Affaire Benalla: Ferrand ira « seul » à une conférence prévue avec Larcher vendredi
Le président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand a dit mercredi qu'il irait "seul" à une conférence prévue vendredi avec son...

Affaire Benalla: Ferrand ira « seul » à une conférence prévue avec Larcher vendredi

Le président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand a dit mercredi qu'il irait "seul" à une conférence prévue vendredi avec son...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand a dit mercredi qu'il irait "seul" à une conférence prévue vendredi avec son homologue du Sénat Gérard Larcher, pour "marquer" son mécontentement après que le Bureau du Sénat ait saisi la justice du cas de trois hauts responsables de la présidence.

Richard Ferrand (LREM) avait déjà boycotté une conférence commune prévue vendredi dernier avec Gérard Larcher (LR) devant des étudiants à Lille pour protester contre cette décision sénatoriale, dans le cadre de l'affaire Benalla.

"Je lui ai téléphoné (à Gérard Larcher, NDLR) et je lui ai dit +écoutez président voilà, vous irez à Lille tout seul et moi j’irai à Créteil tout seul+", a expliqué sur Europe 1 Richard Ferrand, qui doit se rendre vendredi à la faculté de droit de Créteil pour débattre de "la démocratie représentative" et "participative".

"Il faut bien marquer le coup lorsqu’on a le sentiment profond qu’une procédure démocratique est utilisée à des fins politiciennes. On ne peut pas faire semblant d'être dans une coopération joyeuse lorsqu'il y a un coup de canif dans la confiance qui est mis. Mais il ne faut pas parler de guerre", a plaidé le président de l'Assemblée.

"La franchise des actes c’est mieux que l’hypocrisie des faux-semblants", a-t-il fait valoir.

Le Sénat a choisi jeudi dernier de saisir la justice non seulement du cas de l'ancien collaborateur de l'Élysée Alexandre Benalla, mais aussi de ceux de trois hauts responsables de la présidence, décision vécue comme une déclaration de guerre par la majorité présidentielle.

"Mes collègues sénateurs ont eu raison" de saisir la justice des cas d'Alexandre Benalla et de son acolyte Vincent Crase, a estimé sur Europe 1 M. Ferrand.

"Ce qui est dommage c’est d’utiliser des instruments de contrôle démocratique pour en vérité mettre en cause des hauts fonctionnaires qui eux, du propre aveu du Sénat, n’ont strictement pas menti. (…) C’est politicien. Du coup ça abaisse un peu l’enjeu du contrôle et de l’évaluation démocratiques qui est le rôle des deux assemblées", a-t-il ajouté.

La présidence du sénat a confirmé à l'AFP que Gérard Larcher n'irait pas à Créteil vendredi mais qu'il serait à Toulouse pour le congrès de France urbaine.

Partager cet article

Dans la même thématique

Illustrations – SUPERMARCHE – CARREFOUR EXPRESS
7min

Politique

Des produits sains vendus sans marge en grande surface : Que contient la proposition de loi de la sénatrice écologiste Antoinette Guhl ?

Face à la hausse du carburant et de l’inflation, les Français font des économies. Mais « la seule variable d’ajustement est aujourd’hui l’alimentation », alerte la directrice de Famille Rurale, Nadia Ziane. Pour lutter contre la précarité alimentaire, la sénatrice écologiste Antoinette Guhl propose une loi visant à garantir l’accès de denrées alimentaires saines à prix coutant, soit sans marge des distributeurs.

Le

Paris : French far-right Rassemblement National (RN) parliamentary session
3min

Politique

Sondage : Marine Le Pen creuse l'écart et s'installe en grande favorite à quelques mois de la présidentielle

Selon le dernier baromètre Odoxa-Backbone et Public Sénat, la candidate du Rassemblement national recueille 37 % des intentions de vote au premier tour, soit près de deux fois plus que ses deux poursuivants, Jean-Luc Mélenchon et Édouard Philippe. Au second tour, elle l’emporterait largement face au leader insoumis (68 %) et plus modestement face à Édouard Philippe (53 %).

Le

Affaire Benalla: Ferrand ira « seul » à une conférence prévue avec Larcher vendredi
5min

Politique

« J’ai bien peur du cauchemar » : Sébastien Lecornu pointe le contre-budget du RN et dénonce l’effort de « 18,4 milliards d’euros en 2031 » demandé aux collectivités

« Ces deux mandats macronistes nous lèguent 1300 milliards d’euros de dette supplémentaire », soit « plus de 400 millions d’euros par jour », a dénoncé la nouvelle présidente du groupe RN/UDR du Sénat, Edwige Diaz. Le premier ministre a pointé en retour l’effort demandé aux collectivités par le Rassemblement national. La sénatrice RN a démenti les chiffres, pourtant bien inscrits dans le contre-budget du RN.

Le