Aéroport de Nantes: création d’un fonds de compensation pour les riverains
Le gouvernement a acté jeudi la création d'un "fonds de compensation" d'ici la fin de l'année pour les riverains de l'aéroport de...

Aéroport de Nantes: création d’un fonds de compensation pour les riverains

Le gouvernement a acté jeudi la création d'un "fonds de compensation" d'ici la fin de l'année pour les riverains de l'aéroport de...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le gouvernement a acté jeudi la création d'un "fonds de compensation" d'ici la fin de l'année pour les riverains de l'aéroport de Nantes-Atlantique, après l'abandon du projet de Notre-Dame-des-Landes, a annoncé Edouard Philippe.

"Ce fonds sera abondé par l'Etat, par le concessionnaire et le cas échéant par les collectivités", a déclaré le Premier ministre sans toutefois en dévoiler le montant global.

Cette dotation devra notamment permettre aux habitants de financer "jusqu'à 90%" les travaux d'insonorisation de leur logement, a-t-il précisé, en plaidant pour "accompagner les propriétaires".

Il servira également à payer "le transfert des équipements publics" à proximité de l'aéroport, au premier rang desquels un collège et une école primaire situés dans l'axe des pistes.

Enfin, ce fonds permettra de dédommager certains propriétaires souhaitant revendre leur terrain "dans des conditions correctes".

Le Premier ministre n'est pas rentré dans le détail du niveau d'abondement car il veut "faire en sorte, dans le cadre de la négociation du futur contrat (de concession de l'aéroport), que le concessionnaire s'engage sur une participation dans ce fonds".

"Les sommes seront largement suffisantes pour financer la première ou les deux premières années d'existence", a-t-il assuré.

M. Philippe a également indiqué qu'il espérait signer le nouveau contrat de concession "en 2021", après la résiliation de l'accord actuel avec Vinci, conséquence collatérale de l'abandon de Notre-Dame-des-Landes.

M. Philippe a précisé que des "discussions" étaient toutefois en cours avec Vinci pour "qu'il puisse réaliser dès 2019" des investissements à hauteur de "quelques dizaines de millions d'euros" en vue de l'"amélioration des conditions d'usage de Nantes-Atlantique".

M. Philippe, qui s'est entretenu successivement jeudi avec les élus locaux (maire de Nantes, présidente de la Région, président du Conseil départemental, députés), a par ailleurs confirmé la rétrocession d'une partie des terres de Notre-Dame-des-Landes au département. Mais pas "à l'euro symbolique", comme réclamé par Philippe Grosvalet, président du Conseil départemental.

Le Premier ministre a également acté le reversement "d'ici la fin de l'été" aux collectivités territoriales des 29 millions d'euros déboursés par elles entre 2011 et 2013 pour la construction du nouvel aéroport.

Il s'est enfin engagé sur la signature avant la fin de l'année du "contrat d'avenir" avec la Région listant des projets d'infrastructures, reposant sur quatre piliers: "transport, transformation numérique, transition écologique et économie de la connaissance".

Partager cet article

Dans la même thématique

Elections Legislatives bureau de vote a Nice
9min

Politique

68 % des communes n’ont qu’une liste pour les municipales : « Démocratie confisquée » ou « illusion d’optique » liée au nouveau mode de scrutin ?

Pour les élections municipales, les deux tiers des communes connaissent déjà le nom de leur maire, car une seule liste a été déposée en préfecture. « C’est à cause de la transformation du mode de scrutin », qui généralise les listes paritaires pour les communes de moins de 1000 habitants, explique le sénateur PS Eric Kerrouche. Ne pas avoir le choix « n’est pas bon pour la démocratie », pointe le sénateur Horizons Franck Dhersin. Mais pour le socialiste, « ça systématise quelque chose qui était là auparavant ».

Le

President Donald Trump Delivers Joint Address To Congress in Washington
6min

Politique

Guerre en Iran : Donald Trump peut-il se passer de l’accord du Congrès américain ?

Après un week-end de tâtonnements, l’administration américaine et Donald Trump a finalement employé le terme de « guerre » pour qualifier l’intervention américaine en Iran. Une loi de 1973, permet certes au Président américain de déclencher une intervention militaire limitée, mais selon la Constitution, seul le Congrès a le pouvoir de déclarer la guerre. Deux résolutions vont être examinées au Congrès cette semaine pour tenter de limiter les pouvoirs de l’exécutif. Sans chances de succès, pour le moment. Explications.

Le