Affaire Benalla: le rapport de l’IGPN devrait être remis à la fin de la semaine
Le rapport de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) sur l'affaire Benalla devrait être remis "à la fin de cette...

Affaire Benalla: le rapport de l’IGPN devrait être remis à la fin de la semaine

Le rapport de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) sur l'affaire Benalla devrait être remis "à la fin de cette...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le rapport de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) sur l'affaire Benalla devrait être remis "à la fin de cette semaine", a affirmé lundi le président de l'Assemblée nationale François de Rugy.

"Le rapport de l'Inspection générale de la police nationale devrait être remis à la fin de cette semaine. Et le Premier ministre m'a indiqué qu'il serait communiqué immédiatement au Parlement", a déclaré M. de Rugy sur France Inter.

Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb avait indiqué jeudi avoir saisi l'IGPN, à charge pour elle de "préciser quelles sont les règles pour l'accueil et l'encadrement (des) observateurs (tels qu'Alexandre Benalla) et s'il en existe, de vérifier dans ce cas précis qu'elles ont été mises en oeuvre".

Interrogé sur le travail de la commission d'enquête de l'Assemblée nationale, qui entend lundi matin le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb, M. de Rugy a jugé "logique" qu'elle entende des responsables de l'Elysée - excluant en revanche que le président de la République le soit.

"Toutes et tous ceux qui doivent être entendus le seront. Le directeur de cabinet qui a été mis en cause (Patrick Strzoda, NDLR) et qui s'est lui-même exprimé dans Le Monde (...) cela me paraîtrait tout à fait logique, je crois que la demande en a été faite", a-t-il répondu.

M. de Rugy a en revanche estimé que cela n'aurait "aucun sens" que le président de la République s'exprime devant la commission. Le corapporteur de la commission Guillaume Larrivé, issu des rangs de LR, "ne défend pas du tout cela", a-t-il souligné.

"Moi je n'ai aucun élément qui permette de remettre en cause le président de la République (...) Ce n'est pas le président de la République qui a demandé à un de ses collaborateurs d'aller sur la manifestation du 1er-Mai et de faire ce qu'il a fait, il faut quand même garder le sens de la mesure. Manifestement ce collaborateur a totalement débordé du cadre de sa mission normale, et c'est d'ailleurs pour cela qu'il a été sanctionné", a expliqué M. de Rugy, rappelant que M. Benalla avait été "licencié vendredi".

Existe-t-il à l'Elysée une "cellule chargée de la protection privée du président ou d'autres missions" ? "A priori, c'est un individu qui a pu avoir des missions de sécurité, mais il n'était pas le responsable de la sécurité, et je crois que le président de la République a rappelé que c'est le groupement de sécurité de la présidence de la république -le GSPR- qui est chargé de la sécurité de l'Elysée, de la sécurité du président, aujourd'hui comme hier", a-t-il répondu.

Enfin s'agissant du badge attribué par l'Assemblée à M. Benalla, M. de Rugy a rappelé que de tels badges ont déjà été attribués par le passé à des collaborateurs de l'Elysée. Mais il s'est engagé à "revoir l'intégralité des badges attribués au cabinet de l'Elysée ou des ministères". "Dorénavant toutes ces demandes de badge devront passer avec mon visa et c'est moi qui en donnerai l'autorisation", a-t-il promis.

Partager cet article

Dans la même thématique

Photo illustration d un titre de voyage pour refugie
6min

Politique

Droit d’asile : un rapport sénatorial alerte sur son coût et son utilisation détournée en « voie d’immigration comme les autres »

Dans un rapport présenté le 9 juillet, la sénatrice LR Marie-Carole Ciuntu chiffre à près de 2 milliards le coût annuel de la politique française de droit d’asile. Dénonçant un dispositif « dévoyé », détourné pour s’installer durablement sur le territoire, elle appelle à mieux suivre les déboutés de l’asile et à réduire de plus de moitié la durée de validité des titres des réfugiés.

Le

Explosions in Tehran March 8
10min

Politique

Frappes en Iran : «  Les différentes lignes du régime sont aujourd'hui en train d'entrer en collision »

Ce mercredi, les Etats-Unis ont achevé une quatrième vague de bombardements visant les côtes iraniennes, alors que le régime islamique a de nouveau verrouillé le détroit d’Ormuz en promettant qu’il resterait fermé jusqu’à la fin des « agressions américaines ». Pour David Rigoulet-Roze, chercheur à l’Institut Français d’Analyse Stratégique (IFAS), chercheur associé à l'EISMENA et rédacteur en chef de la revue Orients stratégiques, Washington mise désormais sur un effondrement du régime depuis l’intérieur.

Le

French Prime Minister Sébastien Lecornu Chairs Crisis Cell in Marseille Over Heatwave
6min

Politique

« La chaleur monte encore d’un cran » : la canicule inquiète l’exécutif, entre feux de forêt record et passages aux urgences en hausse

Pour la première fois, le gouvernement a déployé ce vendredi le plan Orsec de lutte contre les catastrophes et accidents pour faire face aux chaleurs extrêmes dans les départements en vigilance rouge canicule. Les températures vont encore grimper ce week-end, renforçant les inquiétudes sur les fronts de l’hôpital et des feux de forêt.

Le

FRA – ASSEMBLEE – QUESTIONS AU GOUVERNEMENT
9min

Politique

Présidentielle 2027 : le PS enterre la primaire ouverte et fragilise Olivier Faure

Après avoir été mis en minorité par les députés socialistes sur la stratégie à adopter lors de la motion de censure déposée par les Écologistes en pleine canicule, Olivier Faure a essuyé un deuxième revers, cette fois devant les militants de son propre parti. En rejetant sa proposition de primaire ouverte, le PS fragilise son premier secrétaire et ouvre une nouvelle phase de la course à la présidentielle. Au centre de toutes les interrogations désormais, la place que choisira d’occuper Raphaël Glucksmann.

Le