Adrien Taquet annonce « 80 millions d’euros supplémentaires » pour le Plan national de protection de l’enfance
Le secrétaire d'Etat à la protection de l'enfance Adrien Taquet présente ce lundi la « stratégie nationale de protection de l'enfance », qui devrait s'étaler sur trois ans et prévoit différents domaines d’action.

 Adrien Taquet annonce « 80 millions d’euros supplémentaires » pour le Plan national de protection de l’enfance

Le secrétaire d'Etat à la protection de l'enfance Adrien Taquet présente ce lundi la « stratégie nationale de protection de l'enfance », qui devrait s'étaler sur trois ans et prévoit différents domaines d’action.
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« C'est une stratégie sans précédent. De par la concertation […], les moyens mobilisés, l'ampleur des mesures. C’est sans précèdent car c’est une stratégie de prévention et de protection de l'enfance : il y a la nécessité de prendre un virage préventif » explique Adrien Taquet. « Aujourd'hui sur les 8 milliards d'euros qui représentent l'aide à l'enfance, vous en avez 6 qui portent sur le placement. On peut remettre le curseur vers l'amont. »

Principales mesures de ce plan de protection de l’enfance : la prévention, la sécurisation des parcours et l’écoute des enfants. Des aspects essentiels pour le secrétaire d’Etat, qui dénonce un mal-être dans la prise en charge actuelle des enfants : « Vous avez des gamins qui sont ballottés. Quand ils rentrent dans le parcours de l'Aide sociale à l’enfance, il y a encore 6 ou 7 changements de lieux en moyenne. Il y a des ruptures nombreuses dans leurs parcours. »

Pour financer cette stratégie de protection de l’enfance, le secrétaire d’Etat évoque un double budget : « 80 millions d’euros supplémentaires » au total seront débloqués, 50 millions prévus dans le budget 2020, et 30 millions dans le budget de la sécurité sociale.  Et ce n’est pas tout, car les budgets d’autres ministères vont venir participer à cette stratégie : 20 millions d’euros du plan sur la santé mentale d’Agnès Buzyn seront réservés à la pédopsychiatrie, tout comme Nicole Belloubet qui a prévu 70 postes de juges des enfants et 100 postes de greffiers.

« Dans la ligne de ce que promeut ce gouvernement, il faut qu'en France on insiste davantage sur la précaution » détaille le secrétaire d’Etat. « C’est une stratégie de grande ampleur, mais aussi une stratégie du dernier kilomètre. »

Partager cet article

Dans la même thématique

Glucksmann
6min

Politique

Le sénateur Place Publique Bernard Jomier appelle à créer « un intergroupe » rassemblant les pro-Glucksmann au Sénat

« Il va y avoir un travail en commun des sénateurs qui soutiennent Raphaël Glucksmann », soutient le sénateur de Paris, après la victoire écrasante de Raphaël Glucksmann à la primaire de la gauche sociale-démocrate. Il tend notamment « la main » aux sénateurs écologistes, qu’il a rejoints. Mais du côté du groupe PS, l’initiative laisse pour l’heure plus dubitatif.

Le

Bram: Raphael Glucksmann at Les Rencontres de la Gauche
8min

Politique

Présidentielle : de quels moyens va bénéficier Raphaël Glucksmann, désormais candidat du PS, pour faire campagne ?

Officiellement investi pour la campagne présidentielle, Raphaël Glucksmann va pouvoir bénéficier de l’expertise technique et militante du Parti socialiste pour la course à l’Elysée. Du fait de son poids politique, le parti à la rose devrait également être le premier contributeur financier de sa campagne. Le Canard enchaîné évoque un plafond à 2,4 millions d’euros, loin toutefois de ce qui avait été déboursé pour Anne Hidalgo ou Benoît Hamon.

Le

Paris: Weekly session of questions to the government at the Senate
8min

Politique

Modernisation de la radio : la proposition de loi de Laurent Lafon pour assouplir la réglementation et soutenir le secteur

Déposée le 16 juin 2026 à l’initiative du sénateur Laurent Lafon, la proposition de loi relative à la modernisation de la radio sera débattue demain en séance publique. Adoptée largement par la Commission de la culture le 7 octobre 2026 et soutenue par les acteurs de la radio, la proposition de loi vise à assouplir la règlementation et favoriser le développement de la radio numérique terrestre dans un contexte de relatif déclin de la radio française.

Le