Affaire Benalla: les oppositions dénoncent des « mensonges » de Collomb
Dans une grande tension, des députés des oppositions ont accusé vendredi Gérard Collomb de "mensonges" sur l'affaire Benalla,...

Affaire Benalla: les oppositions dénoncent des « mensonges » de Collomb

Dans une grande tension, des députés des oppositions ont accusé vendredi Gérard Collomb de "mensonges" sur l'affaire Benalla,...
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Dans une grande tension, des députés des oppositions ont accusé vendredi Gérard Collomb de "mensonges" sur l'affaire Benalla, demandant que le ministre de l'Intérieur, voire le Premier ministre, vienne s'expliquer devant l'Assemblée.

A la reprise des travaux sur la révision constitutionnelle, ces élus ont réitéré cette demande après de nouvelles informations de presse faisant état du fait que M. Collomb était au courant des violences de M. Benalla dès le 2 mai -informations non confirmées à l'AFP.

Alors que trois policiers, dont un commissaire, ont été suspendus à titre conservatoire pour avoir extrait des images de vidéo-surveillance de la Ville de Paris et les avoir transmises à Alexandre Benalla, selon une source proche du dossier, le patron des députés LR Christian Jacob a tonné: "C'est le cœur de l'Etat qui est atteint. Nos travaux doivent cesser immédiatement, le Premier ministre doit venir s'expliquer devant l'Assemblée nationale", a-t-il dit.

"Nous exigeons la présence du ministre de l'Intérieur, avant qu'il ne s'exprime une deuxième fois au Sénat", a aussi lancé Patrick Hetzel (LR), jugeant qu'"il nous snobe". Il y a "scandale d'Etat" et série de "mensonges", ont dénoncé ses collègues de droite.

Luc Carvounas (PS) a estimé qu'a minima "il y a eu un mensonge par omission" de M. Collomb car la police des polices avait déjà été saisie, alors que le ministre a laissé entendre jeudi que c'était nouveau.

"Qu'au plus vite le ministre de l'Intérieur vienne (...) Il y a une suite de mensonges", a renchéri Alexis Corbière (LFI).

"Par respect pour le Parlement, que le ministre vienne nous voir", a aussi plaidé Sébastien Jumel (PCF), obligé en attendant de "se brancher" sur les médias.

Pour sa part, le chef de file des députés LREM Richard Ferrand a accusé les oppositions de "saboter cyniquement les travaux de l'Assemblée nationale". "Vous faites de l'obstruction" et "votre comportement affaiblit le Parlement", a aussi déclaré la "marcheuse" Marie Guévenoux (ex-LR).

La ministre de la Justice Nicole Belloubet, seule représentante du gouvernement dans l'hémicycle, a renvoyé à la commission d'enquête parlementaire qui doit débuter ses travaux "dans les meilleurs délais".

Durant une longue suspension de séance, des responsables de la majorité se sont retrouvés à l'Hôtel de Lassay, résidence du président de l'Assemblée François de Rugy (LREM), en présence du secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement Christophe Castaner.

Une fois la séance reprise, le vice-président de l'Assemblée Sylvain Waserman (MoDem) a indiqué que les présidents des groupes politiques se réuniraient à 14H30. Les rappels au règlement de la part de divers députés se sont de nouveau enchaînés, empêchant la reprise des débats sur le projet de loi constitutionnelle.

Dans un communiqué, l'ancien candidat PS à la présidentielle Benoît Hamon a de son côté demandé la démission de M. Collomb, au motif qu'il était au courant "dès le 2 mai" des actes commis par Alexandre Benalla, et qu'il a "dissimul(é) (...) cette information à la représentation nationale et à la justice".

"Je considère ces faits comme étant d’une extrême gravité, rendant impossible la poursuite par Gérard Collomb de sa mission de ministre de l’Intérieur. En conséquence, j’appelle à sa démission dans les plus brefs délais", a-t-il dit.

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