Affaire Benalla: les juges s’intéressent à d’autres fuites potentielles d’images de la Préfecture
Les juges qui enquêtent sur l'affaire Benalla et les fuites de la vidéosurveillance policière cherchent à établir si la...

Affaire Benalla: les juges s’intéressent à d’autres fuites potentielles d’images de la Préfecture

Les juges qui enquêtent sur l'affaire Benalla et les fuites de la vidéosurveillance policière cherchent à établir si la...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Les juges qui enquêtent sur l'affaire Benalla et les fuites de la vidéosurveillance policière cherchent à établir si la Préfecture de police (PP) de Paris a diffusé le 1er mai d'autres images, à la vue d'un large public, via son compte Twitter, a appris mercredi l'AFP de source proche du dossier.

Dans cette affaire qui a empoisonné l'exécutif tout l'été, l'enquête porte à la fois sur les violences du 1er-Mai, place de la Contrescarpe à Paris qui ont rattrapé Alexandre Benalla et la fuite d'images de vidéosurveillance sorties illégalement de la PP et transmises à l'ex-chargé de mission de l'Elysée au soir des révélations du Monde, le 18 juillet, avec le concours de trois policiers.

Sur ce dernier volet, les juges ont ordonné le 28 septembre de nouvelles investigations, à la suite d'une demande déposée par Me Antoine Maisonneuve, l'avocat de l'un des policiers mis en examen, Laurent Simonin, chef d'état-major adjoint de la puissante Direction de l'ordre public et de la circulation (DOPC) de la PP, selon la source proche du dossier.

Cette demande soumettait aux juges des interrogations sur les pratiques de la PP en matière d'extraction et de diffusion des images de vidéoprotection, dont le caractère est confidentiel et l'utilisation strictement encadrée.

En cause: la publication le 1er mai sur le compte Twitter @Prefpolice de deux images d'un groupe de "black blocs" à Paris, avec pour légende: "manifestation du 1er mai, présence d'environ 1.200 individus cagoulés et masqués au niveau du pont d'Austerlitz".

Le tweet a été partagé plus d'un millier de fois, cité par d'autres "tweetos" et relayé le jour-même par le Parisien. Un site de la mouvance autonome a diffusé l'une des photos, en l'attribuant aux "caméras de la PVPP", le plan de vidéoprotection pour Paris.

Dans le cadre d'une commission rogatoire en cours, ces investigations doivent dire si ces images provenaient de la vidéosurveillance de la PP et si elles ont été diffusées hors du cadre légal sur le réseau social, selon la source proche du dossier.

"La Préfecture a été interrogée et a répondu à ce sujet dans le cadre de l’instruction en cours", a-t-elle répondu à l'AFP sans autre commentaire.

Laurent Simonin et deux autres hauts gradés de la PP, soupçonnés d'avoir remis des images des incidents de la place de la Contrescarpe à Alexandre Benalla, ont été suspendus et mis en examen pour "violation du secret professionnel" et "détournement d'images" issues des caméras de vidéoprotection de la préfecture.

L'un d'eux avait concédé "une grosse connerie". Le résultat de "copinages malsains" avait jugé le préfet de police Michel Delpuech devant la commission d'enquête parlementaire cet été.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris Gabriel Attal Meeting
8min

Politique

« Un an pour convaincre » : pour son premier grand meeting, Gabriel Attal mise sur « l’espoir » et joue sa différence avec Edouard Philippe

Devant 5.000 personnes réunies à Paris, Gabriel Attal a réussi sa première grande démonstration de force. Le candidat à la présidentielle entend dessiner un projet loin du « pessimisme » ambiant avec « quatre chantiers capitaux » : l’école, avec « moins de 20 élèves par classe » en primaire, les salaires, les frontières et l’intelligence artificielle, et « deux dettes à résorber », celle des finances publiques et du réchauffement climatique. Mais il n’oublie pas de se démarquer de son principal concurrent, un certain Edouard Philippe…

Le

France Vivendi Bollore
5min

Politique

Tribune anti-Bolloré :  Maxime Saada, patron de Canal + nie toute « liste noire »

Même si le président du directoire de Canal+ réfute toute « liste noir », il affirme que le groupe tiendra désormais compte de « la considération portée à Canal+ » dans ses choix de financement. Des propos qui ravivent les tensions avec une partie du monde du cinéma, mobilisée contre l’influence de Vincent Bolloré.

Le

Cour d appel et d ‘assises de Lyon
6min

Politique

Le procès « French Bukkake » aux assises : « Le but est de reconnaître toute la dimension criminelle de l’industrie pornographique », se félicite Laurence Rossignol

Le premier grand procès de l’industrie pornographique se tiendra finalement devant les assises et non devant une cour criminelle départementale. Une victoire pour la cinquantaine de victimes de la plateforme French Bukkake. La chambre d’instruction de la cour d’appel de Paris a retenu le caractère sexiste et raciste des viols, tout comme l’avait relevé le rapport de la mission d’information du Sénat sur les dérives de l’industrie pornographique remis en 2022.

Le