Accoyer: Ferrand devrait être « mis en retrait du gouvernement », « silence troublant » de Macron
Richard Ferrand devrait être "mis en retrait du gouvernement" après l'ouverture d'une enquête préliminaire par le parquet, a...

Accoyer: Ferrand devrait être « mis en retrait du gouvernement », « silence troublant » de Macron

Richard Ferrand devrait être "mis en retrait du gouvernement" après l'ouverture d'une enquête préliminaire par le parquet, a...
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Richard Ferrand devrait être "mis en retrait du gouvernement" après l'ouverture d'une enquête préliminaire par le parquet, a estimé jeudi le secrétaire général du parti Les Républicains Bernard Accoyer, en s'étonnant "du silence troublant du président de la République".

"L'exigence de moralisation, qui a été placée comme priorité par l'exécutif, devrait conduire M. Ferrand à être placé en retrait du gouvernement", a déclaré auprès de l'AFP M. Accoyer.

"On s'explique de moins en moins son maintien du gouvernement et le silence assez troublant du président de la République devant cette situation", a ajouté cet ancien président de l'Assemblée nationale et député sortant de Haute-Savoie.

Les Républicains "se réjouissent que le parquet de Brest ait changé de pied et ait retrouvé son indépendance", a-t-il ajouté.

Après avoir rappelé que le parquet n'avait pas vendredi donné suite à un signalement fait par LR, le parti a refait une démarche auprès du parquet en début de semaine, en s'appuyant sur de nouveaux éléments révélés par la presse, a-t-on ajouté à LR.

Les Mutuelles de Bretagne, dont Richard Ferrand était alors le directeur général, avaient souhaité en 2011 louer des locaux commerciaux à Brest pour ouvrir un centre de soins. L'entreprise avait choisi, entre trois propositions, celle d'une société immobilière appartenant à la compagne du ministre.

M. Accoyer a dénoncé "des délits financiers graves", jugeant aussi qu'"il y a, à l'évidence, toute une série de faits en contradiction avec le code de la mutualité et la morale" et "un enrichissement sans cause" de la compagne de M. Ferrand.

Selon le procureur de Brest, l'"enquête aura pour but de recueillir tout élément permettant une analyse complète des faits et de rechercher si ceux-ci sont susceptibles ou non de constituer une infraction pénale en matière de manquements au devoir de probité et aux règles spécifiques du code de la mutualité".

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