Accusé d’être héritier de Hollande, Macron assure porter « l’alternance »
Emmanuel Macron, accusé par la droite d'être l'héritier et le continuateur de François Hollande, a assuré vendredi porter "l...

Accusé d’être héritier de Hollande, Macron assure porter « l’alternance »

Emmanuel Macron, accusé par la droite d'être l'héritier et le continuateur de François Hollande, a assuré vendredi porter "l...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Emmanuel Macron, accusé par la droite d'être l'héritier et le continuateur de François Hollande, a assuré vendredi porter "l'alternance" après le quinquennat socialiste.

Le candidat d'En Marche! à la présidentielle, qui la semaine dernière avait déjà affirmé ne pas être dans la "continuité" du chef de l'Etat, a monté le niveau d'un cran en parlant à plusieurs reprises d'"alternance" lors de son déplacement à Bordeaux.

"Je tiendrai les engagements dont je suis le garant: rassemblement, autour d'un projet cohérent, celui des progressismes, renouvellement, car nous n'avons pas fait tout cela pour voir les mêmes têtes (...) et alternance, car ce n'est pas la continuité de la démarche actuelle du gouvernement", a déclaré vendredi M. Macron devant les journalistes.

Ce mot d'alternance, marquant une rupture claire avec le quinquennat, était notamment demandé par le nouvel allié de l'ancien ministre de l'Economie, le président du MoDem François Bayrou, selon une source proche de M. Macron.

Interrogé sur les récents soutiens, parfois hétéroclites, de divers responsables politiques, dont, dernier en date, l'ancien ministre communiste Robert Hue, le candidat a nié que ces soutiens puissent "infléchir la ligne politique" d'En Marche!

"Pourquoi voudriez vous qu'ils me gênent politiquement? Quand les gens disent +je soutiens+ ils disent ce qu'ils vont voter. Mais est-ce que je vous pensez que je vais demander à des gens de ne pas voter pour moi? Non!", a-t-il poursuivi.

"S'ils se retrouvent, qu'ils votent, mais ça ne veut pas dire qu'ils se retrouvent propriétaires", a ajouté M. Macron, "ni qu'ils auront une investiture aux législatives, ni qu'ils seront au gouvernement, ni qu'ils infléchiront la ligne politique".

M. Macron a également répliqué au candidat socialiste Benoît Hamon, qui l'a accusé d'être le "marche-pied" du Front national en pratiquant la confusion gauche-droite.

Si les socialistes "avaient des idées à proposer, s'ils parlaient aux Français, nous n'en serions collectivement pas là", a répliqué M. Macron.

"Les candidats de gauche et les journaux de gauche passent leur temps à dire que je suis de droite. Les journaux de droite et les candidats de droite passent à peu près la même énergie et le même temps à dire que je suis la gauche. On doit vraisemblablement être dans le vrai, donc on va continuer", a-t-il lancé à la fin de son déplacement bordelais, où il a notamment cherché à séduire l'électorat juppéiste.

Partager cet article

Dans la même thématique

Accusé d’être héritier de Hollande, Macron assure porter « l’alternance »
3min

Politique

Crise pétrolière : « Avec le transport maritime à la voile on est à 1g de CO2 par tonne de matériel transporté au km » se réjouit cet entrepreneur

Alors que le détroit d’Ormuz est toujours bloqué, et que les prix des hydrocarbures sont toujours au plus haut, certaines solutions de transports maritimes, hier décriées, montrent tout leur intérêt. Avec un taux d’émission de gaz à effet de serre faible et une ressource inépuisable, le transport maritime à la voile développé par une jeune entreprise bretonne a tous les avantages, comme l’explique ce chef d’entreprise dans l’émission « dialogue citoyen » présentée par Quentin Calmet.

Le

4min

Politique

Esclavage : « L’identité française est faite de grands récits et de grands crimes », reconnaît Emmanuel Macron

A l’occasion des 25 ans de la loi Taubira, reconnaissant la traite et l’esclavage comme crime contre l’humanité, l’Elysée organisait une cérémonie de commémoration ce jeudi 21 mai. Le Président de la République est revenu sur le devoir de reconnaissance de ces crimes. Il a, pour la première fois, abordé le sujet de la réparation, quelques mois après l’abstention de la France sur le vote de la reconnaissance de l’esclavage et de la traite comme « pire crime contre l’humanité » à l’ONU.

Le

Gabriel Attal walks in Bordeaux
4min

Politique

Présidentielle 2027 : en Aveyron, Gabriel Attal officialise sa candidature

C’est fait, Gabriel Attal a mis fin au faux suspense sur sa candidature à la présidentielle. Le patron de Renaissance a officialisé sa candidature, ce vendredi et devrait être sur la ligne de départ en 2027. Dans l’Aveyron, l’ancien Premier ministre a fait part de son ambition de succéder à Emmanuel Macron. Il faudra d’abord tuer le match avec Edouard Philippe pour être le candidat légitime du bloc central.

Le

French ruling Renaissance party holds political meeting in Arras
6min

Politique

Gabriel Attal, à l’heure du grand saut présidentiel ?

Dans l’Aveyron, loin des ors parisiens, l’ancien premier ministre doit officialiser vendredi sa candidature à l’Élysée. Une entrée en campagne pensée comme un antidote au procès en déconnexion qui colle au macronisme et comme un adversaire à Édouard Philippe pour le leadership du bloc central.

Le