Affaire Benalla : « La presse révèle toujours de nouveaux éléments qui confirment que l’Élysée a menti » constate François Grosdidier
François Grosdidier, sénateur de la Moselle et membre de la commission d’enquête qui a auditionné Alexandre Benalla, s’exprime sur les dernières révélations de Mediapart.

Affaire Benalla : « La presse révèle toujours de nouveaux éléments qui confirment que l’Élysée a menti » constate François Grosdidier

François Grosdidier, sénateur de la Moselle et membre de la commission d’enquête qui a auditionné Alexandre Benalla, s’exprime sur les dernières révélations de Mediapart.
Public Sénat

Par Marion D'Hondt

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Mediapart a révélé ce jeudi des échanges entre Alexandre Benalla et Vincent Crase, en violation de leur contrôle judiciaire. L’ancien chargé de mission aurait également été en lien avec Emmanuel Macron alors qu’il était mis en examen.

Autre révélation de Mediapart, Alexandre Benalla aurait signé un contrat avec l’oligarque russe Iskander Makhmudov, alors qu’il était encore en fonction à l’Élysée. Ce qu’il a démenti avec force devant la commission sénatoriale au mois de janvier (voir notre article).

Pour François Grosdidier, « c’est un mensonge de plus devant la commission. » Le sénateur rappelle qu’Alexandre Benalla « avait juré le contraire. » Il avait déclaré ne jamais avoir rencontré M. Makhmudov, ni avoir contribué « au moindre contrat. »

François Grosdidier est aussi intéressé par les liens entre l’ancien chef de la sécurité et Emmanuel Macron. Le sénateur « a l’impression que ce sont deux adolescents », faisant référence aux propos du Président, tels que rapportés par Alexandre Benalla : « Tu es le meilleur. Tu vas les bouffer. »

Pour François Grosdidier, « on a deux adolescents dans un sentiment de surpuissance, no limit, qui défient le monde entier et s’affranchissent de toute règle. »

Pour le sénateur, « c’est ce que nous sentions dès le départ […] les intuitions de la commission étaient bonnes. » Ces intuitions « se fondaient sur des faits, des déclarations de policiers, des éléments matériels. »

Selon François Grosdidier, les révélations « vont continuer » car « la presse révèle toujours de nouveaux éléments qui confirment que l’Élysée a menti. »

Pour lui, « le travail de la commission est d’établir la vérité, sa vérité. » Une fois que le rapport sera rendu, « ce sera aux Français d’en tirer les conclusions et à la justice de juger les cas de parjure. »

Partager cet article

Dans la même thématique

Debate on France’s role in preventing international political crises
9min

Politique

Sous pression de Boris Vallaud, Olivier Faure mise sur un « comité présidentiel » pour tenter de sortir le PS de la crise interne

La tension continue au PS, où le patron des députés PS, Boris Vallaud, demande que les militants socialistes désignent « avant l’été » leur candidat à la présidentielle. En réponse, Olivier Faure promet un vote « avant juin » sur le « processus présidentiel ». Reste à définir l’objet précis du vote. Pour les amis de Boris Vallaud, la désignation du candidat et la stratégie vont de pair. Mais pour ceux d’Olivier Faure, ça ne va pas de soi…

Le

Affaire Benalla : « La presse révèle toujours de nouveaux éléments qui confirment que l’Élysée a menti » constate François Grosdidier
3min

Politique

Propos racistes à l’encontre de Bally Bagayoko : « Si une plainte était déposée, le préfet viendra se constituer partie civile »

Depuis son élection au premier tour à la mairie de Saint-Denis, Bally Bagayoko subit une vague d’attaques racistes de la part de l’extrême droite sur les réseaux sociaux. Une étape supplémentaire a été franchie ce week-end sur la chaîne CNews où des chroniqueurs ont comparé l’édile Insoumis à un singe et à un chef de tribu. le ministre auprès du ministre de l'Intérieur, Jean-Didier Berger a indiqué que si le maire déposait plainte, le préfet viendra se constituer partie civile. Bally Bagayoko a annoncé, depuis, le dépôt d'une plainte.

Le

Affaire Benalla : « La presse révèle toujours de nouveaux éléments qui confirment que l’Élysée a menti » constate François Grosdidier
2min

Politique

Agressions sexuelles dans le périscolaire parisien : le ministre de l’Education écarte la possibilité pour l’Etat de se porter partie civile, pour des raisons juridiques

Interpellé aux questions d’actualité au gouvernement par la sénatrice LR de Paris Agnès Evren sur la possibilité pour l’Etat de se porter partie civile dans les affaires d’agressions sexuelles sur mineurs dans le périscolaire, le ministre de l’Education, Édouard Geffray a écarté cette possibilité pour des raisons juridiques.

Le