Accusations d’islamo-gauchisme : Alexis Corbière dénonce une « campagne de calomnie »
Invité d'Audition publique ce 26 octobre 2020, le député La France insoumise Alexis Corbière a répondu aux accusations du ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, selon lequel LFI serait liée à un « islamo-gauchisme ».

Accusations d’islamo-gauchisme : Alexis Corbière dénonce une « campagne de calomnie »

Invité d'Audition publique ce 26 octobre 2020, le député La France insoumise Alexis Corbière a répondu aux accusations du ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, selon lequel LFI serait liée à un « islamo-gauchisme ».
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

C’était le 6 octobre, avant l’assassinat de Samuel Paty. Lors des questions d’actualité, le ministre de l’Intérieur répondait à Alexis Corbière, en reprochant à la France insoumise d’être « liée avec un islamo-gauchisme qui détruit la République ». Le parlementaire de Seine-Saint-Denis, invité d’Audition publique ce 26 octobre 2020 sur Public Sénat, LCP-AN et Le Figaro Live, est revenu sur les accusations auxquelles est confronté son mouvement. C’est une « campagne de calomnie », a-t-il estimé, au sujet de qualificatifs laissant entendre qu’une partie de la gauche se serait compromise avec l’islamisme.

Alexis Corbière est notamment revenu sur sa présence à une manifestation le 10 novembre 2019, à Paris, contre l'islamophobie, à laquelle avait participé le Collectif contre l'islamophobie en France (CCIF). Le gouvernement a demandé la dissolution de cette association accusée de collusion avec l’islam radical, après l’attentat de Conflans-Sainte-Honorine. « Je manifesterai toujours pour protester contre le fait que certains de nos concitoyens en raison de leurs convictions spirituelles, de leur religion, soient agressés », a précisé le député de Seine-Saint-Denis, avant de retourner le raisonnement contre Gérald Darmanin. « M. Darmanin a fait meeting en 2013 avec le CCIF. Est-il un allié des salafistes et des Frères musulmans ? M. Delevoye a signé une tribune – ce que je n’ai jamais fait – en 2015 avec le CCIF. Est-ce que des membres du gouvernement sont-ils des alliés des salafistes ? »

« Je ne vois pas pour quelles raisons il faudrait dissoudre le CCIF »

Le député a par ailleurs fait part de ses doutes sur la solidité juridique d’une dissolution de cet organisme. « À ce stade, après avoir lu énormément sur le sujet, je ne vois pas pour quelles raisons il faudrait dissoudre le CCIF […] J’ai l’impression que le gouvernement recule parce que lui aussi n’a pas beaucoup d’éléments. »

Alexis Corbière a, en outre, critiqué les partis qui faisaient « la leçon » à la France insoumise. « Il y a parfois même, avouons-le, un clientélisme de la part d'élus, des municipalités qui bien souvent préfèrent négocier », a-t-il reproché, insistant sur le fait que LFI n’était à la tête d’aucune mairie. Lui-même n’a « jamais mis les pieds à une cérémonie religieuse », a-t-il tenu à préciser.

Partager cet article

Dans la même thématique

Illustration of the  Cour des Comptes in Paris
7min

Politique

Nouvel impôt sur la fortune, taxe sur les holdings, révision du Pacte Dutreil : les pistes de la Cour des comptes accueillies froidement par la majorité sénatoriale

Dans une note destinée à nourrir le débat public, la Cour des comptes préconise une légère hausse de la fiscalité du patrimoine via la création d'un nouvel impôt sur la fortune personnelle, une taxe sur les holdings ou encore la révision du Pacte Dutreil. Ces pistes sont destinées à répondre « au sentiment d'injustice, qui altère le consentement à l'impôt », mais vont à rebours de la position de la majorité sénatoriale pour qui le redressement de l'économie passe au contraire par un allégement de charges et la facilitation des transmissions des biens professionnels.

Le

Accusations d’islamo-gauchisme : Alexis Corbière dénonce une « campagne de calomnie »
2min

Politique

Primaire du PS : Boris Vallaud se dit « peiné et consterné du ton que prend cette campagne »

Invité de la matinale de Public Sénat, le président du groupe PS à l’Assemblée nationale, Boris Vallaud a regretté les propos de Ségolène Royal concernant Raphaël Glucksmann. En attendant le premier tour le 9 octobre, le dialogue pourrait encore se tendre entre les cinq candidats, parmi lesquels figurent Ségolène Royal et Raphaël Glucksmann.

Le