Affaire Benalla: Hamon dénonce « un mensonge d’État en bande organisée »
Benoît Hamon, fondateur du mouvement Générations, a dénoncé dimanche dans l'affaire Benalla "un mensonge d'État en bande...

Affaire Benalla: Hamon dénonce « un mensonge d’État en bande organisée »

Benoît Hamon, fondateur du mouvement Générations, a dénoncé dimanche dans l'affaire Benalla "un mensonge d'État en bande...
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Benoît Hamon, fondateur du mouvement Générations, a dénoncé dimanche dans l'affaire Benalla "un mensonge d'État en bande organisée", dans un entretien sur le site du quotidien Libération.

"Le Président lui-même, son secrétaire général, son directeur de cabinet, son ministre de l’Intérieur ont conspiré pour sciemment mentir aux Français. Ils doivent en répondre, le licenciement du lampiste de service ne peut pas servir à exonérer les vrais responsables", assène l'ancien candidat à la présidentielle. Pour lui, "il n’y a pas d’affaire Benalla, il n’y a qu’une affaire Macron".

Le président, "en couvrant ses proches, ne s’est pas comporté en garant des institutions républicaines, mais en parrain qui protège son clan", selon M. Hamon.

"Macron a couvert Benalla" et "cette affaire rappelle l’arrogance, presque pathologique, de François Fillon, l’an dernier, envers toute demande de transparence", juge-t-il.

"Son attitude dans cette affaire a abîmé la formidable communion des Français après la victoire à la Coupe du monde. Au lieu de célébrer cette réussite, la France doit vivre au rythme des fautes qu’il commet", critique aussi le leader du mouvement Générations.

Le président "est ivre de sa puissance à un point dangereux pour les libertés publiques et la stabilité de l’État. Beaucoup ont cru à la promesse d’exemplarité, ils voient la réalité de l’impunité", d'après l'ancien ministre socialiste.

Benoît Hamon a appelé dès vendredi à la démission de Gérard Collomb, "préalable à tout apaisement", et a lancé une pétition en ce sens. "Dans une grande démocratie, il aurait déjà été démis", estime-t-il.

Il a lui-même croisé M. Benalla "quand il était un jeune responsable du service d’ordre du parti socialiste". Mais "jamais je n’aurais imaginé qu’un homme si jeune et si inexpérimenté se voie confier de tels pouvoirs sur la sécurité de l’Elysée et une telle autorité sur des policiers professionnels".

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