Affaire Benalla : « Alexandre Benalla et Vincent Crase ont parjuré à de nombreuses reprises devant le Sénat » affirme Fabrice Arfi
Fabrice Arfi, journaliste et co-responsable du pôle Enquêtes à Mediapart, s’exprime sur les parjures d’Alexandre Benalla face à la commission d’enquête du Sénat.

Affaire Benalla : « Alexandre Benalla et Vincent Crase ont parjuré à de nombreuses reprises devant le Sénat » affirme Fabrice Arfi

Fabrice Arfi, journaliste et co-responsable du pôle Enquêtes à Mediapart, s’exprime sur les parjures d’Alexandre Benalla face à la commission d’enquête du Sénat.
Public Sénat

Par Marion D'Hondt

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Fabrice Arfi est très clair : « Alexandre Benalla et Vincent Crase ont parjuré à de nombreuses reprises, notamment sur l’affaire du contrat russe. » Cette affaire, révélée lundi par Mediapart, confirme que l’ancien chargé de sécurité a conclu, alors qu’il était encore en poste, un contrat entre une société de sécurité et un oligarque russe, proche de Vladimir Poutine.

Fabrice Arfi poursuit : « Alexandre Benalla a affirmé qu’il n’avait jamais été mêlé dans la signature du contrat, c’est faux. » Alexandre Benalla aurait été « l’architecte du contrat », « en relation avec l’homme d’affaires qui représente les intérêts de l’oligarque ». Pour lui, Alexandre Benalla va plus loin, « il présente Vincent Crase à la société Velours » et « constitue l’équipe de sécurité ».

Pour Fabrice Arfi, « Alexandre Benalla va négocier financièrement du temps de l’Élysée, puisque le contrat est signé en juin [Alexandre Benalla a été licencié en juillet N.D.L.R.] ».

Selon lui, « un premier versement a été fait puis, après les révélations du Monde, on change le montage financier ». Est alors créée « une nouvelle société, dirigée par Alexandre Benalla, avec une nouvelle mouture du contrat […] puis un nouveau contrat, avec un autre oligarque russe ».

Ainsi, conclut Fabrice Arfi : « Devant les sénateurs, Alexandre Benalla a dit qu’il n’avait rien à voir avec aucun contrat russe. C’est faux. »

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris mouvement des avocats contre le projet de loi SURE
6min

Politique

Justice criminelle : devant le Sénat, les avocats, en colère, dénoncent « un problème démocratique » et demandent le « retrait du texte »

Plusieurs centaines d’avocats ont manifesté leur rejet du projet de loi sur la justice criminelle et le respect des victimes, qui démarre son examen au Sénat lundi. Au premier rang des griefs du texte soulevés par la profession, l’instauration d’un plaider-coupable, une nouvelle procédure judiciaire plus rapide quand l’accusé reconnaît les faits.

Le

Paris: Examens projets de loi Senat
6min

Politique

Justice criminelle : que contient le projet de loi controversé en examen au Sénat ?

Le Sénat entame l’examen du projet de loi sur la justice criminelle et le respect des victimes. Le texte prévoit notamment la mise en place d’un plaider-coupable, une nouvelle procédure judiciaire plus rapide quand l’accusé reconnaît les faits. Une réforme qui divise les magistrats et est surtout contestée par de nombreux barreaux qui manifestent, ce lundi, devant la haute assemblée. Que prévoit le texte ?

Le

Affaire Benalla : « Alexandre Benalla et Vincent Crase ont parjuré à de nombreuses reprises devant le Sénat » affirme Fabrice Arfi
3min

Politique

Crise énergétique : Sébastien Lecornu annonce l’interdiction des chaudières à gaz dans les logements neufs

Quelques jours après le cessez-le-feu entre les Etats-Unis et l’Iran, Sébastien Lecornu a annoncé, ce vendredi, une série de mesures destinées à tirer les leçons » de la crise énergétique. Afin de dépendre moins des énergies fossiles, l’installation de chauffages au gaz serait interdite « dès la fin de cette année » dans les constructions neuves. Le gouvernement va aussi doubler son soutien à l’électrification des usages de 5,5 milliards à 10 milliards d’euros par an d’ici 2030.

Le

Philippe TABAROT visite du technicentre SNCF
6min

Politique

Sénatoriales : candidat dans les Bouches-du-Rhône, Renaud Muselier entend faire une liste commune avec LR

Le président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, parti chez Renaissance en 2022, a annoncé par surprise sa candidature aux sénatoriales de septembre prochain, entendant jouer un rôle au plan national, pour la présidentielle. Il veut mener une liste d’union avec la droite. Du côté de la sénatrice LR sortante, Valérie Boyer, on confirme que les discussions sont engagées.

Le