de l’écho. Hier, bien avant que tombe le couperet à l’Assemblée nationale, les présidents de groupe du parti à la rose, Boris Vallaud et Patrick Kanner tendaient la main à un rassemblement plus large de LR jusqu’à des groupes de gauche, qui reposeraient sur quelques points. « Je pense qu’il y a un travail à mener, un dialogue à approfondir, dans l’intérêt du pays, sur un certain nombre de principes, de thèmes. C’est nécessaire », insiste Hervé Marseille.

À quelques heures de l’allocution télévisée du chef de l’État, le sénateur attend d’Emmanuel Macron « qu’il nous guide, qu’il nous dise où il veut mener le pays ».

Partager cet article

Dans la même thématique

Accord de « non-censure » : « Il y a un dialogue à approfondir, c’est nécessaire », plaide Hervé Marseille
3min

Politique

« Je ne souhaite pas participer aux ravages sociaux et écologiques en cours » assume cet étudiant qui a bifurqué 

En 2022, Théophile Duchateau, élève dans l’école d’ingénieur Agro ParisTech, fait partie du groupe de « bifurqueurs », surnommés ainsi après avoir annoncé publiquement lors de la remise de leur diplôme qu’ils préféraient renoncer à une carrière toute tracée dans un grand groupe. Théophile Duchateau, ancien élève ingénieur d’Agro ParisTech partage aujourd’hui sa vie entre son métier dans l’agroforesterie et l’engagement dans une ferme collective. Au micro de Quentin Calmet et face aux sénateurs, il assume une nouvelle forme de « travail » dans l’émission Dialogue citoyen.

Le

Accord de « non-censure » : « Il y a un dialogue à approfondir, c’est nécessaire », plaide Hervé Marseille
4min

Politique

« L’IA, j’y crois beaucoup » : le préfet de police de Paris défend son utilisation pour la surveillance vidéo des rodéos urbains et des manifestations

Auditionné au Sénat sur la sécurité de l’espace public, le préfet de police de Paris Patrice Faure a défendu le recours à la surveillance vidéo algorithmique pour détecter certains délits et encadrer les manifestations. « Donnez-nous le cadre législatif pour utiliser les moyens technologiques qui existent », a-t-il exhorté devant les sénateurs.

Le

Retailleau ok
7min

Politique

Bruno Retailleau veut rétablir les contrôles à la frontière espagnole : c’est le cas depuis 2015

Suite à la régularisation de 500 000 sans-papiers en Espagne, la droite et l’extrême droite réclament un rétablissement des contrôles à la frontière espagnole. Or, ces contrôles ont été rétablis, théoriquement temporairement, mais sans discontinuer, depuis 2015. Par ailleurs, un titre de séjour délivré par un autre Etat-membre ne permet pas de séjourner légalement en France.

Le