ADP : Xavier Iacovelli déplore la perte de « la poule aux œufs d’or pour les recettes de l’État »
Xavier Iacovelli, sénateur socialiste des Hauts-de-Seine, était l’invité de Parlement Hebdo sur LCP-Public Sénat. Le sénateur revient sur les privatisations de la loi Pacte, la loi mobilités et l’interdiction des lanceurs de balles de défense.

ADP : Xavier Iacovelli déplore la perte de « la poule aux œufs d’or pour les recettes de l’État »

Xavier Iacovelli, sénateur socialiste des Hauts-de-Seine, était l’invité de Parlement Hebdo sur LCP-Public Sénat. Le sénateur revient sur les privatisations de la loi Pacte, la loi mobilités et l’interdiction des lanceurs de balles de défense.
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Par Marion D'Hondt

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Les privatisations d’ADP et de la FDJ, retirées de la loi Pacte par les sénateurs, sont de retour à l’Assemblée nationale. Pour Xavier Iacovelli, « on est sur l’enterrement de l’état stratège » et « dans l’incompréhension générale ». Il poursuit : « On n’a jamais vendu un monopole industriel qui était rémunérateur ».

Pour le sénateur, « aujourd’hui, l’État gagne de l’argent avec ADP et FDJ. Il va les vendre pour financer un fonds d’investissement pour l’innovation, qui va rapporter la même chose ».

Pour lui, « ADP est encore plus stratégique » car « c’est l’entrée sur la capitale, l’entrée sur le territoire ». De plus, selon lui, « on sait que, d’ici 2030, il y aura une expansion, ils vont devenir les premiers aéroports européens ». Dans ce cadre, « pourquoi est-ce qu’on se sépare d’une manne financière importante, de la poule aux œufs d’or pour les recettes de l’État ? »

Pour Xavier Iacovelli, « les arguments de Bruno Le Maire « ne convainquent pas le Sénat ». Il trouve même « cocasse » que la droite vote contre les privatisations et salue « l’alliance droite-gauche sur le sujet ».

Concernant FDJ, le sénateur a les mêmes craintes : « Pourquoi vendre une entreprise qui rapporte à l’État ? » Pour lui, cela révèle « un vrai souci sur la stratégie globale des entreprises publiques ». Sur FDJ, à la question financière se surajoute la question de la santé publique, avec l’addiction aux jeux.

Loi mobilités : « La loi n’est pas à la hauteur des enjeux, surtout en province »

Loi mobilités : « La loi n’est pas à la hauteur des enjeux, surtout en province » pour Xavier Iacovelli
04:07

La loi mobilités était cette semaine en commission au Sénat. Xavier Iacovelli rappelle qu’ « à l’origine, le texte répondait à une vraie demande : la crise des Gilets jaunes et celle de la désertification ».

Il regrette que « Bercy ait eu le dernier mot », mais compte sur le travail parlementaire pour remettre la loi « dans le bon sens ».

Il prévient d’avance : « Si l’Assemblée nationale détricote ce que le Sénat a proposé, on ne pourra pas soutenir ce texte. »

Pour Xavier Iacovelli, le texte, tel qu’issu de l’Assemblée, « ne répond pas aux enjeux ». Les apports de la commission ont permis « des améliorations », notamment sur son financement. La principale mesure :  flécher les 1 milliard de la TICPE vers les infrastructures.  

Le sénateur déplore que « le gouvernement fasse des réponses à l’émotion ». Il regrette : « Cette loi met le financement de côté. On devrait investir dans les infrastructures et pas laisser faire des mesurettes comme dans cette loi. »

Interdiction des LBD : « Le LBD n’est pas une solution de maintien de l’ordre »

Interdiction des LBD : « Le LBD n’est pas une solution de maintien de l’ordre » pour Xavier Iacovelli
02:19

Xavier Iacovelli réaffirme la nécessité « de soutenir, de former et d’accompagner » nos forces de l’ordre. Pour autant, « l’utilisation des LBD n’est pas une solution de maintien de l’ordre », puisqu’ « on peut faire du maintien de l’ordre sans LBD ».

Le sénateur rappelle que « c’est une arme qui est mutilante gravement ». Certes, reconnait-il, « des blessés en manifestation, il en existe partout », mais « des blessés graves, c’est assez rare ». D’ailleurs, considère-t-il, « ce n’est pas anodin que l’Europe demande une enquête » et que l’ONU et le Défenseur des droits se saisissent du sujet.

Pour lui, « il faut stopper l’escalade de la violence », en sollicitant « plus d’effectifs et moins d’armes comme les LBD ». Le sénateur constate que « les forces de l’ordre sont stigmatisées à cause des LBD » et propose le recours à d’autres moyens « pour que la relation avec la population s’améliore ».

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