Invité mardi de la matinale de Public Sénat, le député LFI Adrien Quatennens a estimé que la réforme de l’assurance chômage, entrée en vigueur la semaine dernière, faisait « la chasse aux chômeurs ». L’élu du Nord a également dénoncé le bilan d’Emmanuel Macron en termes de pouvoir d’achat.
Adrien Quatennens : « La réforme de l’assurance chômage est injuste et violente »
Invité mardi de la matinale de Public Sénat, le député LFI Adrien Quatennens a estimé que la réforme de l’assurance chômage, entrée en vigueur la semaine dernière, faisait « la chasse aux chômeurs ». L’élu du Nord a également dénoncé le bilan d’Emmanuel Macron en termes de pouvoir d’achat.
« J’appelle tout le monde à y être ! » Plusieurs syndicats, dont la CGT, FO, la FSU et Solidaires, organisent ce mardi 5 octobre une journée nationale de mobilisation interprofessionnelle pour les salaires, le député LFI Adrien Quatennens, invité de « Bonjour chez vous » sur Public Sénat, a invité les Français à se joindre massivement au mouvement. En ligne de mire : la réforme de l’assurance chômage, largement critiquée au sein de l'opposition de gauche, et entrée en vigueur vendredi dernier. « Cette réforme est injuste, violente », estime ce proche de Jean-Luc Mélenchon. Il dénonce un dispositif qui « fait la chasse aux chômeurs ». « On estime que vous avez plus d’un million de personnes qui vont voir leurs indemnités chômage baisser en moyenne de 17 %, il faut rappeler que le chômage ça n’est pas la charité, quand vous êtes au chômage c’est que vous avez cotisé pour une assurance, pour un risque en quelque sorte », pointe Adrien Quatennens. « D’autres solutions existent pour relancer l’emploi dans ce pays. Partager le temps de travail, avoir la retraite à 60 ans… c’est aussi créer de l’activité et de l’emploi. »
L’élu se montre toutefois plus circonspect sur le calendrier de la mobilisation. « Les choix qui sont faits de manifestations syndicales, le mardi après-midi, en semaine, sont assez compliqués. Je ne suis pas responsable syndical, mais j’observe une chose : il y a plus de mobilisation quand on permet aux gens de venir s’associer à un mouvement en dehors des périodes de travail, par exemple le week-end », estime Adrien Quatennens. « Mais ça n’est pas aujourd’hui que l’on va tirer sur l’ambulance », ajoute le député du Nord, qui s’est également livré à une vive critique du bilan social du quinquennat d’Emmanuel Macron.
Le quoi qu’il en coûte : « La politique du gouvernement a consisté, sans stratégie, à catapulter des milliards d’argent public »
« Vous avez six Français sur dix qui estiment que pendant le quinquennat Macron, ils ont perdu du pouvoir d’achat. Un Français sur trois dit avoir du mal à payer son loyer. Un Français sur cinq dit sauter un repas par jour », énumère le coordinateur de la France insoumise. « Le quinquennat d’Emmanuel Macron a été un quinquennat où beaucoup a été fait pour les plus riches. Le patrimoine des 500 familles les plus riches a doublé. […] Dans le même temps, vous avez près de 3 millions de pauvres en plus », poursuit Adrien Quatennens.
Il a également fustigé la politique du quoi qu’il en coûte mise en place pour soutenir l’économie pendant la crise du covid-19. « La politique du gouvernement a consisté, sans stratégie, à catapulter des milliards d’argent public, sans rien demander en retour aux entreprises », s’agace le député. « Vous avez des entreprises qui ont touché cet argent, et se sont fondues dans la toile de fond de la covid-19 pour procéder à des plans de licenciement qu’elles avaient déjà prévus auparavant. Donc, ils ont touché le pactole ! », dénonce-t-il.
Après les municipales, les partis politiques regardent déjà en direction des élections sénatoriales, qui se tiennent en septembre 2026. Comme tous les trois ans, la moitié du Sénat sera renouvelé, avec un mode de scrutin très différent selon la taille du département.
Alors que le projet de loi relatif à la lutte contre les fraudes va reprendre son examen devant le Parlement, sept personnes ont été mises en examen, soupçonnées d’une escroquerie pour des soins indus facturés auprès de la CPAM (Caisse primaire d’assurance maladie), pour un montant de 58 millions d’euros.
Pour les sénatoriales de septembre 2026, LFI mise principalement sur le Rhône, après plusieurs victoires aux municipales. « On sera incontournables dans un grand nombre de départements », prévient le député Paul Vannier, responsable des élections de LFI, « pas fermé » à des discussions avec Les Ecologistes. Mais les principales chances de faire élire des sénateurs LFI seront lors du scrutin de 2029. Explications.
Soutien d’Éric Ciotti pendant les municipales, le sénateur LR des Alpes-Maritimes, Henri Leroy, annonce qu’il rejoint l’UDR. Il espère se représenter aux sénatoriales de septembre, cette fois sur « une liste d’union des droites », avec d’autres transfuges, ce qui pourrait bousculer les équilibres dans un département acquis de longue date aux Républicains.