Accord sur la réforme ferroviaire : Olivier Jacquin (PS) dénonce un « pacte entre LR et LREM »
Le sénateur socialiste de Meurthe-et-Moselle fustige une « séance expéditive » après la fin de la commission mixte paritaire sur le projet de loi pour « un nouveau pacte ferroviaire ».

Accord sur la réforme ferroviaire : Olivier Jacquin (PS) dénonce un « pacte entre LR et LREM »

Le sénateur socialiste de Meurthe-et-Moselle fustige une « séance expéditive » après la fin de la commission mixte paritaire sur le projet de loi pour « un nouveau pacte ferroviaire ».
Public Sénat

Par Guillaume Jacquot (Propos recueillis par Tâm Tran Huy)

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Un « nouveau pacte ferroviaire », comme le laisse entendre l’intitulé du projet de loi réformant la SNCF et organisant l’ouverture à la concurrence ? Pour le sénateur socialiste Olivier Jacquin, il s’agirait plutôt d’un « pacte très fort entre Les Républicains et En Marche ».

L’élu de Meurthe-et-Moselle compte parmi les deux parlementaires qui ont voté contre la version commune élaborée par les 14 députés et sénateurs, en commission mixte paritaire ce lundi après-midi, au terme d’une heure d’échanges. « Une séance expéditive », regrette-t-il..

« On va plus loin qu’une simple ouverture à la concurrence »

« Il y a même fallu dire au rapporteur que le fait qu’il utilise comme argument, contre nos amendements, le respect de l’équilibre avec l’autre rapporteur, c’était un peu frustrant pour le débat démocratique », ne décolère pas Olivier Jacquin.

« On va plus loin qu’une simple ouverture à la concurrence », selon le parlementaire socialiste, qui relève notamment la transformation de la SNCF en société anonyme. « On n’a pas la révolution ferroviaire annoncée qui permettrait demain d’envisager un report modal de la route vers le ferroviaire parce qu’on n’a pas le dispositif financier. »

Olivier Jacquin affirme enfin que la réforme a perdu l’une de ses avancées du Sénat, lors de la CMP. Un dispositif qui permettait de « garantir des dessertes de petites villes non reliées par la voie rapide », selon lui.

Partager cet article

Dans la même thématique

Green party leaders attend Stephane Baly campaign rally in Lille
7min

Politique

Municipales 2026 : l’heure est à « l’introspection » chez les écologistes au lendemain de la perte de plusieurs grandes villes  

Bordeaux, Strasbourg, Poitiers, Annecy… les écologistes ont subi de nombreuses pertes aux élections municipales après leur percée de 2020. Le signe d’un parti qui peine, à l’inverse d’il y a six ans, à apparaitre comme une force motrice à gauche, à l’heure où les propositions écologiques locales sont reprises par ses adversaires, y compris à droite.

Le

Gregory Doucet,Municipal and metropolitan elections in Lyon Vote
6min

Politique

Municipales à Lyon : victoire à la Pyrrhus pour les écologistes, qui perdent la Métropole

La victoire de Grégory Doucet à Lyon a médiatiquement éclipsé la défaite des écologistes à la Métropole, alors que celle-ci dispose d’un budget et de compétences bien plus importantes. La droite conduite par Véronique Sarselli dispose d’une majorité confortable, si la coalition formée autour de Jean-Michel Aulas se maintient telle quelle.

Le

« Un parti déjà solide et bien implanté » : malgré la perte de Nice, Horizons consolide son assise dans les villes et met le cap vers 2027
7min

Politique

« Un parti déjà solide et bien implanté » : malgré la perte de Nice, Horizons consolide son assise dans les villes et met le cap vers 2027

Le parti fondé par l’ancien Premier ministre Édouard Philippe à l’automne 2021 a remporté 17 villes de plus de 30 000 habitants aux élections municipales. Sa présence dans la France très urbaine est globalement stable, bien que marquée par la perte brutale de Nice, cinquième ville de France. Grâce à son maillage de petites villes, Horizons revendique une progression territoriale.

Le

Paris : Rachida Dati after the results of the first round of France s  2026 municipal elections of Paris
11min

Politique

« On a fait tout ce qu’il fallait faire pour perdre » : Rachida Dati, anatomie d’une cuisante défaite à Paris

ANALYSE – Rachida Dati a perdu son pari électoral dans la capitale, même si elle reste maire du 7e arrondissement. Entre les effets de bord de la loi PLM, qu'elle a elle-même soutenue, et les tensions locales avec Horizons et Renaissance malgré un passage au gouvernement, retour sur une campagne où la cheffe de file de la droite parisienne, réputée pour son franc-parler et sa détermination, semble avoir fini par se couper d’une partie de son électorat.

Le